The Knick, the series


The Knick, from Knickerbocker Hospital, is a serie which has just began on Cinemax broadcast, and in France, on OCS. It’s a medical one. And an historical, too. It begins in 1900 in N-Y in a medicine lecture hall, plenty of old men with bart and fitted coat. In the middle, a patient which has a problem to deliver. Don’t think to an happy end, the baby and mother die, the blood runs, one of the surgeons kills himself. And the other one ? Even if he uses to put drugs in his veins, he become the new chief of surgery. Gore ? Yes. But not just that.
This serie, directed by Steven Soderbergh himself, tells us the great adventure of medicine and surgery, before the modern anesthesics, before the antibiotiics, before the defibrillators, before the screens, before everything that surgery uses every day.
Probably if this woman or her child has survive, it would be for not a long time, imagine all the germs in this hall, incredible ! But it’s because such surgeons dare, in the beginning of the past century than now every people can protest and file lawsuits when there’s any problem. And it’s, too, the reason why you are born and live, often without significent problem. I agree this serie is gore, but life was gore, too, when it was shorter than now.
So, if you’re a doctor, or a student in medicine, watch for this serie which tells you the story of your science, when it was really not an exact one. And if you’re a former, or future patient of a quarter of surgery, don’t forget these men who allow you to have no fear.The Knick » alt= »the knick » />

Go to your tv !

La série médicale du jour : The Knick


Mettons-nous dans l’ambiance tout de suite, la scène se passe à New York et il y est, beaucoup, question de médecine, de chirurgie même. Mais pas de chirurgie proprette, façon Grey’s anatomy. Pas de chirurgie aseptisée, en bloc à couleur verdâtre, avec bonnets de papier, masques, et CD musical façon Nip/Tuck. On est à New York, mais en 100. L’opération se fait en direct au milieu d’un amphi rempli de messieurs barbus et compassés en redingote et col cassé. Un cas obstétrique intéressant, le placenta mal placé. avec accouchement à risque. mais les chirurgiens se donnent 100 secondes pour réussir, après moult répétitions. A part que le sang gicle, que la mère est saignée comme un goret,,que le bébé intubé dès sa sortie ne va pas survivre, pas plus que la mère. Pour tout arranger, le chirurgien en chef se tire une balle dans la tête et l’autre, le Dr Thackeray, qui a opéré après s’être fait une injection même plus suspecte entre les orteils, va récupérer le poste.

 The Knick

Dans The Knick, (pour Knickerbocker Hospital) on est en pleine invention de la médecine moderne, à un moment où on teste sans principe de précaution, où on innove et où on rate, parce que tous les moyens modernes de contrôle et de suivi n’ont été ni découverts, ni inventés. Pas de défibrillateur, d’écran de contrôle, d’antibiotiques, d’asepsie -on se dit d’ailleurs qu’au cours de cette opération qui débute le premier épisode, si la parturiente ou l’enfant s’en était tiré, ils avaient toutes les malchances de récupérer tous les microbes et virus traînant dans l’amphithéâtre et sur les redingotes médicales.Mais c’est grâce à des illuminés comme Thackeray, grâce à leurs intuitions géniales mais aussi grâce à leurs échecs cuisants, que la médecine a tant avancé en un peu plus d’un siècle. Le tout sur un rythme qui ne faiblit pas, mais connaissant son réalisateur, Steven Soderbergh, on ne va pas s’en étonner outre mesure.

Les saisons seront courtes (10 épisodes) mais intenses donc. Âmes sensibles s’abstenir, on n’a même pas droit à une musique pour relâcher la tension. Amateurs de séries historiques, vous n’allez pas être déçus, c’est tout à fait bien documenté, médecins et futurs médecins, vous allez plonger dans la dure histoire de votre profession, patients passés, présents et à venir, vous avez de la chance que ces médecins-là aient existé, à New York ou ailleurs.

Donc, jetez-vous sur Cinémax aux Etats-Unis ou OCS en France, et bonne découverte !

Et si vous voulez en savoir plus sur le « vrai » Knick », c’est par ici

Poisonous coffee


If you asked me what is my favourite poison, of course I’ll say coffee. Black coffee of course, from the moment when I go out of the fog of the sleep with the sudden cock-adodle-doo of an electronic rooster, coming from my phone. So, my steps lead me automatically to the kitchen, to put the expresso on. Then the computer. The moment when I put the coffe in the filter holder is one of the most perilous in the day. The powder has not to go in the sink, on the worktop or on the floor. And I have to keep the eyes open. But every day I succeed to put the most part in the filter holder. To put the holder under the espresso, to start it without forgetting the cup. Then the espresso machine roars. And I bring something to eat, too. Just if I think to do such a thing. During all this time, I’m in autopilot. Then, I begin to drink, and every thing comes in order. I remember the day, the hour, the weather, what I have to do during the day. Then the machine is on, and I can go to the bathroom.

But that’s the story of the first coffee in the day. My colleagues can’t count how much coffees I drink a day. They know I find excuses to drink once more. It’s so cold in my office ! I’m so thirsty, tired…. sometimes I go for drinking a glass of water and my hand goes direct to the mug. Hot water, Nescafé, iced water if I’m too in such a hurry ! I admit, at work I drink Nescafé. Because we have a filter machine. And we’re just two to use it. Sometimes.  I like too much coffee to drink a re-heated. And our microwave oven is awful, too. So, I drink instant one.

But I prefer of course real one, italian one. How I’m found of coffee ? I had a blog devoted to coffee, http://www.ipernity.com/home/lecafedelenny cause I was so disappointed when I travelled. Someticafé italien à Shigatsemes, I brought survival kits -you can translate by sticks- I dealed some of them in India. The coffee I drank in a restaurant was… so british. An idea of what can be awful coffee ? A tibetan one, even in an italian coffee pot.

The worst story of coffee in my life ? I was just 25 and I take holidays in Edinburgh, by friends of mine. I arrived at 23.00 I think, and the father of my friend – I knew him since I was 3- asked me if I would like to drink an hot beverage, coffee ? Of course, even if it was too late in the day ! The name od the coffee was Red Mountains. I remember it. They said me it was coffee. So I thought it was. It was a hot beverage… Nothing more to say about it. Of course we chattered. I had just lose weight cause I was in diet. And then, I said that the only thing I didn’t stopped was sugar in my coffee. Then the father of my friend remembered i didn’t put any sugar in the one he gave me. How to say than I didn’t really thought it was coffee but hot water couloured in brown ? I said something about it was good enough… and would have prefer to be very far from this living room.

And this evening, after writing, cause we are in a very fresh august, I’ll drink a hot coffee – but a decafeinated one- :-)

http://dailypost.wordpress.com/dp_prompt/pick-your-potion/

Balade à la Tour Saint Jacques


 

La tour Saint Jacques à Paris est un reste d’une église démolie durant la Révolution, Saint-Jacques de La Boucherie. Située face  à l’actuel théâtre du Châtelet, elle avait été édifiée grâce aux subsides des bouchers, profession ô combien prospère au Moyen-Age mais qu’on avait souhaité éloigner du centre-ville pour cause d’absence e réfrigérateurs. L’église avait un unique clocher qui a seul subsisté, un peu par hasard, ou grâce à sa hauteur, après la Révolution.

Après de longues années de travaux, la tour a été débarrassée pour la première fois de tout une accumulation d’échafaudages. Et elle est visitable. A plusieurs conditions : Tout d’abord, c’est une association qui fait visiter la groupe, par groupes de 17.(+ la guide + une accompagnatrice qui fait serre-file mais aussi aide ceux qui doivent renoncer à redescendre. La tour est haute de 300 marches, soit 65 de moins que Sainte Marie aux Fleurs à Florence. Mais on ne se croise pas dans l’escalier de la tour. Il faut redescendre d’un palier. Et comme il y a des portes qui ouvrent vers l’escalier,après la visite du 2eme étage, on est obligé de redescendre quelques marches avant de les remonter. Comme l’escalier est étroit, les marches sont très usées dans leur milieu, aussi demande-t-on d’avoir des chaussures de marche -stilettos d’autant plus interdits qu’ils achèveraient de flinguer la pierre- et l’escalier est en colimaçon. Comme la statue de Saint Jacques est équipée d’un paratonnerre, on ne monte pas quand il y a des orages.  La montée est interdite aux moins de 10 ans, elle est déconseillée aux agoraphobes et aux claustrophobes.

La visite dure une heure, mais elle ne s’effectue pas 365 jours par an. Seulement 3 jours par semaine : vendredi, samedi, dimanche, et seulement du premier week-end de juillet aux journées du Patrimoine. En gros, 36 jours par an, toutes les heures, de 10 heures à 17 heures,   Mais ne croyez pas que vous vous pointez direct au pied de la tour ! Le lundi précédant, à 10 heures tapantes, les places sont mises en vente, et elles partent à une vitesse folle :9h59 58″ avant l’heure, c’est pas l’heure, C’est une association http://www.desmotsetdesarts.com/accueil qui a réussi à convaincre la mairie de Paris d’ouvrir la Tour aux visites. et c’est sur son site qu’on se bouscule le lundi matin

10h 00 20″ » ouf, après avoir tenté 10h00, 11h00, midi, me voilà bien contente d’arriver à réserver pour 13 heures ! Il y a un rattrapage sur place le mercredi matin , mais ça doit tenir de la mêlée ouverte dans le square Saint-Jacques.

Donc après avoir vérifié ses chaussures, avoir sorti de mon sac mon parapluie qui l’alourdit mais y avoir glissé mon appareil photo, j’ai pris le chemin du square Saint Jacques. Je n’y étais encore jamais seulement entrée. Il s’agit du premier square « à l’anglaise’ de Paris  La tour a servi de  » tour à plomb « entre la Révolution et la fin du XIXe siècle. puis elle a été restaurée. Mais comme au XIXeme on avait déjà fondu les cloches, on a remplacé les abats-sons par des vitraux incluant beaucoup de grisaille, et quelques blasons. Je pense que le N qui trône sur fond d’or est un hommage à l’empereur Napoléon III, encore que pour cette église il soit beaucoup question de Nicolas Flamel, qui fut un des généreux donateurs de la première église.

L’épreuve de l’escalier passée, on arrive sur la terrasse. A 54 mètres du sol, on a remonté un demi millénaire. La vue plonge sur la rue de Rivoli -presque déserte un samedi, amis le week-end du 15 août-, longe la Seine, s’étend jusqu’au Mont Valérien, aux Buttes Chaumont, à Montmartre. Les clochers dépassent, les dômes et les coupoles se multiplient, Invalides, Institut, les tours se télescopent, la courbe de la Seine brouille les pistes. On reconnaît des monuments, on en confond d’autres, on découvre les échafaudages du Panthéon. On admire les sculptures, la plupart des copies puisque les autres sont sauvegardées, les feuilles d’acanthe, Saint Jacques de dos, . On marche doucement sur la toiture en plomb -décidément, on comprend que les chaussures à talon sont proscrites- on pose la main sur la pierre. On admire les feuilles d’acanthe, les évangélistes.
Mais déjà il faut redescendre, on resterait bien là-haut prendre un café, le thé, un soda, surtout pas d’alcool, l’escalier tourne assez comme ça ! Et on se dit que les belles dames du temps jadis, avec leurs longues robes à traîne et leurs hennins… n’ont jamais du passer par là, que le sonneur de cloche avait bien du courage, et le fondeur de plomb bien de la chance de profiter de la vue, même s’il a du mourir de saturnisme.Après le soleil qui s’est levé pour nous, l’escalier est vraiment bien sombre et les marches bien usées. Mais on envie déjà ceux qui vont monter. Et on se dit qu’après tout, on aura peut-être commencé ici une série d’escalades de clochers, tours et beffrois parisiens, juste pour vérifier si les vues se recoupent …

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Sport vernaculaire


Alors que chacun sait que nos voisins Ecossais ont élevé le lancer de troncs d’arbre au sport national, il est un sport plus discret mais tout aussi intensif qui se pratique principalement au mois d’août dans Paris intra et extra muros. Petite parenthèse à l’attention des Belges, Québécois, et… pas Parisiens, certes Paris a été une ville fortifiée mais ce n’est plus le cas depuis quand même près d’un siècle. On parle parfois du « en deça » et du au-delà du périph mais la formule consacrée parle de murs que pratiquement personne n’a connus.

Donc, le sport qui réunit les Parisiens, Val de Marnais et Val d’Oisiens tient à deux paramètres : tout d’abord, les Français mangent du pain, et ensuite, tous ceux qui ont passé ne serait-ce qu’une fois l(intégralité du mois d’août à Paris vous le diront, tout est fermé, à commencer par les boulangeries.

LA course au pain, puisque c’est d’elle qu’il faut parler, commence par la consultation des moyens de communication mis à disposition du mangeur de pain impénitent. Affiches sur les abribus, journaux gratuits, internet, de tous temps, on s’est préoccupé de mettre à notre disposition ces informations capitales. Une ville de la petite couronne propose d’ailleurs une formule spéciale amalgame : « Ouverture des boulangeries et pharmacies ». Si on pousse le parallèle, on se rend quand même compte que s’il y a deux pharmacies ouvertes 24h/24 (place Clichy et Champs-Elysées, il n’en est je pense pas autant des boulangeries. Les boulangers se lèvent tôt, très tôt, ferment plus ou moins tard, mais, horreur, pas de service d’urgence, et quand y a plus de pain, ben y a plus de pain…

Donc, le mangeur de pain compulsif vérifie les dates de vacances des boulangers de son pâté de maison, de sa rue, de son quartier, arrondissement, commune. Puis il s’arme de chaussures de sport, de rollers, de vélo, de tout moyen de transport permettant de se déplacer dans les rues à sens unique, rapidement, en s’arrêtant n’importe où, le temps de vérifier que le renseignement acquis ne tenait pas la route. Car le boulanger ferme quand même deux jours par semaine en août. Et il n’a pas les mêmes horaires. J’ignore s’il se lève plus tard, mais il ferme plus tôt, et cela tient à deux raisons, d’abord, le boulanger ouvert l’été peut attendre patiemment ses clients habituels, ils sont partis à 70 %. Mais il peut être dévalisé, et ce par tous ceux qui se sont lancés dans la course au pain. Le reste de l’année, le boulanger entend des phrases du genre « vous avez quoi comme pain au levain avec des graines de lin ? ». En août, c’est plutôt du genre « Vous avez encore du pain ? ». Et quand il n’y a plus de pain, de pâte, de quoique ce soit, eh bien, la boulangerie ferme. Fallait y penser avant ! Les supermarchés ? Ils ferment aussi, eh si! Et si l’hyper est fermé, la baguette ne va pas arriver toute seule sous votre beurre. Personnellement, j’ai trouvé une baguette tradition ce matin au Carrouf express en bas de chez moi, et depuis, je me demande s’ils ne vont pas racheter Fauchon… Quant aux shopping sur le net, j’attends encore la boulangerie qui vous livre votre baguette dans l’heure. Une idée à soumettre à votre boulanger préféré ? Si la situation est critique tout au long du mois, elle connaît des pics, les dimanches, il faut dire que si dans certains quartiers trouver un boulanger ouvert le dimanche est déjà un exploit dans l’année, cela frise la science fiction au mois d’août. Pire que le dimanche d’août il y a le premier week-end d’août, celui où les boulangers ouverts en juillet sont déjà partis, ceux qui >ne ferment pas en août ne sont pas rentrés. Et puis il y a aussi la semaine du 15 août. En France, et ceci toujours à l’attention des pays francophones et autres, on érige la laïcité au rang de valeur nationale. Sont donc fériés Noël (naissance du Christ, Pâques (résurrection), Ascension (montée vers le ciel où ne l’attendait pas Saint Pierre), Pentecôte (euh…) 15 août ou Assomption, (c’est-dire Ascension de la mamma, Toussaint, (fête de tous les saints du calendrier et de ceux qui n’y sont pas). Donc, le 15 août, qui est avec le 14 juillet un des jours fériés d’été, le terre s’arrête de tourner. Et quand le 15 août tombe un vendredi comme cette année, la terre ne recommencera pas de tourner le 16, qui est un samedi, ni le dimanche 17.  Et plus la situation semble inextricable, plus la victoire de l’acheteur de pain résonne comme un nouveau record.

baguette

Le mangeur de pain cherche, teste, découvre chaque jour ou presque une nouvelle boulangerie. Il fait des kilomètres et quand il rentre chez lui avec le Saint Graal, il s’effondre et dévore sa baguette avant et à la place du dîner, épuisé qu’il est dans sa quête quotidienne.Le marathon ? Il le fait en quatre jours, sans même s’en rendre compte, au gré des fermetures et des boutiques vides.

On ne reconnaît, je le pense, pas assez cette discipline, pas plus que le shopping d’ailleurs, qui nécessite quant à lui de l’endurance, de la ténacité, du dépassement de soi, et fait plus pour les fabricants de produits contre les ampoules que les pires patins à glace de compèt’. Il serait temps que le Comité Olympique se penche sur l’histoire de l’olympisme et mette à l’honneur des disciplines qui ont en commun avec le marathon d’être nées d’une nécessité aussi absolue que vitale.  Quand vous verrez passer un vainqueur, pain de 4 livres sous le bras ou baguette tournoyant allègrement, applaudissez-le comme il le mérite, puisque, je le rappelle, ce sport n’est pas rétribué et que c’est le gagnant qui donne une médaille à l’effigie de Marianne, d’un hibou ou d’un roi européen ayant abdiqué.

Et ne pensez pas que tout le monde gagne, d’aucuns font des empilements de petits pains suédois ou de pains de mie américains, d’autres en désespoir de cause se rabattent sur le fond de leur congélateur, d’autres enfin reviennent harassés et pourtant sont prêts à se lever une heure plus tôt le lendemain ou à acheter le pain de toute une semaine. Certains ne parviennent pas à se nourrir, en l’absence de leur dose quotidienne. Si vous croisez ceux-là, leur regard de chien battu vous émouvra jusqu’aux larmes. Repensez aux envolées lyriques des journalistes sportifs lors des derniers événements que vous avez suivis, Roland Garros, la Coupe du monde, le Tour de France…. et voyez si le retournement de situation -souvenez-vous, « un match de tennis n’est fini qu’avec la balle de match » mais une course au pain n’est finie qu’après avoir visité toutes les boulangeries sur un rayon de x kms-, la solidarité -un acheteur de pain est toujours prêt à donner son dealer-, les grandes valeurs du sport clamées ne sont pas rassemblées dans cette discipline !

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