Kasabian, et un, et deux, et trois à zéro

Lundi Kasabian passait à l’Olympia. Ni d’une ni de deux, Miss Paramount et moi-même avions décidé d’y aller. Miss Paramount aime bien les concerts où il y a de l’ambiance. Ah ben pour de l’ambiance, elle a été servie, Miss Paramount. Evidemment pour la première paertie, qui n’intéressait pas grand monde, on n’était pas loin on voyait bien, et là il a fallu que trois balaizes viennent se planter devant nous. Sans compter le 4eme, qui n’a tenu que deux chansons heureusement, ça a bien failli être ça tout le concert comme ça et je crois que Miss Paramount elle aurait suivi le concert avec un périscope : Au rugby ça s’appelle le mur je crois, on avait un mur devant nous, et comme on était un peu près du mur, de l’Olympia celui-là, difficile de se bouger de l’autre côté. Pourquoi aussi mettre son manteau au vestiaire, ? Pff, qu’ils le gardent, je veux bien, mais quand ils ont essayé de l’accrocher à un cable ? tuyau ? truc quoi, horizontal à bien 3 mètres de haut, c’est simple, ils y sont pas arrivés, même en se faisant la courte échelle façon rugbymen. Vous avez déjà vu des rugbymen de près au moment des sorties de terrain, je vous conseille de regarder les prochains matchs du tournoi des 6 nations..
En tout cas bien imbibés les balèzes : je n’ai compté que 3 bières chacun, mais Miss Paramount a l’œil, elle est allée jusqu’à 4. A part qu’ils avaient du commencer avant. Dans l’Eurostar ou le Thalys, tellement l’accent rocaillait. Oui, c’est un néologisme, et alors ? Donc au rythme de une bière un pétard -moi, j’ai compté plus de pétards que de bières, mais bon…et ils avaient du commencer depuis midi sur un rythme soutenu. Kasabian est originaire de Leeds, J’ignore quel maillot le chanteur arborait à la fin du concert _rouge, c’est facile, Manchester ? Un autre ? Fans de foot qui êtes tombé par hasard sur ce blog, merci de ne pas m’agonir d’injures, je suis sure que je connais moi aussi des trucs totalement inutiles dans la vie de tous les jours -oups, c’est là que vous allez m’agonir d’injures- donc je connais des trucs d’une importance primordiale et dont vous n’avez même pas idée. Moi non plus d’ailleurs.

Bref, les zozos devant nous, ne se sont pas contentés d’écrabouiller les pieds de Miss Paramount sans s’excuser, ben tiens, qu’est-ce qu’elle avait à mettre ses pieds par terre, aussi, le sol, c’est fait pour jeter les gobelets vides, ou à peu près, parce que quand le premier avait fini sa bière, il en rapportait pour les deux autres, qui n’avaient pas forcément fini la leur, d’où un périlleux exercice de remplissage d’un gobelet déjà plein avec la fin du précédent. Ah mais c’est que c’était des pros les gars, zarrivaient à bouger avec ça, pi pas qu’un peu, il y avait aussi la copine d’un des 3, du genre petite, discrète, qui a siroté un verre de vin blanc pendant toute la durée du concert. A peine hystérique, calme quoi. Donc les armoires à glace, parce que c’était quand même des armoires à glace, pas des poussins tombés de la dernière pluie, des 35 ans et plus à vue de pif, ont trouvé malin de lever bien haut leurs verres. Ben oui, mais c’est instable un mec qui danse ça commence à être inquiétant pour ceux qui sont à proximité. Et quand ça se met à pogoter, là je me suis retrouvée avec de la bière sur la manche du tee-shirt. Réflexe de survie, j’ai planqué l’appareil photo, mais ce n’était pas fini, le super fumeur qui laisse sa parka, son portefeuille et son pull à son pote pour fendre la foule, et, je vous le donne en mille Emile, pour faire un slam. Y avait un photographe sur scène, j’aimerais bien que ce soit le hiboo, il aura peut-être photographié l’hurluberlu. Encore les p’tits jeunes, je veux bien, le gamin avec une banderole, je veux bien aussi, mais l’autre là, avec son look de… je ne sais pas quoi, tiens. Mis Paramount, si tu as une idée…
Sinon l’ambiance, elle était là, ambiance façon match de foot, normal, ils ont fini sur Club foot

, avec un maillot rouge, de quoi faire hurler tout le monde, et nous on n’est pas très douées côté maillots de foot, et pi c’est valable aussi en rugby, nos chouchous, c’est Les dieux du stade… Je vous ai gardé une ambiance public pour la fin Et si vous voulez voir le bout de film le moins pourate que j’aie fait -la faute à mon appareil, faut dire, c’est par là http://www.ipernity.com/doc/lecafedelenny/7292880/ je n’arrive décidément pas à intégrer de vidéo autre que youtube.
Sinon, la musique, vous la connaissez ? Ca vaut vraiment le coup, ça vaut même le coup d’aller au prochain concert, à condition de s’armer de bottes de combat ou de se planquer très haut.

Les cartes de voeux et la salle de bain

J’ai deux mains gauches.

Ce n’est pas la première fois que je le dis mais j’ai deux mains gauches, et pas des mains gauches de gauchers, je peux vous le dire. Mais je m’entête, je persévère, et j’essaie de m’atteler aux loisirs créatifs ou au bricolage. A la perceuse, ça va, au tournevis, nettement moins, puisque j’ai deux mains gauches, je prends indifféremment le tournevis avec la main gauche de gauche ou la main gauche de droite et je ne sais jamais mais alors jamais dans quel sens tourner. Avec un marteau, c’est l’horreur, le marteau tenu par une des deux mains gauches frappe sur l’index de l’autre main gauche. Quelquefois le pouce.

Donc aujourd’hui, j’ai décidé de faire mes cartes de vœux. Pas trop tôt me direz-vous. Et vous aurez d’autant plus raison qu’il y a des années ou faire des cartes de vœux veut dire seulement « écrire des cartes de vœux », mais cette année c’était une année « fabrication ». J’avais tout prévu, en visite au Salon des loisirs créatifs -qui ne s’appelle plus comme ça mais comme il change de nom tous les ans comment vous arrivez à vous souvenir vous ?- donc en visite à la porte de Versailles j’avais plein d’idées et fait plein d’achats. Des cartes, tout d’abord, ça me semble le minimum, un joli papier aspect cuir -je dirais plutôt parchemin mais quand je lis leather je traduis par cuir-, une perforeuse qui faisait de superbes guirlandes, pas chère du tout des perles en verre, en bois, des œillets et l’idée d’ajouter en plus de l’anis étoilé -pour aller avec le bois, vous me suivez ?

Evidemment, j’avais l’intention de m’y prendre beaucoup plus tôt, mais certains évènements indépendants de ma volonté ont fait que… j’ai été un peu beaucoup prise ces derniers temps. Aujourd’hui, c’est plombier, la suite du vendredi 13 novembre. Arriver à prendre rendez-vous une journée entière -tout ça pour couper un tuyau de descente, alors que je croyais qu’il y en aurait deux à changer- ça a été amusant. Il fallait que je sois dispo une journée entière, pas un samedi, pas entre Noël et le jour de l’an – moi, j’étais en vacances, mais le plombier aussi- pas le 14 janvier parce que mon voisin du dessous avait un rendez-vous, pas ce lundi parce qu’il ne pouvait pas non plus, bref, rendez-vous pris à la mi-décembre… eh bien je ne peux même pas aller à la galette du boulot.

Aujourd’hui je sors tout, tous sauf… la colle. Donc j’ai de la colle PVC, un souvenir d’une fois où avec l’aide de Miss Paramount j’ai changé le siphon de mon lavabo. Et ça tient toujours, n’en déplaise aux plombiers. J’ai un reste de fond de super glue. Au boulot Lenny

Malheur de malheur, le truc qui fait des guirlandes fait à peine quelques pointillés sur le papier aspect cuir, et encore je vais me démettre une épaule si je continue, les perles de verre se décollent avec la colle PVC, je me suis collé les doigts et j’ai fichu de la super glue partout sur ma carte test -heureusement qu’elle était test, en voulant coller la perle de bois -forme baguette- le seul avantage ??? Elle tient, elle, parce que l’anis étoilé, même à la Super Glue, même en appuyant dessus pendant 40″ (ils disent 20, donc je double TOUJOURS au cas où) ça se décolle. Donc le choix devient cornélien. Je colle mes trucs j’écris mes cartes et mes amis reçoivent une enveloppe avec une carte toute tachée d’un côté, des perles et des épices de l’autre. Encore heureux que je n’envoie pas des vœux à des officiels, ils croiraient que c’est de l’anthrax, ou je descends acheter de nouvelles cartes. Petit rappel, on est le 28 janvier, ça ne doit plus courir les rues, même pas les papeteries et… et il n’y en a pas dans mon coin justement de papeterie. Et comme le plombier passe son temps à passer d’un étage à l’autre, et à laisser la porte ouverte, j’ai le temps d’être cambriolée 18 fois. Oui je sais, je suis parano et je ne me soigne absolument pas. Mais je ne voudrais pas que mon ordi, mon appareil photo ou ma wii disparaissent quand même. Le reste… Ben déjà il faudrait que des voleurs s’intéressent au reste…

Comme j’ai failli m’écraser un doigt avec un maillet -pas folle, si tu as un maillet, pourquoi prendre un marteau- en essayant d’écraser mes œillets, on prend les mêmes et on recommence. Donc j’ai remplacé la colle par de la couture, au fil en métal doré ça fait plus fête, et puis je me suis acharnée sur des trucs qui sont censés coller et que je n’arrivais pas à décoller. Ca s’appelle bling accents, -comme bling bling, c’est made in Taiwan, c’est « acid and lignin free »Bon, moi, ça me faisait une belle jambe, je ne savais pas ce que voulait dire lignin. Donc, c’est de la lignine. Et si comme moi ça ne vous dit pas plus, c’est un composant du bois, finalement je pense que commpe la lignine retarde la décomposition biologique, ça doit vouloir dire que mes bling sont recyclables. Comme ils sont dans une matière qui ressemble à du verre, tant mieux. Si vous avez d’autres idées sur l’intérêt de ne pas avoir de lignine dans un truc, merci de laisser un comm sur cet article.

Donc, avec mes deux mains gauches, j’ai collé -parfois de travers- mes bling sur mes cartes, après être passée par le site, ne toujours rien avoir compris à la technique de collage, et avoir atterri sur youtube. écrit mes cartes, et essayé de ne pas faire attention aux odeurs de cramé et au boucan incroyable qui sortaient de ma salle de bains.
Sinon, vous voulez voir à quoi ressemble ma salle de bains ? Par ici la visite DSCF1708 et ici DSCF1700 et encore vous avez loupé le passe-plats vers chez le voisin du dessous.

Facebook parano ?

Ce n’est pas la première fois que quelqu’un parmi mes contacts me propose de m’inscrire sur facebook. Le message est toujours à peu près le même, d’autant plus qu’il y en a un tout prêt créé par le site. J’avais lu les conditions d’utilisations jusqu’aux fameuses petites lignes et je ne m’étais pas inscrite. Facebook -résistante la mère Lenny ! Que facebook connaisse plein de choses sur vous quand vous vous inscrivez, je comprends encore, qu’il en connaisse plein alors que vous n’êtes pas inscrite, ça me semble un tantinet plus agaçant et inquiétant. Que dans le message d’hier on me reprécise le nom d’une de mes amies qui m’a elle aussi invitée sur facebook, sur la même adresse, OK, mais que dans le même message il y ait ces mots

‘autres personnes que vous connaissez peut-être sur Facebook.

Et qu’il y ait effectivement un de mes amis parmi les deux cités, mais ils sont allés regarder où facebook, pas dans mes contacts de mail yahoo, j’ai tout supprimé le jour où j’ai commencé à recevoir des pourriels. Et si ce n’est pas là, où ? D’accord, on est amis sur flickr, dailymotion, youtube, sur lesquels je me connecte comme par hasard avec mon adresse yahoo. Financièrement parlant il faut savoir que youtube c’est google, dailymotion c’est .. dailymotion, flickr, c’est yahoo, et facebook… microsoft. Et il y a une fonction facebook sur dailymotion et sur youtube maintenant, et  sur youtube on essaie de te connecter avec votre adresse gmail. Je précise que je n’ai jamais créé d’OpenID, parce que oui je suis parano, et j’en suis fière, surtout quand je vois ça.

Bon, là où je me dis que je suis peut-être seulement  complètement parano c’est que la seconde autre personne est un parfait inconnu. A part (merci 123people qu’il bosse pour le site qui permettait de ganer ou de sauver un cochon il y a quelques mois. A part que, à l’époque, j’avais essayé de sauver le suidé. En vain, d’ailleurs je crois.). A part que donc j’ai du aller sur mon adresse yahoo pour voter et donner… mon mail. Ce qui m’étonne parce que j’ai tendance à tout cloisonner et donc à donner une autre adresse pour les jeux et autres concours.

Bon, c’était le coup de gueule du jour, et ça fait longtemps que ça ne m’étais pas arrivée. Depuis que je suis ici en tous cas.

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Les photos de l’année de Life

Life publie ici ses plus belles photos de 2009, or, 2009, ça a été l’année de la grippe aux 1001 noms. Rien qu’en France, elle est passée de grippe mexicaine à grippe porcine -ou réciproquement- en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, avant de devenir grippe A ou virus H1N1. Elle a généré des centaines de dessins de presse -notre Roselyne nationale y est aussi un peu pour quelque chose-, et voici une photo intitulée, en hommage à Garcia Marquez, Love at the time of swine flu /  L’amour au temps de la grippe porcine. Anhso.net 74399 134200144659140 o.jpg Elle fait partie des 100 meilleures photos de Life pour 2009 et est visible ici http://www.life.com/image/86309465/in-gallery/37802/2009-photos-of-the-year.

Autre  photo de Life que je vous laisse découvrir, à vos risques et périls, la scène se passe à Yokohama, il s’agit d’une perf française pour célébrer le cent vinquantième anniversaire de l’ouverture du port de Yokohama…. âmes sensibles s’abstenir d’aller   ICI

La grenadille ou l’habit ne fait pas le moine

J’ai parlé il y a quelque temps ici http://lennystc.wordpress.com/?s=pitaya de la pitaya, un fruit superbe, rose vif à souhait, extraordinairement beau extérieurement… et assez décevant d’un côté gustatif. Avec la grenadille, c’est le contraire, ce fruit, vous l’avez sans doute vu ces jours-ci parmi les fruits de fêtes, au même titre que les lytchis en branches, les mangues, qu’on mange pourtant toute l’année… Extérieurement, la grenadille se présente comme ceci DSCF1586, ça pourrait ressembler à une passe-crassane à part que ce fruit a une coque, solide. Une sorte de coque, ligneuse qui renferme des pépins baignant dans une sorte de gélatine. Le tout marronnasse.

DSCF1587

La première fois que j’y ai goûté, il a vraiment fallu me convaincre que c’était bon avant que je me lance. Et là, c’est savoureux, acidulé et parfumé. N’essayez pas d’en faire manger à un enfant, vous risquez d’avoir un niet catégorique, ou sous une autre forme, jus, gâteau… éventuellement sous un autre nom. La grenadille, c’est une passiflore, en Amérique du Sud, dont elle est originaire, elle s’appelle maracuja. Celle-ci venait du Chili, quand l’écorce est brunâtre, elles viennent d’Australie et n’ont apparemment pas tout à fait le même goût.

Mais vous la connaissez surement sous un autre nom, celui de fruit de la passion.

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En Corée, les BD s’appellent manhwas

En Corée, les BD s’appellent manhwas, mais ce n’est pas d’un manhwa que je parlerai ici. Si on s’en tient au nom de l’auteur, Jung-Sik Jun, dit Jung, cela pourrait en être un mais , si on s’en tient au pays où il vit, c’est de la BD franco-belge. Etrange, me direz-vous ? Et vous échafauderez des hypothèses, vous comparerez à nos mangakas français, eh bien non, aucun rapport, il ne s’agit pas de fascination pour un pays exotique. Quoique… d’une certaine façon. Couleur peau de miel est une BD autobiographique. Elle raconte l’histoire de Jung, l’auteur, et de Jung-Sik Jun, l’enfant de 4 ans trouvé dans une rue de Séoul.

Aujourd’hui, pour nous, la Corée, c’est ce pays partitionné, au Nord une des dernières dictatures communistes, au Sud, un pays qui organise des jeux olympiques en 1988 et d’où viennent un certain nombre de produits technologiques, sous les marques Samsung, Daewoo…  La Corée, c’est aussi un no man’s land, entre les deux pays, et si vous vous souvenez de Die another day, (Meurs un autre jour), et du début du film, vous avez une vague idée.  Juste le début, parce que la scène de patinage de voiture, ça ne se passe plus là mais en Finlande ou quelque chose comme ça. Et finalement, on a un peu oublié pourquoi on en est arrivé là, cette pcoupure, qui vient de … la guerre de Corée. Un autre souvenir A cinématographique ? M.A.S.H bien sur. Même si vous croyez que ce film se déroulait au Vietnam. Non non non, d’accord c’est un film de 1970, donc en pleine guerre du Vietnam.

Donc, la guerre de Corée a fait de nombreux morts parmi les Coréens et des Américains s’en sont émus, d’autant plus que les morts adultes impliquaient des orphelins donc des enfants à protéger en pleine guerre. Et des Américains ont décidé d’adopter de petits Coréens. Mieux, de créer une fondation avec orphelinat en Corée, et adoption dans le reste du monde. Et ça a marché du feu de dieu. Adoptez votre petit Coréen, c’était tendance. DSCF1577 C’est comme ça que  notre narrateur quelques années plus tard -la guerre de Corée était finie à sa naissance- il n’y avait plus à protéger les enfants mais c’était mode a été adopté, non aux Etats-Unis mais en Belgique. Il va sans dire qu’il ne parlait pas un mot de français -il débarquait dans une famille francophone de la région de Bruxelles, et qu’eux ne parlaient pas un mot de coréen.  Qu’à cela ne tienne, Jung a appris le français. Sans traducteur bien sur. C’est son histoire, de l’enfant perdu au grand adolescent que Jung nous raconte, avec franchise et émotion. C’est dur la vie du « chinetoque du coin », l’enfant dont les papiers à l’orphelinat signalaient qu’il avait la couleur peau : miel. Une jolie couleur, vous ne trouvez pas ? Apparemment, il préfère à face de citron, et on le comprend. Donc Couleur peau : miel, c’est l’histoire d’un enfant déraciné qui ne sait même pas si sa mère est encore vivante, qui se retrouve au coeur d’une nombreuse famille belge. Ca porrait être pire, ça pourrait être mieux.

Et le dessin me direz-vous ? Alors, manhwa ou BD belge ? Ou autre ? Une admiration avouée pour le Japon, et une influence coréenne réelle. Lectures ou influence d’amis artistes ? Dans la rondeur des dessins notamment. Mais je vous laisse choisir, en sachant que l’adaptation es ten cours sur France 5 et qu’on ne devrait pas tarder à la voir sur nos petits écrans. Et je trouve que c’est une bonne nouvelle. Voilà la BA

Approved for adoption (english version) – France5
Teaser Approved for adoption

Et un blog qui lui est consacré http://approved-for-adoption.blogspot.com/

Le froid est revenu… sur la cité des dieux

Certains ont la chance d’avoir tous leurs week-ends, samedi dimanche de congé. Moi pas, c’est comme ça, j’en profite en général pour aller dans les musées le jeudi matin -ben oui parce que le mardi y en a plein de fermés, et le lundi c’est est d’autres, entre temps il y a le mercredi courage fuyons et les hordes de gamins et le vendredi RTT. Mais là, j’étais en congé ce samedi après-midi, le ciel était plombé, le temps très frisquet, j’aurais pu choisir de me faire ds châtaignes dans mon wok avec une tasse de thé, eh ben non ! Pas de problème, tout le monde est en train de faire ses courses de Noël, pas question de me faire écrabouiller les orteils au Galeries Farfouillette, je file voir une expo que je n’ai pas encore eu le temps de voir, la faute dans le désordre à un plombier, une copine qui devait venir avec moi mais n’est jamais là, la grippe A, et quelques ratons laveurs…

16raccoon9 Je ne sais pas vous, mais j’aime bien les ratons laveurs. Ceux de l’inventaire de Prévert bien sur, mais aussi ces petites bestioles qui ont lé réflexe de nettoyer ce qu’ils mangent, alors qu’il y a des êtres humains qui ne sont pas fichus de le faire, ni de se laver les mains avant de manger d’ailleurs, c’est simple, depuis une certaine enquête sur les cacahuètes des bars, non seulement je ne mange plus de cacahuètes, mais je me demande si je ne vais pas arrêter les chips et autres trucs qui aident à ne pas être beurrée comme une petit Lu au bout d’un demi-verre. Donc pour en revenir aux ratons laveurs, j’ai un souvenir d’un livre d’enfant, une page d’un raton-laveur avec une pomme, je l’avais tout de suite trouvé bien sympa. On ne m’avait pas encore expliqué qu’il ne fallait jamais rincer ses fruits dans de l’eau pas claire de la rivière -dans à la claire fontaine, on peut laver ses fruits-, je ne connaissais pas la turista, faut dire que… je ne savais même pas lire… Bref, j’aime bien les ratons laveurs, et je profite de ce qu’ils passent par là pour saluer ces petites Zorros de la propreté. J’en adopterais bien un d’ailleurs, mais si je m’écoutais dans ma baignoire il y aurait déjà une loutre, et la mangeoire d’un veau, et puis on ne sait jamais, je suis peut-être aussi allergique aux ratons laveurs qu’aux chats. Je crois d’ailleurs que je n’en ai jamais vu un autrement qu’en photo. N’empêche que c’est mes voisines acariâtres qui seraient contentes de me voir me balader avec un raton laveur en laisse dans l’ascenseur. J’en ris d’avance.

Enfin revenons à nos moutons, ou plutôt à mon idée d’aller voir l’expo sur Teotihuacan au musée du quai Branly pendant que les autres se piétinaient dans les grands magasins les petites boutiques et les centres commerciaux. Donc alors que la température baissait déjà je pars sans gants, sans chapeau, sans écharpe, en me disant que si personne ne m’a dit qu’il y avait trois heures de queue, c’est qu’il n’y a personne, que ça ne passionne surement pas les foules, etc, etc. Béatement optimiste que j’étais. Déjà un peu moins quand j’ai vu la queue pour acheter un billet. Pour ceux qui n’ont pas encore mis les pieds au musée du quai Branly, la file d’attente n’est pas sous la pluie mais à l’air libre, au milieu d’un jardin, ça avançait moyennement et quelqu’un – ah ce quelqu’un qui va pêcher les infos et à qui quelqu’un d’autre de bien informé a dit que… il y avait 45 mn d’attente à l’intérieur. 45 mn, c’est un peu long, mais bon, j’y suis, j’y reste, je zappe les queues aux guichets puisque ça allait plus vite aux distributeurs automatiques, à part que je suis tombée sur un distributeur qui allait moins vite que moi et que j’ai failli lui donner mon code de carte bleue quand il me demandait le nombre de billets que je voulais. Je ne suis jamais très patiente, mais c’est pire quand j’ai froid aux mains et que je ne peux pas mettre mes mains dans mes poches, la faute à un distributeur. Heureusement que je ne vis pas à Moscou, je crois qu’il n’y aurait plus un distributeur de vivant dans les rues. Bref, je récupère mon billet, et je me précipite vers… une queue, le long d’un mur courbe, du genre dont on ne connait pas la fin exacte. Une horreur. Là encore, on est protégé de la pluie, mais on croirait que l’architecte du musée du quai Branly avait peur de la mousson, et qu’il n’a jamais envisagé qu’en bord de Seine aussi, il peut faire froid, très très froid. Surtout quand on part en jean, surtout quand on a un manteau tellement court que d’aucuns l’appellent veste. Et qu’on a beau avoir un col haut, et un coll roulé en-dessous, ça ne suffit absolument pas, et qu’on pense que cette foutue H1N1, à force de piétiner dans le froid au milieu de plein de gens dont peut-être certains sont porteurs du virus, on va finir par se la choper, histoire d’être malade le jour de Noël. Qu’on entend que certains vont tenter de se faire rembourser leurs billets, mais qu’ils sont derrière, les traîtres. Qu’un gardien se promène avec un panneau indiquant « à partir de cet endroit 1h30 d’attente » mais qu’il n’a pas l’air de savoir où le déposer ce panneau. Je crois que je pourrais refaire de tête le dessin qui ornait la librairie du musée, sur la gauche. Une sorte de serpent si j’ai bien compris.

Bon, l’expo, elle valait vraiment le coup d’attendre. Peut-être que je changerai d’avis dans quelques jours si je me retrouve sous antibios, mais pour l’instant, si si ! et un conseil, allez-y deux fois. Parce qu’il y a les endroits qu’il faut éviter pour cause de groupe qui s’agglutine -moins agressifs que dans d’autres musées les groupes, et puis parce qu’il faudrait presque lire une fois tous les textes avant de regarder les objets si c’était possible bien sur. A moins que parmi vous se trouvent des spécialistes de la civilisation de Teotihuacan, la cité des dieux, bien sur. Une drôle de civilisation d’ailleurs, à l’âge de pierre au 6e siècle ap. JC. Les civilisations amérindiennes n’ont décidément pas fini de m’étonner. Entre les Incas qui ne connaissaient pas la roue et les teotihuacans qui n’utilisaient aucun métal, on se demande comment ils arrivaient à construire des pyramides, les uns et les autres.  Mon seul regret, pour moi qui traine partout mon appareil photo, l’avoir justement oublié aujourd’hui. Mais l’expo n’est pas finie et avec un peu de chance j’arriverai à y trainer mon appareil photo afin d’immortaliser la poule folle poule-folleou la bataille des serpents à plumes, une fresque de cinq couleurs.
Drôle de civilisation dont on ne sait pas grand chose finalement, puisqu’on ignore toujours la forme de gouvernement et éventuellement le nom d’un des dirigeants, alors qu’ils avaient un système d’écriture, les glyphes. Etrange civilisation où le dieu de l’orage est tout puissant et… porte des lunettes. Surprenante civilisation que je ne peux que vous inciter à aller découvrir, bien emmitouflés, avant le 20 janvier.

Benjamin mérite mieux que ça !!!

Pour ceux qui me suivaient sur 360, vous savez que je suis une inconditionnelle du dessinateur de manhuas (prononcer mannras) Benjamin, en chinois Zhang Lin, à qui j’ai d’ailleurs emprunté mon avatar. Le manhua, c’est de la bande dessinée chinoise, Benjamin est un surdoué de la palette graphique qui sait tenir un crayon, ou un stabilo, puisque c’est l’outil qu’il utilise généralement pour les dédicaces. Oui c’est de moi les photos où il dédicace, et oui, je me la pète avec mes albums dédicacés !

Benjamin aime le rock et est une rock star. Il n’y a qu’à regarder ses dessins pour en être sur.  Je sais que je suis partisane, parce j’aime le rock et que le R’n'B me laisse de glace, voire m’ennuie un tantinet, mais Benjamin est en train de devenir célèbre, en France au moins, grâce au R’n »B, et à une petite Française du nom de Jena Lee.

Si vous voulez voir le clip, c’est ici,
http://www.youtube.com/watch?v=m6Rc8idptUM

Désolée, je ne peux pas l’intégrer plus que ça.

sinon, Benjamin, c’est le slide  ci-dessous.

et son blog, c’est ici http://blog.sina.com.cn/benjamin

Super héroïne des rues

Vous aimez les superhéros qui se baladent dans des tenues aussi fluo que moulantes, qui se changent dans des cabines téléphoniques en tournoyant sur eux-mêmes – y en a qui doutent de rien, alors qu’une cabine téléphonique c’est déjà difficile pour certains d’y entrer et de refermer la porte derrière eux, la preuve, le nombre de cabines à porte ou vitres cassées-.  Vous aimez les super pouvoirs qui viennent de planètes improbables aux noms d’ampoules électriques ? Vous aimez les grands baraqués qui cachent leurs muscles sous des chemises cravate en faisant des métiers déjà sympas, et qui prennent le boulot de quelqu’un d’autre alors que pour eux ce n’est qu »une couverture ?

Dans ce cas, vous serez peut-être étonnés, désarçonnés, stupéfaits… que sais-je encore ? par Jesse Sanchez, alias Street angel.  Malgré son prénom équivoque, Jesse est une fille, malgré son statut de super héroïne, Jesse est une pré-ado.  Et Jesse n’est poas du tout du genre tirée à quatre épingles, manucurée et laquée  comme Lynda Carter, il faut dire que pas un cheveu qui bouge quand on se bat ni une goutte de sueur, admirez la linda-carter-38, je crois qu’à ce moment-là elle est en train de soulever un bus ou un tank.
Jesse, elle, a le cheveu gras, le jean crade et informe, le tee-shirt assorti.  Jesse aimerait surement bien avoir un boulot même fictif.  Mais comme elle est seule au monde, qu’on n’est pas sur de sa généalogie, mais qu’elle serait peut-être descendante de ninjas -oui, je  parle d’un comics, non je ne parle pas d’un manga et non ça ne se passe pas au Japon- donc comme sa famille est surement bizarre mais surtout totalement absente, Jesse vit dans la rue. Ses armes ? Pas de super pouvoir, pas de force surnaturelle, pas de bracelets multipliant sa force par mille comme la fille avec le short -enfin si on peut appeler ça un short , bleu étoilé. Petite digression, il n’y a bien que les Américains pour mettre le drapeau national aux fesses de leur héroïne.  Vous imaginez Jeanne d’Arc se faisant une barboteuse avec le drapeau tricolore fleurdelisé ?

Donc l’arme de Jesse, c’est son skate, qu’elle dirige comme une pro, c’est bien simple, si il y avait une compète aux JO, elle serait sure de remporter la médaille d’or avec une jambe dans le plâtre. Croyez-moi, ou croyez les auteurs, un coup de skate sur la tronche, ça peut faire très mal, et un revers de skate, ça vous décapite 3 personnes comme rien. Mais ce n’est pas tout, Jesse, le poids plume, n’a pas besoin de jouer de sa force, qu’elle n’a d’ailleurs pas, Jesse est une surdouée des arts martiaux. Les deux talents combinés lui permettent de vaincre des ninjas – je sais, on est aux USA, et non, il ne s’agit pas de tortues, de renvoyer des conquistadores espagnols dans un trou spatio-temporel pour leur permettre de retourner massacrer les Péruviens., elle va même jusqu’à vaincre un démon particulièrement moche qui s’attaque au Christ de l’église de ce quartier déshérité. Gamine des rues, elle devient l’ange des rues, Street Angel, ce qui ne l’empêche pas de se planquer très peu courageusement quand apparaît une de ses copines de classe, et qu’elle est prise en flagrant délit de chercher sa bouffe dans les poubelles.

Une super héroïne bien sympa somme toute cette Street angel StreetAngelTP

Légumes étranges : les crosnes

Décidément, je n’aime pas les légumes d’hiver classiques, poireaux, patates, carottes, bof bof. Le choix en hiver jusqu’ici c’était les surgelés, les boîtes, les bocaux,  les pâtes, le riz, et les légumes un peu plus exotiques comme la patate douce.

Cette année, je me lance dans les légumes un peu plus rares. Aujourd’hui, les crosnes. Ca n’a pas l’air de grand chose les crosnes, un peu des doigts rhumatisants, d’ailleurs si mes souvenirs sont bons on les appelle doigts de sorcière quelque part. Ca ressemble… à des doigts boudinés, voire à des chenilles. Chefsimon dit d’eux que les crosnes sont anecdotiques.  Niveau couleur, ça ne casse pas trois pattes à un canard, un peu beiges. Ça se nettoie au gros sel. Si vous n’avez pas la moindre écorchure aux doigts, allez-y, ça fait peeling, frottez les crosnes. Sinon, la technique de mettre les bestioles, pardon les crosnes dans un sac avec du gros sel et de secouer vigoureusement doit aussi fonctionner.  Après, rincer tout aussi vigoureusement. Il parait que le goût varie suivant les techniques de cuisson.
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Je les ai fait sauter à la poêle avec du beurre, les voilà : au goût, j’ai trouvé que ça ressemblait un peu au salsifis mais on peut aussi y trouver un goût de topinambour ou d’artichaut selon la technique  de préparation.

Un peu de botanique ? je vous dirais que le nom courant, c’est Crosne du Japon, le nom latin Stachys tuberifera, qu’il est originaire… de Chine, a été importé il y a fort longtemps au Japon et exporté du Japon en Occident au XIXe siècle. Sinon, le Crosne, c’est une Labiée, donc de la même famille que les menthes, thyms, lavandes, origans, sauges, etc. Et qu’il s’agit, comme dans le cas de la pomme de terre, de tubercules, mais qui sont en forme de chapelet, d’où l’aspect annelé.

2005-osechi-1a-s-webcolorUn peu de culture culinaire ? Il entre dans la composition traditionnelle de l’Osechi ou osechi-ryōri (御節料理), plat traditionnel du nouvel an japonais, qui se mange d’ailleurs dans une boîte spéciale, le jubako, qui a quelques points communs avec la boîte à bento. Futés ces Japonais, ils font la cuisine avant et ne font que manger pendant les 3 1ers jours de la nouvelle année, c’était même interdit d’utiliser l’âtre à une époque, et sachant qu’ils n’avaient pas à l’époque de radiateurs électriques, ça devait cailler dans les  cérémonie du nouvel an. Sinon, voici une petite image de bopite comme ça… Ca fait envie pour le premier week-end de 2010, non ?

Une petite citation littéraire ? La voici, la voilà «  De la viande frigorifiée, des biftecks de cheval et de tristes légumes : crosnes, topinambours, bettes, artichauts de Jérusalem (BEAUVOIR, Mém. jeune fille, 1958, p. 64). Je sais, je sais, fussé-je tombée sur cette citation plus tôt, peut-être n’en eus-je pas acheté.  Quoique… j’aime bien les topinambours et les bettes. Quant à l’artichaut de Jérusalem est bien… c’est le topinambour, ce qui tendrait à prouver que Simone de Beauvoir n’a jamais mangé de l’un… ou qu’elle n’a jamais remarqué ce qu’elle avait dans son assiette, et que les restaurateurs ont pu faire fortune avec elle en donnant à leurs  plats des noms ronflants et tordus.

Un peu de chimie organique ? Le tubercule du crosne, qui est cette partie blanchâtre qu’on mange renferme du stachyose, un sucre en C24 au pif comme ça ça doit même être C24 H48O24.

Enfin, là où j’ai acheté des crosnes, j’ai trouvé du cerfeuil tubéreux (la racine du cerfeuil, telle que vous ne l’avez jamais soupçonnée dans vos plates-bandes), et je sens que je n’attendrai pas l’hiver prochain pour tester.  A condition de trouver une recette qui ne soit pas du pot-au-feu.

Mais pas tout la même semaine…