La jupe et le vélo


C'était une super journée pour faire du vélo dans Paris, les rues… comme au mois d'aout le soleil… comme en avril,. Donc comme j'habite dans l'ouest, que j'avais des courses à faire au BHV et boulevard Haussmann, je suis partie avec une des rares jupes que je puisse mettre en faisant du vélo, une jupe provençale bien lourde. A l'aller, tout allait bien, le soleil soleillait, les pistes cyclables le long de la Seine se suivent, et même si j'ai du gâcher quelques photos (vive le numérique en passant devant des touristes franc-comtois (on ne parle jamais des touristes franc-comtois, je profite de ce post pour saluer cette minorité opprimée) en train de viser le Trocadéro ou le Grand Palais (après tout, puisque je ne les ai pas entendu parler, allez donc savoir si justement ils étaient franc-comtois, belges, espagnols… et je ne vois pas pourquoi les franc-comtois ne photographieraient pas le Grand Palais. J'ai déjà éliminé les japonais qui se contentent de la Tour Eiffel, Arc de Triomphe / pyramide du Louvre)

Quelques emplettes plus tard (tout tenait dans le panier du vélo, miracle !, je ressors du BHV. Là, le soleil soleillait de plus en plus, mais le vent s'était levé comme sur la Pointe du Raz en pleines grandes marées. Et là, pour aller de l'Hôtel de Ville au boulevard Haussmann il fallait que j'aille au Nord-Ouest en très gros (je dis ça pour ceux qui soient ne serainet pas parisiens soit ne sauraient pas où sont les ancêtres des centres commerciaux je sais, c'est un raccourci). Donc, avec ou sans raccourci, je démarre rue de Rivoli plein ouest, or, e fichu vent, venait surement de démâter plusieurs voiliers au large de Douarnenez avant de s'engouffrer dans l'ace Grande Arche / Louvre. Et là, plouf, à la hauteur de l'ancienne Samaritaine, coup de vent de Trafalgar, et la jupe qui s'envole. Je sais, du genre bouche de métro, à part que je ne suis pas Marilyn et qu'il fallait quand même que je tienne un tantinet ce fichu guidon, d'autant plus que si vous avez déjà pris la rue de Rivoli à vélo vous savez qu'il faut être prêt à actionner à la fois les freins et la sonnette, les Parisiens traversent déjà n'importe comment mais les touristes à Paris, c'est pas mieux parce qu'ils veulent faire parisien (oui, j'en ai encore vu un aujourd'hui avec un bonnet basque). Donc on lâche à moitié le guidon pour rattraper la jupe, on est prêt à klaxonner (enfin quand je dis klaxonner, plutôt à dlingdinguer) et on se fait dlingdlinguer par les bus qui estiment qu'ils n'ont pas assez de place (à l'attention des futurs touristes parisiens, j'ai nommé les provinciaux et les habitants de tous les pays du monde qui lisent ce blog (ben voyons, Lenny, t'aurais pas la grosse tête ???) les bus parisiens ont un klaxon qui fait dling-dling. Moralité, vous pensez qu'un vélo va vous doubler et …. un gros machin vert vous engueule (pas Hulk, un bus RATP !!!).

Donc après avoir avancé un tantinet je sens ma jupe accrochée. Bizarre, ce n'était pas dans les rayons. Bon, pensé-je, tant mieux, au moins j'aurais la paix de ce côté là.

Eh bien méfiez-vous, ça peut être traître les jupes provençales. Au 1er feu, devant le Louvre, je m'arrête, (pas loin quoi et surtout en plein milieu de la rue de Rivoli version arcades). J'essaie de décoincer ma jupe. Rien à faire. Je descends de vélo, je tourne sur moi-même dans un sens, dans l'autre, le tissu n'arrête pas de se tortiller. Le genre de truc qui m'exaspère. J'ai même pensé couper le bas de la jupe, mais je n'avais pas de ciseaux sur moi et la plus proche boutique était une galerie d'art. Vous imaginez la fille en jupe provençale qui entre dans une galerie d'art avec son vélo pour demander des ciseaux pour couper sa jupe ? J'aurais été à l'intérieur de la galerie, j'aurais pris une photo. Je serais passée dans la rue à pied, j'aurais aussi pris une photo d'ailleurs et je me serais donnée un coup de main, (enfin façon de parler parce que si j'avais été à pied, je n'aurais pas été accrochée à mon vélo). De toutes façons, je ne suis pas entrée dans la galerie, j'ai fini par penser que c'était le genre de jupe qui tournait autour de la taille et que je n'avais qu'à mettre le côté devant pour ne pas me tordre ni tordre le tissu. Et avec le reste de patience que je n'avais pas épuisé j'ai réussi à extraire la jupe.

Heureusement, ma jupe a des côtés sombres, et si les traces noirâtres ont persisté jusqu'à la fin de la journée, ça ne m'a pas traumatisée outre mesure. J'ai encore eu vent debout en rentrant, mais moins de surprises. J'essaierai de la sauver dès que je fais une machine, mais de toute façon… pas sure que je la remette pour faire du vélo

C'est à vous !

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