Bento de printemps


Pour les lusophones, je l’ai découvert aujourd’hui, bento veut dire Benoît.
Pour les nippophones, (ce mot n’existant pas, le correcteur me propose microphone mais ce n’est pas pareil), donc pour les nippophones, le bento est un repas complet qu’on transporte sur son lieu de travail, de 7 à 77 ans. En français du 19e siècle, ça s’appelait gamelle, frichti. en franco-japonais du 21e siècle, ça s’appelle bento. Un bento doit être équilibré. Il doit contenir un féculent -pâtes, riz…, du végétal, des protéines (animales éventuellement), plus un dessert. Pour emporter le tout, il existe des boîtes à bento. Elle ont différentes formes, contenances -enfin je n’ai jamais vu la boîte à bento d’un sumo, en général, c’est plutôt petit comme contenant- et on doit y tasser un maximum de choses.
Un bento se doit d’avoir un maximum de couleurs possibles -jambon blanc coquillettes, ce n’est pas un bento, d’ailleurs pour moi ça fait partie, avec jambon purée et compote de pomme des plats dits de rétablissement. Le genre de truc qu’on me faisait manger quand j’étais gamine et que je sortais d’une bonne maladie avec fièvre, après la diète -notre médecin alors était de l’école de la diète. Au-delà de 38, on buvait du bouillon de légumes, en deçà on commençait à manger de la compote. Ne me demandez pas pourquoi je déteste tous les plats précités.
Mais revenons-en au bento. Le bento doit donc être multicolore, et peut être figuratif. Si vous voulez voir quelques bentos figuratifs, je vous conseille le blog de Diana http://bento-concept.blogspot.com, vous vous en mettrez plein les mirettes. Et si vous êtes tintinophiles, vous devriez trouver quelques petites choses à votre goût.
Bon, ça c’est du grand art, et on n’a pas tous les jours le temps, les idées, et les composantes. Donc il y a plein de moules, découpes, etc… pour donner aux œufs, au riz, au nori (les algues en feuille sèche qui entourent les makis) des formes différentes. Allez voir sur le blog de ma copine Miss Paramount http://misssparamount.livejournal.com: ce soir on en est au 17eme.
Les bentos et leurs accessoires ont même envahi la très sérieuse épicerie du non moins sérieux bon Marché, c’est tout dire !

Donc tout ça pour vous dire que j’ai investi dans une boîte à la dernière Japan expo et que j’ai participé, poussée un peu par Miss Paramount, au concours du bento de printemps de frenchbento http://frenchbento.canalblog.com . Comme je l’ai vérifié tout à l’heure, on peut reprendre les photos sur nos blogs, sites, etc, -j’avais attendu la clôture du concours quand même- donc voici mon bento, que j’ai intitulé, « Jardin d’extrême-orient ».
Bento de printemps
Je me suis inspirée des principes de base des jardins chinois, de l’eau, des éléments vivants, un arbre, une montagne, un lointain et un premier plan.
Pour l’eau, du riz coloré au colorant, où quelques mini-carpes découpées en surimi viennent se baigner. La montagne, se réduit à un empilement zen sur laquelle est venue se percher une grenouille de nori. L’arbre, quelques branches de persil. Quant au lointain et au proche, eh bien, disons que l’eau est dans le lointain puisque les carpes sont toutes petites, bien plus que les coccinelles…
Pour l’herbe printanière, des pousses d’épinard, sur lesquelles est venu jouer un lapin de surimi aux yeux de cumin – technique adapté d’une revue américaine car mon surimi n’est pas exactement fait comme le leur-. Des coccinelles faites avec des tomates cœur de pigeon, du fromage à raclette et du nori se sont posées.
Côté dessert, le soleil levant cher à l’empire du Japon est composé de deux tranches d’ananas et d’une gaufre à la farine d’épeautre et de blé, au miel. Il m’a fallu encore un peu de miel pour coller les tranches d’ananas. Quelques oeufs de chocolat -une marque bien connue qui fait des gros oeufs avec des gadgets- et un financier décoré de pétales de rose, de fleurs de mimosa et de feuilles de thé, tous confits au sucre, comme la violette qui est allée se promener dans la salade.
La sauce, c’est un mélange de sauce soja et de citron, dans une bouteille recyclée d’une salade toute faite -ben oui, on n’a pas toujours le temps et le courage de se faire un bento-. D’habitude d’ailleurs les miens ressemblent plutôt à des salades classiques, il n’en faut pas beaucoup pour avoir l’admiration de mes collègues, l’autre fois, c’était les cinq tomates cerises posées en quinconces sur un taboulé recouvert de tranches de concombre qui y ont suffi.
Ma boîte à bento, je l’ai achetée l’année dernière à la Japan expo. Comme on l’aperçoit peut-être sur la photo, j’ai un faible pour les grenouilles chinoises et japonaises, et cette boîte m’a fait craquer, plutôt que les belles boîtes de laque à fleurs. Ce qu’on ne voit pas, c’est qu’elle a un sous-couvercle, avec une poignée dans laquelle sont enchâssées une paire de baguettes et une petite fourchette. Bien pratique… Seul défaut, elle est très profonde, trop parfois.
Comme ça ne se voit pas non plus, ce bento est de loin le plus sucré que j’aie jamais fait. Mais je tenais à mon soleil levant, et c’était plus difficile de mélanger l’ananas avec du fromage qu’avec des sucreries, quitte à partager celles-ci avec mes collègues. Et puis je tenais à mes roses et à mon mimosa, cela fait trop longtemps que je les oublie régulièrement dans mon placard.

Donc voici la photo officielle -on ne pouvait en envoyer qu’une mais il fait sombre chez moi et j’ai du utiliser le flash même s’il était déconseillé pour le look. Mais avant, j’avais fait des tests. Donc voici les coccinelles au nori, de la répétition DSCF1834 -plus facile à découper ce jour-là le nori, évidemment- et le champignon aux yeux de nori et à la bouche de tarama que j’ai abandonné en route, mais je ne désespère pas de le réutiliser, en essuyant peut-être le tarama avec un sopalin, là il fait un peu goinfre ce champignon, vous ne trouvez pas ? 20100329 122
Enfin, la preuve, c’est moi qui l’ai fait, DSCF1888 et qui ai rebouché le colorant bleu, cette photo-là, elle date du lendemain matin, après le produit à vaisselle, le savon de Marseille, le gel douche avec du gros sel -un vieux souvenir d’une réaction de saponification- d’ailleurs premier truc du jour, c’est, pour nettoyer vos tasses à thé, les frotter au gros sel. C’est un britannique écolo qui m’a donné ce truc, et c’est beaucoup plus efficace que tous les produit toxiques possibles. Donc le colorant à manipuler avec précaution, et pour s’en débarrasser, le second truc, c’est le shampooing. C’est fou comme c’est plus agressif que tous les produits d’entretien, même ceux qui sont censés dégraisser vos plats à lasagnes…

C'est à vous !

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