vélo et vélib vs vélo ?


Dans mon précédent post, je réagissais à l’article thé vs café de la chronique de l’été du Figaro. Mais il y avait aussi vélo vs Vélib. Est-on vraiment vélo OU Vélib. Perso, je suis vélo, parce que j’ai la chance de ne pas m’être fait piquer celui-ci depuis 11 ans. Mais je reconnais que le Vélib m’intéresse. D’abord parce qu’il permet de ne pas faire les deux moitiés d’un trajet avec le même mode de transport. Pour avoir un jour laissé mon vélo place de l’Hôtel de Ville le temps de faire un aller-retour en bus jusque chez moi avec un truc trop encombrant et trop lourd pour tenir dans un panier (ne me demandez pas de quoi il s’agissait, ça fait longtemps, je crois même que c’était avec le vélo précédent) je sais qu’on s’inquiète quand même un peu dans ce genre de cas ;que sinon on hésite à faire du shopping en vélo au cas où on rapporte une cafetière, des assiettes, ou des biscuits. Et puis il y a les intempéries. Nous partîmes par un beau soleil…. et nous revînmes sous l’orage, mais on ne va pas le laisser à l’autre bout de Paris, le vélo, hein ? Surtout quand les orages durent des heures, ou qu’on s’approche de l’heure du coucher du soleil, et qu’on n’a pas ses loupiotes. Donc, on risque la bronchite pour ne pas risquer le tas de rouille et surtout la fauche. Parce qu’un vélo dehors la nuit dans Paris ma pauv’dam’, déjà que j’en connais qui se sont fait piquer le leur dans leur immeuble, dehors, au mieux la selle, une roue disparaissent, au pire… eh bien comme pour le précédent, deux antivols sectionnés, ni vu ni connu…




Vélib

Mise en ligne par aptronym

Tout ça pour expliquer que le Vélib’, c’est la chance de ceux qui hésitent à prendre leur vélo. Mais de ceux qui se servent d’un vélo pour aller d’un point à un autre. Comme les Vélibeurs d’ailleurs ou les Vélib’istes je ne sais pas comment on dit. Le Vélib, c’est la chance de ceux qui pensent qu’un vélo c’est deux roues, qui permettent de se déplacer plus vite que deux pieds, de faire de la gym en même temps, de ne pas utiliser de dérivés du pétrole pour aller d’un point à un autre, de s’arrêter quand bon nous semble sans trop de difficulté de parking, et de dépasser les autos et les taxis -ça, je ne sais pas qui a écrit cette chanson mais c’était à une époque où les couloirs de bus/vélo/taxi n’existaient pas. Maintenant on se fait klaxonner violemment par les taxis quand on est dans un de ces couloirs. Quand on les dépasse, ne rêvons pas, on se prend plein la tronche de gaz d’échappement, je n’ose songer à ce que ça devait être avant l’ère du pot catalytique. Vous avez déjà essayé de dépasser quelque chose à Saint Lazare? Autrement qu’en prenant votre vélo à la main et en essayant de dépasser les piétons sur le trottoir -je dis bien essayant-. Le Vélib’, c’est la chance de ceux qui habitent à Montmartre, et ont besoin ou envie de se déplacer sur les quais de Seine – je comprends qu’après ils aient un peu la flemme de remonter. Bref, le Vélib’, comme le VTC (vélo tous chemins) ou le vélo hollandais, c’est pour ceux qui utilisent leur vélo sans en faire le centre de leurs préoccupations.
Parce qu’il y a ceux qui font du vélo pour faire du vélo. Qui passent des heures à le démonter avant de le remonter, qui le font briller – grossière erreur, un vélo qui brille attire les regards des voleurs de vélo-. Qui le mettent dans leur 4×4 bien polluants pour aller faire 20 fois le tour du lac du bois de Boulogne sans lever la tête du guidon. Vous croyez qu’ils regardent autour d’eux ceux-là ? Vous croyez qu’ils pourraient traverser Paris avec leur bicyclette rutilante ? Ils ont trop peur des pavés pour leurs pneus -d’ailleurs ils n’ont surement pas des pneus, ça doit s’appeler autrement. Ils ne roulent pas de la même façon je vous dis. Ceux-là on les vois surtout le samedi et le dimanche. On ne peut pas les louper, à part le nom du sponsor, ils sont déguisés en coureurs du Tour de France. J’en ai rencontré un encore ce matin, un pas jeune, parce que le vélo, ça conserve. Il était en train de discuter au milieu de la rue avec une autre déguisée. Tous les deux le casque qui vu du dessus fait tête d’Alien, le cycliste moulant, le tee-shirt limite psychédélique, avec des épaules rembourrées pour Monsieur -peur de paraître trop gringalet avec son crâne dolicocéphale ? les chaussettes et les surchaussettes, les chaussures spéciales aussi, comme si on ne pouvait pas faire du vélo avec des talons ! Et encore on n’a pas droit aux jambières, faut dire qu’aujourd’hui, on est le 31 juillet… Bref, l’uniforme. je vous dis ! la seule chose qu’ils ne mettent pas, c’est le gilet des éboueurs, celui que vous êtes déjà obligé d’avoir dans votre boîte à gants, celui qu’on nous menace de rendre obligatoire !

uniforme de cycliste du samedi matin


Et vous croyez qu’ils auraient des genouillères, coudières… point du tout, à croire qu’ils ne tombent jamais de vélo, il faut dire qu’ils ne risquent pas d’avoir un accident avec un refus de priorité de poids lourd, ils tournent tous dans le même sens ! A se demander pourquoi ils ont un casque, sinon pour éviter les coups de soleil sur la calvitie. Et puis il faut les entendre entre eux, ou chez certains marchands de vélos, ceux chez qui on nous fait attendre, nous qui nous utilisons le vélo comme moyen de déplacement pour papoter avec les « sportifs ». Je parle en connaissance de cause, il y en a un à côté de chez moi, et j’en ai testé sa notion de l’urgence.
J’avais fait en d’autres lieux le_vietnam_champion_du_monde_de cyclismel’éloge du filet vietnamien, je peux vous dire que j’ai testé pour vous le rétroviseur de guidon, qui permet de dépasser sans avoir à se retourner 36 fois pour vérifier qu’il n’y a personne derrière, les bracelets réfléchissants qui clignotent en rouge, les lumières qui clignotent aussi, le phare arrière qui s’éclaire dès que le vélo bouge et que la luminosité est en-dessous d’une certaine limite, que des trucs utiles et pas voyants quoi ! monkey-300x285 En tout cas pas voyants dès qu’ils se retrouvent tous dans mon sac à main quand je redescends du vélo. Sinon ? Je m’habille comme d’hab, plutôt le kway que le parapluie, bien sur, mais à part ça… vous avez un uniforme spécial bus, vous ? Mais vous ne faites peut-être pas le même trajet en rond comme des écureuils dans une cage non plus.

Uniforme, langage, utilisation, décidément, ils roulent à deux troues mais vélo vs vélo ? Vélo pour moi, sans problème, version shopping, pas course.

4 Réponses to “vélo et vélib vs vélo ?”

  1. Sam Says:

    J’ai vu tes photos du mois d’Août, wouaooow !!!

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  2. MisssParamount Says:

    Le cosplay c’est pas du « j’me la pète » ?
    Honnêteté, tu nous perdras tous !

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  3. MissParamount Says:

    Mais qu’est-ce que tu as contre les déguisés ???
    Moi je dis, vive le déguisment, vive le cosplay et si certains préfèrent se grimer en Greg Lemon (je ne citerais pas les autres américains) ou en Sylvain Chavanel plutôt qu’en Naruto ou en Pokémon, ils en ont parfaitement le droit sans trouver un mauvais esprit pour railler.

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