Le Potala au bout du chemin


Je viens de lire le nouveau roman de Jean-Marie Blas de Roblès. Souvenez-vous, il y a deux ans, il obtenait le prix Médicis pour un roman foisonnant, aux nombreux narrateurs, se déroulait au Brésil contemporain et dans l’Europe du début de la Renaissance, nous tenait en haleine sur plus de 700 pages et s’appelait « Là où les tigres sont chez eux ». Jean-Marie Blas de Roblès récidive, chez le même éditeur, avec un tout petit opuscule : la montagne de minuit. Trois personnages en quête d’hauteur : Bastien est gardien d’un collège de jésuites dans les années 80. On vient de lui annoncer qu’il doit prendre sa retraite dont il a allègrement dépassé l’âge. Il a pour voisine Rose, mère d’un petit Paul. Rose est la seule à répondre à l’invitation que fait le vieil homme aux gamins de l’immeuble. Et Rose va découvrir que son étrange voisin fabrique dans son salon vide un mandala de sable et qu’il rêve du Tibet. Rose, bouleversée par son ami ascétique va, sur les traces d’Alexandra David-Néel accomplir son propre parcours initiatique vers Lhassa. L’histoire est racontée à deux voix, celle de Paul, devenu écrivain à l’age adulte, et celle de Rose, qui corrige les inexactitudes du récit de son fils. Mais tout dans ce roman n’est-il pas inexactitude puisque chacun choisit de mentir parce que toute vérité n’est pas bonne à dire, parce que le mensonge rend parfois les choses plus faciles, même si on est en quête de La Vérité. Un bien joli livre qui nous envoie dans une Lhassa de 1984, vers un Potala aux couleurs d’arlequin* « mousse au chocolat st sorbet de mangue sur lit de meringue »Potala rouge et Potala blanc. Un livre dont je ne peux que vous recommander la lecture, que vous ayez déjà fait le voyage à Lhassa ou que vous en rêviez.>/a>
N’hésitez pas à visiter Blas de Roblès.com ce site apporte une dimension iconographique personnelle aux romans.

*Avis aux Lyonnais et Lyonnaises qui lisent ce blog, et il y en a au moins une- s’ils connaissent la recette, je suis preneuse ! (l’auteur parle d’Arlequin de chez Pignol) sinon eh bien…. il va me falloir réinventer l’arlequin Potala.

C'est à vous !

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