Ma journée pigeons


Aujourd’hui mes rapports avec la gent colombine ont connu des hauts et des bas.

Cet après-midi, au boulot, un pigeon marron et blanc est entré au boulot. Comme le bâtiment date des années 70, il y a énormément de vitre. Il a commencé à vouloir sortir par des fenêtres fermées,  sans arrêter de voler, en se prenant les vitres en plein vol, je voyais le coup où il allait complètement s’assommer. A droite, à gauche, les fenêtres de désenfumage, tout sauf la porte fenêtre qu’une de mes collègues lui a pourtant ouverte à deux battants. Et puis il s’est perché sur un rebord de fenêtre, regardant comme tous les pigeons vers l’extérieur. C’est à ce moment-là qu’il faut agir. Le pigeon a tendance à ne pas tourner la tête vers l’arrière, contrairement à d’autres oiseaux. Il faut donc s’approcher très doucement (les « petit petit » ne servent à rien) et l’attraper fermement à deux mains.par le corps. Bien sur le bestiau n’est pas content sur le coup. Cet après-midi, j’ai même eu peur de lui casser une aile, tellement je m’y étais mal prise, mais la photocopieuse me gênait…

Le plus important, c’est qu’il n’avait pas l’air prêt à faire une crise cardiaque. Pas content mais il a du comprendre que je le guidais vers le côté sans fenêtre, alors après tout, cette ballade entre deux mains n’était qu’un mauvais moment à passer. Ce qui était marrant c’est que j’avais une collègue qui me disait de bien le tenir, et une autre de ne pas le serrer trop. Pas l’intention de le mettre avec des petits pois non plus. Une fois posé au sol sur la terrasse, le bestiau n’a pas demandé son reste.

Acte 2, ce soir, j’ai été la très méchante, la pas copine du tout avec une pigeonne. Il faut dire que celle-ci me nargue. Elle passe son temps à faire son nid dans mes jardinières -sans fleurs, sans plantes cette année, pas le temps, mais ce n’est pas une raison. Pour avoir vu chez une de mes amies des pigeonneaux tout droit sortis de l’oeuf, je n’ai pas envie du tout d’avoir deux bébés pigeons sur ma fenêtre, parce que c’est moche, ça ressemble à ça bébé pigeon entre le vautour et le pas beau du tout. La première fois que j’ai vu ce genre de bestioles, j’ai compris qu’au Danemark le pigeon était rare, très rare, sinon le bon Hans Christian Andersen n’aurait jamais écrit l’histoire du vilain petit canard, ça aurait été le vilain petit vautour qui se révélait être un joli pigeon. Du coup, ce soir, j’ai bataillé avec une pigeonne ramier. Il m’est déjà arrivé de chasser des pigeons de mes fenêtres, mais là, cela a été particulièrement difficile.
J’ouvre la fenêtre – Tiens y a quelqu’un
Je fais des gestes du genre du balai, – Cause toujours tu m’intéresses
Je m’approche en disant va-t-en, battement d’ailes, gonflement des plumes du cou, et la pigeonne qui se met en position de combat.
Alors je m’arme de mon arrosoir, rempli, doucher un pigeon, c’est tout ce que j’ai trouvé. Face à moi gros dos, mais elle s’éloigne un temps. J’attrape les œufs et le nid à travers un sac en plastique, qui atterrit direct au milieu de mon sac poubelle et sa majesté trône à nouveau en plein milieu de MES jardinières.
Ah ça, on ne va pas être copines, je ne sais pas si je vais être obligée de l’assommer je finis par la faire se déplacer, je chope les œufs et le nid dans un sac, un petit coup de lavage de mains et de solution hydro-alcoolique, on n’est jamais trop prudente, et…. elle est revenue.
Le meilleur moyen pour me faire foutre en boule. Pas envie qu’elle m’enquiquine. Pas envie d’avoir de quoi faire une omelette tous les soirs. Je suis une fille des villes, je ne suis pas habituée à ramasser des œufs chauds, en principe, ça sort du frigo ces choses. Je n’ai pas envie que mes voisins aient une raison de se plaindre de moi et que je sois obligée de payer le ravalement parce que ces fichus bestiaux auront joyeusement excrémenté la façade sur cour de l’immeuble. J’attaque à coups de cure-dents plantés dans la terre. Ca ne va surement servir à rien, il va falloir que je trouve autre chose demain, que je passe à Brico pour essayer de trouver des machins, je ne sens pas les clous qui vont rouiller dans la terre, puisque je ne compte plus sur les CD, à part se casser au moindre coup de vent et se transformer en couperets, ils sont d’une inefficacité rare.

Entre mon pote le pigeon marron et ma pas copine du tout pigeonne ramier, j’ai passé une journée … pigeonnante, n’est-ce pas ?
Je suis peut-être un monstre, je lui ai arraché ses bébés bien sûr, mais après tout, ça ne gêne personne qu’on fasse le coup à toutes les poules du monde. Et si

Publié dans Sanariv kamwa. Étiquettes : , , . 1 Comment »

Une Réponse to “Ma journée pigeons”

  1. Désolée de voir que la nature humaine est de plus en plus abjecte Says:

    Je tombe sur votre blog au hasard en cherchant des infos sur les pigeons, je trouve votre réaction totalement ridicule, le fait de prendre ses oeufs à la pigeonne sous votre fenetre est tout simplement égoiste… Vous représentez parfaitement le genre de personne qui se croit tout permis… Je suis moi aussi une jeune citadine, mais rien ne m’empeche de respecter un tant soit peu la nature… Comme vous l’avez si bien précisé, vos jardinière ne sont même pas utilisées…
    Fière d’être une caricature du « citadin moyen » en plus avec la reflexion sur les oeufs dans le frigo…
    Bref c’est désolant de tomber sur des choses comme ça…

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