Snow white, Blancaneves, Blanche neige, la mode des contes


Blanca neves : un titre espagnol pour une version aussi sévillane que tauromachique de Blanche-Neige, en noir et blanc muette -« The artist » a fait des émules au-delà des Pyrénées.

L’affiche Blanca neves chapeau noir, œil ourlé de faux cils, pomme rouge, nous renvoie à Orange mécanique, mais aussi aux affiches en bichromie d’Almodovar, avec une pomme rouge croquée à vous chasser du jardin d’Eden.
En un an, il s’agit de la troisième adaptation cinématographique du conte de Grimm., après les versions de Tarsem Singh et Rupert Sanders. Blanche-Neige, la brunette des frères Grimm, deviendrait-elle la nouvelle star des plateaux, 75 ans après le dessin animé de Disney ?
Relisons les contes de fées, semble être devenu le mot d’ordre. Relisons-les et inspirons-nous en. Les esprits chagrins diront que Charles Perrault, Hans Christian Andersen, Jakob et Wilhelm Grimm ne demandent pas de droits d’auteurs, que les scénaristes n’ont plus d’idée depuis longtemps, qu’ils adaptaient déjà à tour de bras, mais que c’est la crise M’sieurs dames, y compris pour l’industrie cinématographique. Et si la crise justement nous inspirait un besoin irrésistible de nous replonger dans nos textes fondateurs, ceux qui nous sont communs depuis notre deuxième bavoir, celui des contes, ces œuvres hybrides, entre écrit et oralité, entre régionalisme et universalisme, toujours renouvelés, clones émergeant de multiples lieux ?
Relisons-les en nous plongeant dans la série « Once upon a time » (M6), où les personnages de contes de fées vivent dans un village près de Boston du nom de Storybrooke où débarque pour les sauver… la fille de Blanche-Neige et du Prince Charmant.
Relisons-les en découvrant les enquêtes de « Grimm » (sur NT1), ce policier descendant d’un des Grimm qui plonge dans les histoires surnaturelles, échappées des contes de ses ancêtres. (amateurs de Buffy et les vampires, il y a des effets spéciaux qui vous y plairont).
Relisons-les avec Fables, une série de comics de Bill Willingham, où Blanche Neige dirige une ville dans la ville, puisque les personnages de contes ont échappé à leurs mondes fabuleux pour se réfugier à New-York. Un hasard ? Le 15e opus est nominé à Angoulême 2013.
Et puis, allons nous plonger dans les recueils de Charles, Hans Christian, Jakob et Wilhelm. Vous y découvrirez, peut-être, que la Belle au Bois ne s’entendait pas trop avec sa belle-mère, que le Chaperon rouge peut être assez cruelle, que… le monde des contes est parfois bien moins rose bonbon que vous ne le pensiez depuis que vous en aviez découvert les adaptations Disney.

Une Réponse to “Snow white, Blancaneves, Blanche neige, la mode des contes”

  1. Lenny Says:

    En guise de postscriptum, et parce que vous avez atterri sur ce post en faisant des recherches sur Almodovar, apparemment, Almodovar, contrairement à ce que l’affiche dans le métro parisien laissait présumer, ne semble pour rien dans ce film, que j’hésite personnellement à aller voir pour des raisons philosophiques anti-tauromachiques.

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