Le dernier snack où l’on dort


     Non je ne parlerai pas ici de bar à sieste. Là, c’est normal que ceux qui veulent dormir en plein midi en plein milieu de Paris aille faire un somme. Là je parle du snack du dernier grand magasin de la rue de Rivoli, j’ai nommé le BHV. J’avoue qu’après une journée de shopping, et peu importe que je me ruine en fringues ou un interrupteurs électriques, l’important est le temps passé, j’ai souvent une baisse de régime. D’autant plus importante quand il est 17h45 et que mon dernier repas a consisté en un morceau de pain beurré à 7h18. Donc aujourd’hui, je me suis arrêtée fort tard au snack. Les pâtisseries ne me tentant pas – tout arrive, il n’y avait pas de bon gros gâteau au chocolat- je me suis rabattue sur une faisselle (100 % MG et trop onctueuse pour être honnête) et une salade de fruits. Etait-ce le temps gris ? l’heure avancée -il n’était quand même que 17h45, deux messieurs, dans deux coins différents, piquaient du nez sur leur table. Bizarrement, tous deux avaient choisi les espaces à tabouret de bar, ce qui ne rendait que plus périlleuse la situation. D’accord ils n’étaient pas jeunes, mais à une exception près je crois que j’étais la benjamine. Ca fait bizarre, c’est de plus en plus rare. Donc il y avait le cruciverbiste. Le cruciverbiste prend son café avec ses mots croisés. Dans ce cas c’était un fléchiverbiste. Le cruciverbiste et le fléchiverbiste se reconnaissent dans les cafés et les transports en commun par leur point commun : au lieu de sortir comme tout le monde un smartphone, une liseuse, voire un bouquin, ils ont le stylo d’une main et le journal de l’autre.Le dormeur

Ne pas confondre avec les journalistes, qui écrivent dans les journaux, mais pas sur les journaux, à l’exception des pressorevueurs, qui passent en revue la presse comme un président de la république les armées au 14 juillet, et qui causent dans le poste.

Donc ce fléchiverbiste là ne devait pas avoir choisi d’expresso. J’ignore totalement ce qu’il y avait dans sa tasse. Peut-être une tisane de tilleul, parce qu’il s’était effondré littéralement le nez sur ses mots fléchés. Quant à l’autre, je ne suis pas allée non plus lui demande quoique ce soit, mais il dormait comme un bienheureux. Et moi qui me croyais fatiguée !

Donc, si vous allez au BHV, montez au cinquième étage, entrez subrepticement dans le snack, et comptez les dormeurs. J’attends que les records tombent. Et essayez d’insérer une photo dans les comms.

C'est à vous !

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