Quand les oeufs ont des noms bizarres


  • Ce matin, j’ai testé les schotch eggs. Non il ne s’agit pas d’oeufs au whisky mais d’oeufs apparemment recouverts de chapelure. Ignorant tout de ce plat typiquement écossais, j’avoue que j’espérais un oeuf à jaune moelleux, entre poché et mollet. En fait il s’agit d’un oeuf dur. 
    Quant à la couche de chapelure, je ne sais pas trop si elle recouvre une couche de chair à saucisse ou si les deux sont mélangées. La seule chose que je peux dire c’est que malgré le café noir et les deux grands verres de jus d’orange le tout m’a semblé assez gras et indigeste. Goûteux, parfumé mais gras tendance saindoux. Une longue marche dans une lande renplie de bruyère s’imposait peut-être ensuite mais voilà je n’avais pas pris cette option ce dimanche. 
  • Tout ça m’a fait penser aux noms bizares de la cuisine à base d’oeufs. Premier plat -mauvais jeu de mot-  : les oeufs sur le plat. Ceux-là je les fait dans (et non sur) une poële (et non un plat).  
  • Les oeufs Benedicte -mais qui est cette Benedicte   (ou ce Benedict, l’orthographe me semble varier. Ceux-là il me semble qu’on ne les croise que dans les romans anglais. 
  • Quant aux oeufs de 100 ans si j’en ai vu et photographié, j’avoue que leur nom ne parle pas en leur faveur. Mais le pire c’est sans doute la recette. Elevée dans une civilisatiin de l’oeuf frais j’avoue avoir quelque difficulté à imaginer qu’on puisse manger des oeufs ayant traîné dans la cendre sans pour autant être cuits et remarquables par leur odeur. Berk berk berk. Je crois que je préférerais encore la plupart des insectes -qui sont après tout des cousins des crevettes et autres écrevisses. oeufs de 100 ansAppétissant, non  ? 
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Les rescapées du PSG


J’habite à Boulogne. Géographiquement, cette commune est bordée, au nord, par le bois et l’A13, à l’ouest et au sud, par la Seine, qui fait une boucle en aval de Paris, à l’est par une série d’équipements sportifs du Nord au Sud :Coubertin, Géo André (le Stade Français), le Parc des Princes (PSG), qui appartient au Qatar,Jean Bouin, refait il y a quelques années par Ricciotti, et Roland Garros, le temple du tennis.

Un seul de ces stades possède 50 000 places, et accueille des matches jusqu’à plusieurs fois par semaine, le Parc des Princes. Le spectateur du Parc des Princes se déplace beaucoup trop en voiture. Alors que le PAss Navigo est dézoné, il pourrait choisir de venir d’une lointaine banlieue en transports en commun. Que nenni ! Il embouteille, et se gare, au choix, sur les places handicapés, dans les coins de rue, perpendiculairement au trottoir (mais pas avec une Smart), bref n’importe comment. Durant toute la semaine, il fait attention, par peur des prunes, mais les matches ont lieu le dimanche et après 19h00, donc ils ne craignent plus le courroux des contractuels. J’ai même un jour vu une voiture de pompiers, pas celle avec la grande échelle, une ou 2 tailles de dessous, bloquée à un coin de rue, par les stationnements gênants. Le temps que les pompiers extraient leur voiture de ce piège, une vie était peut-être en jeu. Mais le supporter du PSG n’en a rien à battre.

Si à chaque match les villes de Boulogne et Paris payaient en heures supp des ASVP (agents de surveillance de la voie publique) pour verbaliser les voitures garées à l’arrache elles pourraient certainement augmenter les dotations à la culture ou au handisport, tout en diminuant les impôts locaux.
Et surtout, elle n’obligeraient pas leurs résidents habituels à aller se réfugier chez des amis ou à se résoudre à tourner jusqu’à ne plus avoir d’essence, ce qui va un tantinet à l’encontre de toute logique écologique.
Hier, retour de gym avec une de mes amies, après avoir erré, nous avons encore une fois (la troisième au minimum en 1 an je crois) demandé l’asile de l’autre côté de la Seine, plus loin du métro certes, mais surtout plus loin du Parc. Qu’elle soit ici publiquement remerciée pour cet hébergement allié à un repas, qui m’a permis de découvrir un fromage que je ne connaissais pas.Camembert pané
Evidemment, j’ai repris rien qu’avec le fromage l’ensemble des calories que j’avais éliminées à la gym, mais après tout, c’est la faute au PSG !

20 mars : Norouz et macarons


Aujourd’hui nous sommes le 20 mars.
Depuis ce matin sur internet j’ai découvert que : c’était le premier jour du printemps et le Jour de l’an persan, le Norouz.
Une petite pensée à mes copines iraniennes de terminale, qui m’avaient fait découvrir cette tradition persane de mettre sur une même table des choses commençant par la même lettre. Je me souviens encore des lentilles germées, sur une table de camping, dans le petit appartement de Gentilly. C’était il y a longtemps. Mitra, Sonia, vos parents vous avaient envoyées en France passer votre bac pendant que c’était l’enfer chez vous. C’est à vous que j’ai pensé en lisant Persépolis de Marjane Satrapi, puis en allant voir le film d’animation qu’elle a tiré de ses BD, puisque vous avez eu un parcours similaire au sien. Puissiez-vous avoir eu autant de chance qu’elle. Puissiez-vous avoir la possibilité d’un jour lire ses lignes.
Mais aujourd’hui, c’est aussi la journée internationale du macaron et la journée internationale du conte.
Connaîtriez-vous un conte persan où, au printemps, on mange des macarons aux lentilles ? Personnellement non, mais je pense que l’on pourrait très certainement faire une pâte de lentilles en s’inspirant de la technique de pâte de haricots rouges asiatique -je vous recommande, pour les jours de shopping du côté de l’Opéra, les pancakes à la pâte de haricots rouges de « Mon panier d’Asie » ça vous rebooste jusqu’à la fin de la journée.
Pour ce qui est des macarons : pas de chance, on est dimanche. Pas le moindre macaronnier digne de ce nom ouvert à un kilomètre à la ronde. Et autant les pâtissiers et autres boulangers fermés habituellement le week-end (la majorité dans mon coin) ouvrent exceptionnellement pour la galette des rois autant là… rien, pas une ouverture exceptionnelle, même pas des tonnes de macarons depuis vendredi. Une misère. A ce propos, faisons un petit arrêt sur le macaron.
Mes premiers souvenirs de macarons remontent à mes années de lycée, puisqu’une boulangerie- pâtisserie proposant des macarons au chocolat d’au moins 8 cm de diamètre était le plus proche point pour aller grignoter quelque chose pendant les pauses. C’était je crois au même prix que le pain au chocolat, ou pas beaucoup plus onéreux. Mais ce n’était pas à la mode.
Pour avoir passé pas mal de semaines de stages à Nancy, nettement plus tard, j’avais bien entendu rapporté, en fin d’année seulement, les fameux macarons des sœurs Macaron. Les vendeuses m’en avaient choisi des frais, puisque c’était un vendredi et que je ne voyais mes collègues que le lundi. Il y a un effet de maturation du macaron. Dans cette boutique, le « pour manger tout de suite » a 3 ou 4 jours. Le macaron nancéen est plat, craquelé, et univalve et garanti amande et c’est tout. Il est également de grande taille, mais son prix n’a aucun rapport avec le pain au chocolat, et si j’avais attendu la fin d’année, c’était bien entendu tactique, puisque j’avais trop de collègues et des moyens financiers trop réduits pour en rapporter régulièrement. Mais ne vous inquiétez pas, ils ont eu droit aux macarons à la noisette d’une confiserie située en face de la gare qui avait un décor tellement ancien et sombre qu’on ne pouvait douter des qualités traditionnelles des douceurs qu’on y acquérait. Et puis, évidemment, j’ai rapporté des bergamotes, une confiserie dont je ne me lasserai sans doute jamais, même si sa rareté dans nos contrées franciliennes m’en a quelque peu éloignée.
Donc aujourd’hui, en pleine mode du macaron, c’est la journée internationale du macaron, et si j’aime à peu près tous les macarons, je crois que j’ai toujours une petite préférence pour ceux au goût d’amande plus prononcé. Quoique…

Et le conte, me direz-vous ? C’est une autre histoire….

Poisonous coffee


If you asked me what is my favourite poison, of course I’ll say coffee. Black coffee of course, from the moment when I go out of the fog of the sleep with the sudden cock-adodle-doo of an electronic rooster, coming from my phone. So, my steps lead me automatically to the kitchen, to put the expresso on. Then the computer. The moment when I put the coffe in the filter holder is one of the most perilous in the day. The powder has not to go in the sink, on the worktop or on the floor. And I have to keep the eyes open. But every day I succeed to put the most part in the filter holder. To put the holder under the espresso, to start it without forgetting the cup. Then the espresso machine roars. And I bring something to eat, too. Just if I think to do such a thing. During all this time, I’m in autopilot. Then, I begin to drink, and every thing comes in order. I remember the day, the hour, the weather, what I have to do during the day. Then the machine is on, and I can go to the bathroom.

But that’s the story of the first coffee in the day. My colleagues can’t count how much coffees I drink a day. They know I find excuses to drink once more. It’s so cold in my office ! I’m so thirsty, tired…. sometimes I go for drinking a glass of water and my hand goes direct to the mug. Hot water, Nescafé, iced water if I’m too in such a hurry ! I admit, at work I drink Nescafé. Because we have a filter machine. And we’re just two to use it. Sometimes.  I like too much coffee to drink a re-heated. And our microwave oven is awful, too. So, I drink instant one.

But I prefer of course real one, italian one. How I’m found of coffee ? I had a blog devoted to coffee, http://www.ipernity.com/home/lecafedelenny cause I was so disappointed when I travelled. Someticafé italien à Shigatsemes, I brought survival kits -you can translate by sticks- I dealed some of them in India. The coffee I drank in a restaurant was… so british. An idea of what can be awful coffee ? A tibetan one, even in an italian coffee pot.

The worst story of coffee in my life ? I was just 25 and I take holidays in Edinburgh, by friends of mine. I arrived at 23.00 I think, and the father of my friend – I knew him since I was 3- asked me if I would like to drink an hot beverage, coffee ? Of course, even if it was too late in the day ! The name od the coffee was Red Mountains. I remember it. They said me it was coffee. So I thought it was. It was a hot beverage… Nothing more to say about it. Of course we chattered. I had just lose weight cause I was in diet. And then, I said that the only thing I didn’t stopped was sugar in my coffee. Then the father of my friend remembered i didn’t put any sugar in the one he gave me. How to say than I didn’t really thought it was coffee but hot water couloured in brown ? I said something about it was good enough… and would have prefer to be very far from this living room.

And this evening, after writing, cause we are in a very fresh august, I’ll drink a hot coffee – but a decafeinated one- 🙂

http://dailypost.wordpress.com/dp_prompt/pick-your-potion/

Sport vernaculaire


Alors que chacun sait que nos voisins Ecossais ont élevé le lancer de troncs d’arbre au sport national, il est un sport plus discret mais tout aussi intensif qui se pratique principalement au mois d’août dans Paris intra et extra muros. Petite parenthèse à l’attention des Belges, Québécois, et… pas Parisiens, certes Paris a été une ville fortifiée mais ce n’est plus le cas depuis quand même près d’un siècle. On parle parfois du « en deça » et du au-delà du périph mais la formule consacrée parle de murs que pratiquement personne n’a connus.

Donc, le sport qui réunit les Parisiens, Val de Marnais et Val d’Oisiens tient à deux paramètres : tout d’abord, les Français mangent du pain, et ensuite, tous ceux qui ont passé ne serait-ce qu’une fois l(intégralité du mois d’août à Paris vous le diront, tout est fermé, à commencer par les boulangeries.

LA course au pain, puisque c’est d’elle qu’il faut parler, commence par la consultation des moyens de communication mis à disposition du mangeur de pain impénitent. Affiches sur les abribus, journaux gratuits, internet, de tous temps, on s’est préoccupé de mettre à notre disposition ces informations capitales. Une ville de la petite couronne propose d’ailleurs une formule spéciale amalgame : « Ouverture des boulangeries et pharmacies ». Si on pousse le parallèle, on se rend quand même compte que s’il y a deux pharmacies ouvertes 24h/24 (place Clichy et Champs-Elysées, il n’en est je pense pas autant des boulangeries. Les boulangers se lèvent tôt, très tôt, ferment plus ou moins tard, mais, horreur, pas de service d’urgence, et quand y a plus de pain, ben y a plus de pain…

Donc, le mangeur de pain compulsif vérifie les dates de vacances des boulangers de son pâté de maison, de sa rue, de son quartier, arrondissement, commune. Puis il s’arme de chaussures de sport, de rollers, de vélo, de tout moyen de transport permettant de se déplacer dans les rues à sens unique, rapidement, en s’arrêtant n’importe où, le temps de vérifier que le renseignement acquis ne tenait pas la route. Car le boulanger ferme quand même deux jours par semaine en août. Et il n’a pas les mêmes horaires. J’ignore s’il se lève plus tard, mais il ferme plus tôt, et cela tient à deux raisons, d’abord, le boulanger ouvert l’été peut attendre patiemment ses clients habituels, ils sont partis à 70 %. Mais il peut être dévalisé, et ce par tous ceux qui se sont lancés dans la course au pain. Le reste de l’année, le boulanger entend des phrases du genre « vous avez quoi comme pain au levain avec des graines de lin ? ». En août, c’est plutôt du genre « Vous avez encore du pain ? ». Et quand il n’y a plus de pain, de pâte, de quoique ce soit, eh bien, la boulangerie ferme. Fallait y penser avant ! Les supermarchés ? Ils ferment aussi, eh si! Et si l’hyper est fermé, la baguette ne va pas arriver toute seule sous votre beurre. Personnellement, j’ai trouvé une baguette tradition ce matin au Carrouf express en bas de chez moi, et depuis, je me demande s’ils ne vont pas racheter Fauchon… Quant aux shopping sur le net, j’attends encore la boulangerie qui vous livre votre baguette dans l’heure. Une idée à soumettre à votre boulanger préféré ? Si la situation est critique tout au long du mois, elle connaît des pics, les dimanches, il faut dire que si dans certains quartiers trouver un boulanger ouvert le dimanche est déjà un exploit dans l’année, cela frise la science fiction au mois d’août. Pire que le dimanche d’août il y a le premier week-end d’août, celui où les boulangers ouverts en juillet sont déjà partis, ceux qui >ne ferment pas en août ne sont pas rentrés. Et puis il y a aussi la semaine du 15 août. En France, et ceci toujours à l’attention des pays francophones et autres, on érige la laïcité au rang de valeur nationale. Sont donc fériés Noël (naissance du Christ, Pâques (résurrection), Ascension (montée vers le ciel où ne l’attendait pas Saint Pierre), Pentecôte (euh…) 15 août ou Assomption, (c’est-dire Ascension de la mamma, Toussaint, (fête de tous les saints du calendrier et de ceux qui n’y sont pas). Donc, le 15 août, qui est avec le 14 juillet un des jours fériés d’été, le terre s’arrête de tourner. Et quand le 15 août tombe un vendredi comme cette année, la terre ne recommencera pas de tourner le 16, qui est un samedi, ni le dimanche 17.  Et plus la situation semble inextricable, plus la victoire de l’acheteur de pain résonne comme un nouveau record.

baguette

Le mangeur de pain cherche, teste, découvre chaque jour ou presque une nouvelle boulangerie. Il fait des kilomètres et quand il rentre chez lui avec le Saint Graal, il s’effondre et dévore sa baguette avant et à la place du dîner, épuisé qu’il est dans sa quête quotidienne.Le marathon ? Il le fait en quatre jours, sans même s’en rendre compte, au gré des fermetures et des boutiques vides.

On ne reconnaît, je le pense, pas assez cette discipline, pas plus que le shopping d’ailleurs, qui nécessite quant à lui de l’endurance, de la ténacité, du dépassement de soi, et fait plus pour les fabricants de produits contre les ampoules que les pires patins à glace de compèt’. Il serait temps que le Comité Olympique se penche sur l’histoire de l’olympisme et mette à l’honneur des disciplines qui ont en commun avec le marathon d’être nées d’une nécessité aussi absolue que vitale.  Quand vous verrez passer un vainqueur, pain de 4 livres sous le bras ou baguette tournoyant allègrement, applaudissez-le comme il le mérite, puisque, je le rappelle, ce sport n’est pas rétribué et que c’est le gagnant qui donne une médaille à l’effigie de Marianne, d’un hibou ou d’un roi européen ayant abdiqué.

Et ne pensez pas que tout le monde gagne, d’aucuns font des empilements de petits pains suédois ou de pains de mie américains, d’autres en désespoir de cause se rabattent sur le fond de leur congélateur, d’autres enfin reviennent harassés et pourtant sont prêts à se lever une heure plus tôt le lendemain ou à acheter le pain de toute une semaine. Certains ne parviennent pas à se nourrir, en l’absence de leur dose quotidienne. Si vous croisez ceux-là, leur regard de chien battu vous émouvra jusqu’aux larmes. Repensez aux envolées lyriques des journalistes sportifs lors des derniers événements que vous avez suivis, Roland Garros, la Coupe du monde, le Tour de France…. et voyez si le retournement de situation -souvenez-vous, « un match de tennis n’est fini qu’avec la balle de match » mais une course au pain n’est finie qu’après avoir visité toutes les boulangeries sur un rayon de x kms-, la solidarité -un acheteur de pain est toujours prêt à donner son dealer-, les grandes valeurs du sport clamées ne sont pas rassemblées dans cette discipline !

Publié dans Ca se mange, Ils sont fous ces terriens, Sanariv kamwa. Étiquettes : , , , , , , , , , , . Commentaires fermés sur Sport vernaculaire
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