Something about germs (a manga)


I just read the first volume of Moyashimon, a manga which story is set in an agronomic university just near Tokyo. Far away from Silver spoon, this story centres on two friends, caming from a far away provinces. One, Key Yuki, is the son of a sake brewer, the other one, Tadyasu Sawaki, is the son of a moyashi maker. And Tadyasu is able to see all  the germs with the naked eyes.

Don’t you think it’s awful ? Specially when your father makes fermented things. Specially when you are in a farm. Specially when other students try to do saké in their flat. Reading this manga, I noticed than germs are everywhere. Specially in japanase cooking where every yeast (yeast are fungus, never forget that if you don’t like fungus, no bread, no cheese, no alcohol) so in japanese cooking where every yeast are replaced with gems, bacteria, and all sorts of unicellular organism, from aspergyllum orizae to escherichia colli.

When youIMG_0003_NEW read this manga, you first want to bring your wipes and bleach, as a student do. But you know it’s not enough efficient. And you have just to wipe. And happily, you don’t see all the germs.

Or to laugh cause Moyashimonis so funny. A teacher, Itsuki, works on the awfulest fementated cooking all aver the world, Of course when he meets Tadyasu, he thinks than his work can go so faster. His project ? Save the humanity after the end of the earth.

Some fantasy, some science fiction, some student life, and many, many germs, introduced as every charachter drawn in the margin, and all of that do an excellent manga in 13 tomes (Japan).

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Les microbes sont parmi nous


Il y a bien longtemps que je n’avais pas profité de ce blog pour parler de manga. Le premier volume de Moyasimon  vient juste de sortir en France même si la VO a neuf ans, le treizième et ultime a été publié en avril au Japon.

Deux lycéens viennent faire leurs études à Tokyo. Leur fac a ceci de particulier qu’il s’agit d’une faculté d’agronomie. Elle possède non seulement des labos mais une forêt expérimentale. Les deux jeunes gens,Tadyasu Sawaki et Key YMoyasimonp86uki sont fils respectivement de fabricant de moyashi et d’un brasseur de saké, et Tadyasu possède un don étrange : il voit les bactéries, microbes, moisissures à l’œil nu.
Dans cette fac où des étudiants fauchés tentent de fabriquer des quantités industrielles de saké frelaté pour payer leur loyer, où Itsuki, un Professeur Nimbus, spécialiste de la biosphérisation, se livre à des expérimentations de fermentation inspirées des Inuits ou des Coréens, les micro organismes sont légion.

Un lycée agronomique, on avait déjà -ordre de parution française oblige – l’excellent  Silver Spoon, mais dans un tout autre registre.

Dans Moyasimon on se retrouve plus proche de la biologie appliquée, même si les microbes, virus et autres cochonneries, sont traités comme des personnages, avec portrait avec explication, semi-farfelue dans la marge. Je ne résiste d’ailleurs pas à l’envie d’en citer deux

« A. Orizae, Aussi appelé « levure jaune ». On en trouve souvent dans le sillage de Sawaki. Il a la langue bien pendue ».

 Clostridium perfrigens (C. welchii). Une bactérie tellurique. Beaucoup de personnes sont porteuses. Mais seule une petite partie de ces bactéries provoquent des empoisonnements alimentaires. »

Si on creuse un peu, on se rend compte que Aspergillus orizae est utilisé pour la fabrication du saké, du miso, de la sauce soja… et d’une eau de vie chinoise. Qu’en est-il de nos alcools, ceux qui servent à désinfecter le vieux couteau crasseux pour extraire une balle, yeah ? Eh bien, quand on n’utilise pas de levures (ne nous voilons pas la face, les levures sont des champignons, même si on les baptise Saccharomyces pastorianus,en hommage à Pasteur), on prend des bactéries pour ensemencer les alcools. Ça donne envie de se contenter d’eau… bouillie (?)

On peut se demander avec angoisse ce que nous deviendrions si nous avions la possibilité de voir ces organismes, et même de les attraper à la main. J’imagine que si ce don me tombait sur le bout du nez, je deviendrais une maniaque de l’eau de javel… ou que je me rendrais compte de l’inutilité d’un tel produit. Probablement j’arrêterais de manger des fromages persillés, mais ce ne serait pas tout. Sans aller jusqu’au miso artisanal dont j’ai découvert la recette dans Petite forêt, bon nombre de plats me soulèveraient le cœur. Notre héros qui voit tous les Escherichia du monde s’en tient à manger tout cuit. Mouais, une bactérie cuite est quand même une bactérie, non ?

Mais Moyasimon144revenons à Moyasimon, où Tadyasu est très vite récupéré par le professeur Itsuki qui voit en lui une possibilité de prendre de vitesse tous les chercheurs du monde. Le fantastique utilisé par la science. Donc, non seulement le malheureux Tadyasu voit les bactéries comme tant d’écoliers ordinaires verraient des fantômes, mais on le plonge dans les milieux les plus infects. Les étudiants de l’université d’agronomie font peur. Ils fabriquent un saké immonde -bactériologiquement parlant-, font la cuisine tellement salement que les Escherichia colli pullulent dans la salade. J’ignore comment ça se passe dans nos lycées professionnels, mais le nettoyage semble être un peu optionnel parmi ces agriculteurs et agronomes en devenir. Il faut dire que sans ça, ce ne serait pas drôle, Et ça l’est, nous voyons avec Tadyasu des pièces saturées de micro-organismes aux formes rigolotes et plus Tadyasu sature, plus les étudiants de deuxième année ont l’air ahuri, plus nous rions.

Reste à comprendre le titre français, ou l’anglais, de Moyashimon, tales of agriculture, à, Moyasimon, il était une fois les microbes. On ne peut s’empêcher de penser à Il était une fois la vie, il faut dire que le manga, comme le dessin animé de Barillé, présente un très bon niveau de vulgarisation scientifique et que le titre anglais le projette trop du côté de Silver spoon. Que ceux qui sont capables de traduire le sous-titre en VO me fassent signe. Reste que le public n’est pas le même, ou qu’il a grandi et passe maintenant des partiels de biologie cellulaire. Et puis, réjouissez-vous, l’anime et le drama existent au Japon, et si mon instinct de marketing ne me trompe pas, il ne devrait pas tarder à déferler sur l’hexagone. Mais cela est une autre histoire.

Fantastique, humoristique, scientifique, Moyasimon est une agréable découverte, et ne vous laissez pas avoir par la jaquette apparemment unie, elle permet déjà de voir apparaître ce qui se cache dans tous les recoins de ce manga.

Vivement le tome 2….

Snow white, Blancaneves, Blanche neige, la mode des contes


Blanca neves : un titre espagnol pour une version aussi sévillane que tauromachique de Blanche-Neige, en noir et blanc muette -« The artist » a fait des émules au-delà des Pyrénées.

L’affiche Blanca neves chapeau noir, œil ourlé de faux cils, pomme rouge, nous renvoie à Orange mécanique, mais aussi aux affiches en bichromie d’Almodovar, avec une pomme rouge croquée à vous chasser du jardin d’Eden.
En un an, il s’agit de la troisième adaptation cinématographique du conte de Grimm., après les versions de Tarsem Singh et Rupert Sanders. Blanche-Neige, la brunette des frères Grimm, deviendrait-elle la nouvelle star des plateaux, 75 ans après le dessin animé de Disney ?
Relisons les contes de fées, semble être devenu le mot d’ordre. Relisons-les et inspirons-nous en. Les esprits chagrins diront que Charles Perrault, Hans Christian Andersen, Jakob et Wilhelm Grimm ne demandent pas de droits d’auteurs, que les scénaristes n’ont plus d’idée depuis longtemps, qu’ils adaptaient déjà à tour de bras, mais que c’est la crise M’sieurs dames, y compris pour l’industrie cinématographique. Et si la crise justement nous inspirait un besoin irrésistible de nous replonger dans nos textes fondateurs, ceux qui nous sont communs depuis notre deuxième bavoir, celui des contes, ces œuvres hybrides, entre écrit et oralité, entre régionalisme et universalisme, toujours renouvelés, clones émergeant de multiples lieux ?
Relisons-les en nous plongeant dans la série « Once upon a time » (M6), où les personnages de contes de fées vivent dans un village près de Boston du nom de Storybrooke où débarque pour les sauver… la fille de Blanche-Neige et du Prince Charmant.
Relisons-les en découvrant les enquêtes de « Grimm » (sur NT1), ce policier descendant d’un des Grimm qui plonge dans les histoires surnaturelles, échappées des contes de ses ancêtres. (amateurs de Buffy et les vampires, il y a des effets spéciaux qui vous y plairont).
Relisons-les avec Fables, une série de comics de Bill Willingham, où Blanche Neige dirige une ville dans la ville, puisque les personnages de contes ont échappé à leurs mondes fabuleux pour se réfugier à New-York. Un hasard ? Le 15e opus est nominé à Angoulême 2013.
Et puis, allons nous plonger dans les recueils de Charles, Hans Christian, Jakob et Wilhelm. Vous y découvrirez, peut-être, que la Belle au Bois ne s’entendait pas trop avec sa belle-mère, que le Chaperon rouge peut être assez cruelle, que… le monde des contes est parfois bien moins rose bonbon que vous ne le pensiez depuis que vous en aviez découvert les adaptations Disney.

Petits conseils à l’attention de ceux qui se servent régulièrement d’un ascenseur


Un ascenseur, tout le monde le sait, ça se bloque parfois. Cela peut être vous êtes à l’extérieur ou, plus rarement, entre deux étages. Aujourd’hui, quelques jours après Noël, j’ai rejoué le rôle de Madame Musquin. A part que des ascenseurs grillagés, ça n’existe plus ma bonne dame. Heureusement, à la place, on a inventé la télésurveillance. Dans mon ascenseur, qui a été remis aux normes il y a peu, il y a deux boutons avec sonnette. Ne me demandez pas pourquoi, c’est comme ça. Évidemment, après avoir essayé d’appuyer sur le bouton du rez-de-chaussée, sur celui de mon étage et sur l’ouverture des portes une dizaine de fois, j’ai appuyé sur le mauvais bouton, celui qui est resté de l’ancien ascensoriste, ou de celui qui n’a pas fait les travaux, et qui a émis un son étrange, sans doute un appel pour la personne qui passerait par hasard en plein après-midi dans l’escalier. Côté positif, à cette heure, les pros de l’ascenseur travaillent, côté négatif, pas un chat dans les escaliers.
Musquin Mes conseils donc pour parer à toute éventualité : avoir toujours sur vous un bouquin (un bon bouquin de préférence, pas trop lourd quand même, mais qui puisse permettre de patienter. Là, j’avais bon.

-Avoir un portable, ça permet de se dire qu’au cas où l’ascensoriste se perde en route, il y a encore les pompiers. ça peut aussi remplacer le bouquin, histoire de passer le temps, il y a généralement peu de chance de pouvoir jouer à Où est Charlie » avec les portes de l’ascenseur.  Un conseil pour les ascensoristes : un dessin plein de petits détails ça peut peut-être aider les enfermés. Je ne conseille quand même pas la copie de Jérôme Bosch, même si je suis fascinée par ce peintre. Pour le portable, mauvaise pioche, je l’avais oublié.

-Avoir une montre et ça, ça me manquait aussi, quand on vous dit « je serai là rapidement, dix minutes, 1/4 d’heure », c’est toujours bien de savoir depuis combien de temps on poireaute.

– Avoir la clef de la cave sur soi -s’il y a une cave dans l’immeuble, sinon, la clef de la machinerie de l’ascenseur. Évidemment, j’avais tout faux, et mon ascenseur était bloqué juste à l’endroit où est planquée la clef.

-Ne pas s’énerver, ça ne sert à rien. Le bouquin peut y aider, l’heure, c’est pas mal non plus.

-Et puis surtout, surtout, si vous achetez des surgelés, même dans un sac spécial, préférez la montée à pied, même si vous en avez des kilos à bout de bras, parce que le bouquin n’en est pas à un chapitre près, vos entrées du Nouvel An, par contre, vont peut-être vous reprocher un certain temps, et vos invités aussi, d’avoir fait un stand by entre deux étages.

Moralité, pour prendre l’ascenseur, un grand sac, et pas de denrées périssables… D’ailleurs,  monter l’escalier, c’est  plus écolo et plus sportif

10000eme page vue


Merci à vous tous qui passez par ici, pour chercher des infos sur Carrie Bradshaw, la marmotte qui met le chocolat dans le papier alu, les cyclistes, les salades, le fruit du dragon, le carton dans le micro ondes (c’est un mica), et puis à vous qui revenez aussi.

Le jour de la Toussaint, quelqu’un m’a fait passer au-dessus de la barre des 10 000 pages vues. Merci donc aussi à la personne (Dalma ou quelqu’un d’autre), qui est venue par ici en venant de dalmainondon.canalblog.com, puisque j’ai arbitrairement décidé que c’était à ce lien que je devais d’avoir désormais un nombre à cinq chiffres.

Dalma est une jeune femme pleine de talent qui dessine (entre autres) des dalmatiens et des moutons au nom imprononçable, et qui a trouvé bon d’aller courageusement jouer les expats dans la capitale culturelle de l’Europe, j’ai nommé Londres, comme le titre de son blog l’indique. Elle partage deux points communs avec mon amie Chidori de  potager-enchante.com : le don pour le dessin et une fascination pour les écureuils. A part que Chidori ne photographie pas les écureuils, on la photographie en train de leur donner à manger au creux de la main.
Dalma et Chidori sont donc nées sous une bonne étoile, écrit celle qui ne sait pas dessiner et qui un jour se fera un déplacement de vertèbres à force de tenter d’apercevoir les sciuri vulgari (ça c’est pour me la péter, et pour différencier l’écureuil roux de son lointain cousin américano-indo-je-ne sais plus quoi, qui est capable de venir me faire un brin de causette, voire de prendre la pose pour une photo). Donc, merci à Dalma, Muireadhach, et Pompon Petitpied, le lama qui perd ses poils, et à vous tous.Pompon Petit Pied, chez Dalma

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