Manhattan (la série)


Le titre fait bien entendu penser a Woody Allen mais aussi à tout ce qu’il y a de plus culturel et branché aux Etats-Unis. Mais là vous n’y êtes pas du tout !  Pas de Carrie Bradshaw pas debGirls pas de Friends, pas de Broadway, pas de Hyde Park Le désert  ! Los Alamos ça vous dit quelque chose ? Manhattan certes mais pas NY. Manhattan comme le projet Manhattan. Aucun rapport avec une création culturelle. On est dans la science poussée à son extrême limite. Celle de la destruction massive. Manhattan précède, Manhattan a permis Hiroshima et Nagasaki. Manhattan c’est Oppenheimer (Robert mais aussi Frank). Manhattan c’est de la bombe… nucléaire.
Les scientifiques s »enflamment, les scientifiques s’épuisent, dans un camp en plein désert de la mort, entourés de militaires. Chaque minute comme l’annonce un grand panneau à l’entrée de la ville : lebdernier mort de la guerre sera votre fils. La course contre la montre oblige ces scientifiques de Harvard ou d’Oxford à se jeter à corps perdus dans l »effort de guerre.
La bombe A et ses retombées, accidents radioactifs traités par-dessous la jambe : qu’importe quils soient irradiés pourvu qu’ils trouvent la solution avant les equipes de scientifiques allemands. L’ombre de l’espionnage court tout au long de la première saison. La seconde esr en cours (en+24 sur OCS). Trois titres d’épisodes résument à eux seuls : Les limites acceptables. Le nouveau monde. Damnatio memoriae.
Serie historique. Série scientifique. Série d’espionnage. Manhattan est tout cela à la fois. Mis à part Bob Oppenheimer, les personnages sont tous fictionnels. Tout est faux. Tout est vrai. Tout est inventé. Tout est secret.
Une passionnante plongée au coeur d’une des plus terribles utilisations de la science dans l’histoire de l’humanité. Une vraie réussite.

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The Knick, the series


The Knick, from Knickerbocker Hospital, is a serie which has just began on Cinemax broadcast, and in France, on OCS. It’s a medical one. And an historical, too. It begins in 1900 in N-Y in a medicine lecture hall, plenty of old men with bart and fitted coat. In the middle, a patient which has a problem to deliver. Don’t think to an happy end, the baby and mother die, the blood runs, one of the surgeons kills himself. And the other one ? Even if he uses to put drugs in his veins, he become the new chief of surgery. Gore ? Yes. But not just that.
This serie, directed by Steven Soderbergh himself, tells us the great adventure of medicine and surgery, before the modern anesthesics, before the antibiotiics, before the defibrillators, before the screens, before everything that surgery uses every day.
Probably if this woman or her child has survive, it would be for not a long time, imagine all the germs in this hall, incredible ! But it’s because such surgeons dare, in the beginning of the past century than now every people can protest and file lawsuits when there’s any problem. And it’s, too, the reason why you are born and live, often without significent problem. I agree this serie is gore, but life was gore, too, when it was shorter than now.
So, if you’re a doctor, or a student in medicine, watch for this serie which tells you the story of your science, when it was really not an exact one. And if you’re a former, or future patient of a quarter of surgery, don’t forget these men who allow you to have no fear.The Knick » alt= »the knick » />

Go to your tv !

La série médicale du jour : The Knick


Mettons-nous dans l’ambiance tout de suite, la scène se passe à New York et il y est, beaucoup, question de médecine, de chirurgie même. Mais pas de chirurgie proprette, façon Grey’s anatomy. Pas de chirurgie aseptisée, en bloc à couleur verdâtre, avec bonnets de papier, masques, et CD musical façon Nip/Tuck. On est à New York, mais en 1900. L’opération se fait en direct au milieu d’un amphi rempli de messieurs barbus et compassés en redingote et col cassé. Un cas obstétrique intéressant, le placenta mal placé. avec accouchement à risque. mais les chirurgiens se donnent 100 secondes pour réussir, après moult répétitions. A part que le sang gicle, que la mère est saignée comme un goret,,que le bébé intubé dès sa sortie ne va pas survivre, pas plus que la mère. Pour tout arranger, le chirurgien en chef se tire une balle dans la tête et l’autre, le Dr Thackeray, qui a opéré après s’être fait une injection même plus suspecte entre les orteils, va récupérer le poste.

 The Knick

Dans The Knick, (pour Knickerbocker Hospital) on est en pleine invention de la médecine moderne, à un moment où on teste sans principe de précaution, où on innove et où on rate, parce que tous les moyens modernes de contrôle et de suivi n’ont été ni découverts, ni inventés. Pas de défibrillateur, d’écran de contrôle, d’antibiotiques, d’asepsie -on se dit d’ailleurs qu’au cours de cette opération qui débute le premier épisode, si la parturiente ou l’enfant s’en était tiré, ils avaient toutes les malchances de récupérer tous les microbes et virus traînant dans l’amphithéâtre et sur les redingotes médicales.Mais c’est grâce à des illuminés comme Thackeray, grâce à leurs intuitions géniales mais aussi grâce à leurs échecs cuisants, que la médecine a tant avancé en un peu plus d’un siècle. Le tout sur un rythme qui ne faiblit pas, mais connaissant son réalisateur, Steven Soderbergh, on ne va pas s’en étonner outre mesure.

Les saisons seront courtes (10 épisodes) mais intenses donc. Âmes sensibles s’abstenir, on n’a même pas droit à une musique pour relâcher la tension. Amateurs de séries historiques, vous n’allez pas être déçus, c’est tout à fait bien documenté, médecins et futurs médecins, vous allez plonger dans la dure histoire de votre profession, patients passés, présents et à venir, vous avez de la chance que ces médecins-là aient existé, à New York ou ailleurs.

Donc, jetez-vous sur Cinémax aux Etats-Unis ou OCS en France, et bonne découverte !

Et si vous voulez en savoir plus sur le « vrai » Knick », c’est par ici

Snow white, Blancaneves, Blanche neige, la mode des contes


Blanca neves : un titre espagnol pour une version aussi sévillane que tauromachique de Blanche-Neige, en noir et blanc muette -« The artist » a fait des émules au-delà des Pyrénées.

L’affiche Blanca neves chapeau noir, œil ourlé de faux cils, pomme rouge, nous renvoie à Orange mécanique, mais aussi aux affiches en bichromie d’Almodovar, avec une pomme rouge croquée à vous chasser du jardin d’Eden.
En un an, il s’agit de la troisième adaptation cinématographique du conte de Grimm., après les versions de Tarsem Singh et Rupert Sanders. Blanche-Neige, la brunette des frères Grimm, deviendrait-elle la nouvelle star des plateaux, 75 ans après le dessin animé de Disney ?
Relisons les contes de fées, semble être devenu le mot d’ordre. Relisons-les et inspirons-nous en. Les esprits chagrins diront que Charles Perrault, Hans Christian Andersen, Jakob et Wilhelm Grimm ne demandent pas de droits d’auteurs, que les scénaristes n’ont plus d’idée depuis longtemps, qu’ils adaptaient déjà à tour de bras, mais que c’est la crise M’sieurs dames, y compris pour l’industrie cinématographique. Et si la crise justement nous inspirait un besoin irrésistible de nous replonger dans nos textes fondateurs, ceux qui nous sont communs depuis notre deuxième bavoir, celui des contes, ces œuvres hybrides, entre écrit et oralité, entre régionalisme et universalisme, toujours renouvelés, clones émergeant de multiples lieux ?
Relisons-les en nous plongeant dans la série « Once upon a time » (M6), où les personnages de contes de fées vivent dans un village près de Boston du nom de Storybrooke où débarque pour les sauver… la fille de Blanche-Neige et du Prince Charmant.
Relisons-les en découvrant les enquêtes de « Grimm » (sur NT1), ce policier descendant d’un des Grimm qui plonge dans les histoires surnaturelles, échappées des contes de ses ancêtres. (amateurs de Buffy et les vampires, il y a des effets spéciaux qui vous y plairont).
Relisons-les avec Fables, une série de comics de Bill Willingham, où Blanche Neige dirige une ville dans la ville, puisque les personnages de contes ont échappé à leurs mondes fabuleux pour se réfugier à New-York. Un hasard ? Le 15e opus est nominé à Angoulême 2013.
Et puis, allons nous plonger dans les recueils de Charles, Hans Christian, Jakob et Wilhelm. Vous y découvrirez, peut-être, que la Belle au Bois ne s’entendait pas trop avec sa belle-mère, que le Chaperon rouge peut être assez cruelle, que… le monde des contes est parfois bien moins rose bonbon que vous ne le pensiez depuis que vous en aviez découvert les adaptations Disney.

Scream 2.0


Ayant, dans une boutique La Chaise longue qui bradait avant travaux, fait l’acquisition d’une planche de silicone pour glaçons du nom de la marque  « Frozen ice tray » et du nom de Scream.  Scream, ça me dit quelque chose. Je ne suis pas sure de les avoir tous vus mais au moins 3 sur 4. Et quelle ne fut pas ma surprise de découvrir sur la boîte mon tableau fétiche, j’ai nommé le Cri de Munch. Autre titre, l’allemand : « der Schrei », bon, tout ça ne me disait pas que les « de langue anglaise » l’avaient baptisé « Scream » Quelques recherches sur le net plus tard je viens de découvrir que le masque de Scream a été réalisé d’après un vieux masque d’Halloween lui-même inspiré de …. Munch et de son cri.
Je ne verrai plus jamais ce tableau du même œil !affiche Le Cri
Donc quand vous vous rendrez à l’expo du Centre Pompidou, vous comprendrez qu’on ne vous laisse pas entrer avec un couteau de boucher. D’ailleurs j’espère que ce n’est pas encore une expo que je vais louper. Les heures sont rares en ce moment…

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