En Corée, les BD s’appellent manhwas


En Corée, les BD s’appellent manhwas, mais ce n’est pas d’un manhwa que je parlerai ici. Si on s’en tient au nom de l’auteur, Jung-Sik Jun, dit Jung, cela pourrait en être un mais , si on s’en tient au pays où il vit, c’est de la BD franco-belge. Etrange, me direz-vous ? Et vous échafauderez des hypothèses, vous comparerez à nos mangakas français, eh bien non, aucun rapport, il ne s’agit pas de fascination pour un pays exotique. Quoique… d’une certaine façon. Couleur peau de miel est une BD autobiographique. Elle raconte l’histoire de Jung, l’auteur, et de Jung-Sik Jun, l’enfant de 4 ans trouvé dans une rue de Séoul.

Aujourd’hui, pour nous, la Corée, c’est ce pays partitionné, au Nord une des dernières dictatures communistes, au Sud, un pays qui organise des jeux olympiques en 1988 et d’où viennent un certain nombre de produits technologiques, sous les marques Samsung, Daewoo…  La Corée, c’est aussi un no man’s land, entre les deux pays, et si vous vous souvenez de Die another day, (Meurs un autre jour), et du début du film, vous avez une vague idée.  Juste le début, parce que la scène de patinage de voiture, ça ne se passe plus là mais en Finlande ou quelque chose comme ça. Et finalement, on a un peu oublié pourquoi on en est arrivé là, cette pcoupure, qui vient de … la guerre de Corée. Un autre souvenir A cinématographique ? M.A.S.H bien sur. Même si vous croyez que ce film se déroulait au Vietnam. Non non non, d’accord c’est un film de 1970, donc en pleine guerre du Vietnam.

Donc, la guerre de Corée a fait de nombreux morts parmi les Coréens et des Américains s’en sont émus, d’autant plus que les morts adultes impliquaient des orphelins donc des enfants à protéger en pleine guerre. Et des Américains ont décidé d’adopter de petits Coréens. Mieux, de créer une fondation avec orphelinat en Corée, et adoption dans le reste du monde. Et ça a marché du feu de dieu. Adoptez votre petit Coréen, c’était tendance. DSCF1577 C’est comme ça que  notre narrateur quelques années plus tard -la guerre de Corée était finie à sa naissance- il n’y avait plus à protéger les enfants mais c’était mode a été adopté, non aux Etats-Unis mais en Belgique. Il va sans dire qu’il ne parlait pas un mot de français -il débarquait dans une famille francophone de la région de Bruxelles, et qu’eux ne parlaient pas un mot de coréen.  Qu’à cela ne tienne, Jung a appris le français. Sans traducteur bien sur. C’est son histoire, de l’enfant perdu au grand adolescent que Jung nous raconte, avec franchise et émotion. C’est dur la vie du « chinetoque du coin », l’enfant dont les papiers à l’orphelinat signalaient qu’il avait la couleur peau : miel. Une jolie couleur, vous ne trouvez pas ? Apparemment, il préfère à face de citron, et on le comprend. Donc Couleur peau : miel, c’est l’histoire d’un enfant déraciné qui ne sait même pas si sa mère est encore vivante, qui se retrouve au coeur d’une nombreuse famille belge. Ca porrait être pire, ça pourrait être mieux.

Et le dessin me direz-vous ? Alors, manhwa ou BD belge ? Ou autre ? Une admiration avouée pour le Japon, et une influence coréenne réelle. Lectures ou influence d’amis artistes ? Dans la rondeur des dessins notamment. Mais je vous laisse choisir, en sachant que l’adaptation es ten cours sur France 5 et qu’on ne devrait pas tarder à la voir sur nos petits écrans. Et je trouve que c’est une bonne nouvelle. Voilà la BA

Approved for adoption (english version) – France5
Teaser Approved for adoption

Et un blog qui lui est consacré http://approved-for-adoption.blogspot.com/

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Benjamin mérite mieux que ça !!!


Pour ceux qui me suivaient sur 360, vous savez que je suis une inconditionnelle du dessinateur de manhuas (prononcer mannras) Benjamin, en chinois Zhang Lin, à qui j’ai d’ailleurs emprunté mon avatar. Le manhua, c’est de la bande dessinée chinoise, Benjamin est un surdoué de la palette graphique qui sait tenir un crayon, ou un stabilo, puisque c’est l’outil qu’il utilise généralement pour les dédicaces. Oui c’est de moi les photos où il dédicace, et oui, je me la pète avec mes albums dédicacés !

Benjamin aime le rock et est une rock star. Il n’y a qu’à regarder ses dessins pour en être sur.  Je sais que je suis partisane, parce j’aime le rock et que le R’n’B me laisse de glace, voire m’ennuie un tantinet, mais Benjamin est en train de devenir célèbre, en France au moins, grâce au R’n »B, et à une petite Française du nom de Jena Lee.

Si vous voulez voir le clip, c’est ici,
http://www.youtube.com/watch?v=m6Rc8idptUM

Désolée, je ne peux pas l’intégrer plus que ça.

sinon, Benjamin, c’est le slide  ci-dessous.

et son blog, c’est ici http://blog.sina.com.cn/benjamin

Super héroïne des rues


Vous aimez les superhéros qui se baladent dans des tenues aussi fluo que moulantes, qui se changent dans des cabines téléphoniques en tournoyant sur eux-mêmes – y en a qui doutent de rien, alors qu’une cabine téléphonique c’est déjà difficile pour certains d’y entrer et de refermer la porte derrière eux, la preuve, le nombre de cabines à porte ou vitres cassées-.  Vous aimez les super pouvoirs qui viennent de planètes improbables aux noms d’ampoules électriques ? Vous aimez les grands baraqués qui cachent leurs muscles sous des chemises cravate en faisant des métiers déjà sympas, et qui prennent le boulot de quelqu’un d’autre alors que pour eux ce n’est qu »une couverture ?

Dans ce cas, vous serez peut-être étonnés, désarçonnés, stupéfaits… que sais-je encore ? par Jesse Sanchez, alias Street angel.  Malgré son prénom équivoque, Jesse est une fille, malgré son statut de super héroïne, Jesse est une pré-ado.  Et Jesse n’est poas du tout du genre tirée à quatre épingles, manucurée et laquée  comme Lynda Carter, il faut dire que pas un cheveu qui bouge quand on se bat ni une goutte de sueur, admirez la linda-carter-38, je crois qu’à ce moment-là elle est en train de soulever un bus ou un tank.
Jesse, elle, a le cheveu gras, le jean crade et informe, le tee-shirt assorti.  Jesse aimerait surement bien avoir un boulot même fictif.  Mais comme elle est seule au monde, qu’on n’est pas sur de sa généalogie, mais qu’elle serait peut-être descendante de ninjas -oui, je  parle d’un comics, non je ne parle pas d’un manga et non ça ne se passe pas au Japon- donc comme sa famille est surement bizarre mais surtout totalement absente, Jesse vit dans la rue. Ses armes ? Pas de super pouvoir, pas de force surnaturelle, pas de bracelets multipliant sa force par mille comme la fille avec le short -enfin si on peut appeler ça un short , bleu étoilé. Petite digression, il n’y a bien que les Américains pour mettre le drapeau national aux fesses de leur héroïne.  Vous imaginez Jeanne d’Arc se faisant une barboteuse avec le drapeau tricolore fleurdelisé ?

Donc l’arme de Jesse, c’est son skate, qu’elle dirige comme une pro, c’est bien simple, si il y avait une compète aux JO, elle serait sure de remporter la médaille d’or avec une jambe dans le plâtre. Croyez-moi, ou croyez les auteurs, un coup de skate sur la tronche, ça peut faire très mal, et un revers de skate, ça vous décapite 3 personnes comme rien. Mais ce n’est pas tout, Jesse, le poids plume, n’a pas besoin de jouer de sa force, qu’elle n’a d’ailleurs pas, Jesse est une surdouée des arts martiaux. Les deux talents combinés lui permettent de vaincre des ninjas – je sais, on est aux USA, et non, il ne s’agit pas de tortues, de renvoyer des conquistadores espagnols dans un trou spatio-temporel pour leur permettre de retourner massacrer les Péruviens., elle va même jusqu’à vaincre un démon particulièrement moche qui s’attaque au Christ de l’église de ce quartier déshérité. Gamine des rues, elle devient l’ange des rues, Street Angel, ce qui ne l’empêche pas de se planquer très peu courageusement quand apparaît une de ses copines de classe, et qu’elle est prise en flagrant délit de chercher sa bouffe dans les poubelles.

Une super héroïne bien sympa somme toute cette Street angel StreetAngelTP

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