Le froid est revenu… sur la cité des dieux


Certains ont la chance d’avoir tous leurs week-ends, samedi dimanche de congé. Moi pas, c’est comme ça, j’en profite en général pour aller dans les musées le jeudi matin -ben oui parce que le mardi y en a plein de fermés, et le lundi c’est est d’autres, entre temps il y a le mercredi courage fuyons et les hordes de gamins et le vendredi RTT. Mais là, j’étais en congé ce samedi après-midi, le ciel était plombé, le temps très frisquet, j’aurais pu choisir de me faire ds châtaignes dans mon wok avec une tasse de thé, eh ben non ! Pas de problème, tout le monde est en train de faire ses courses de Noël, pas question de me faire écrabouiller les orteils au Galeries Farfouillette, je file voir une expo que je n’ai pas encore eu le temps de voir, la faute dans le désordre à un plombier, une copine qui devait venir avec moi mais n’est jamais là, la grippe A, et quelques ratons laveurs…

16raccoon9 Je ne sais pas vous, mais j’aime bien les ratons laveurs. Ceux de l’inventaire de Prévert bien sur, mais aussi ces petites bestioles qui ont lé réflexe de nettoyer ce qu’ils mangent, alors qu’il y a des êtres humains qui ne sont pas fichus de le faire, ni de se laver les mains avant de manger d’ailleurs, c’est simple, depuis une certaine enquête sur les cacahuètes des bars, non seulement je ne mange plus de cacahuètes, mais je me demande si je ne vais pas arrêter les chips et autres trucs qui aident à ne pas être beurrée comme une petit Lu au bout d’un demi-verre. Donc pour en revenir aux ratons laveurs, j’ai un souvenir d’un livre d’enfant, une page d’un raton-laveur avec une pomme, je l’avais tout de suite trouvé bien sympa. On ne m’avait pas encore expliqué qu’il ne fallait jamais rincer ses fruits dans de l’eau pas claire de la rivière -dans à la claire fontaine, on peut laver ses fruits-, je ne connaissais pas la turista, faut dire que… je ne savais même pas lire… Bref, j’aime bien les ratons laveurs, et je profite de ce qu’ils passent par là pour saluer ces petites Zorros de la propreté. J’en adopterais bien un d’ailleurs, mais si je m’écoutais dans ma baignoire il y aurait déjà une loutre, et la mangeoire d’un veau, et puis on ne sait jamais, je suis peut-être aussi allergique aux ratons laveurs qu’aux chats. Je crois d’ailleurs que je n’en ai jamais vu un autrement qu’en photo. N’empêche que c’est mes voisines acariâtres qui seraient contentes de me voir me balader avec un raton laveur en laisse dans l’ascenseur. J’en ris d’avance.

Enfin revenons à nos moutons, ou plutôt à mon idée d’aller voir l’expo sur Teotihuacan au musée du quai Branly pendant que les autres se piétinaient dans les grands magasins les petites boutiques et les centres commerciaux. Donc alors que la température baissait déjà je pars sans gants, sans chapeau, sans écharpe, en me disant que si personne ne m’a dit qu’il y avait trois heures de queue, c’est qu’il n’y a personne, que ça ne passionne surement pas les foules, etc, etc. Béatement optimiste que j’étais. Déjà un peu moins quand j’ai vu la queue pour acheter un billet. Pour ceux qui n’ont pas encore mis les pieds au musée du quai Branly, la file d’attente n’est pas sous la pluie mais à l’air libre, au milieu d’un jardin, ça avançait moyennement et quelqu’un – ah ce quelqu’un qui va pêcher les infos et à qui quelqu’un d’autre de bien informé a dit que… il y avait 45 mn d’attente à l’intérieur. 45 mn, c’est un peu long, mais bon, j’y suis, j’y reste, je zappe les queues aux guichets puisque ça allait plus vite aux distributeurs automatiques, à part que je suis tombée sur un distributeur qui allait moins vite que moi et que j’ai failli lui donner mon code de carte bleue quand il me demandait le nombre de billets que je voulais. Je ne suis jamais très patiente, mais c’est pire quand j’ai froid aux mains et que je ne peux pas mettre mes mains dans mes poches, la faute à un distributeur. Heureusement que je ne vis pas à Moscou, je crois qu’il n’y aurait plus un distributeur de vivant dans les rues. Bref, je récupère mon billet, et je me précipite vers… une queue, le long d’un mur courbe, du genre dont on ne connait pas la fin exacte. Une horreur. Là encore, on est protégé de la pluie, mais on croirait que l’architecte du musée du quai Branly avait peur de la mousson, et qu’il n’a jamais envisagé qu’en bord de Seine aussi, il peut faire froid, très très froid. Surtout quand on part en jean, surtout quand on a un manteau tellement court que d’aucuns l’appellent veste. Et qu’on a beau avoir un col haut, et un coll roulé en-dessous, ça ne suffit absolument pas, et qu’on pense que cette foutue H1N1, à force de piétiner dans le froid au milieu de plein de gens dont peut-être certains sont porteurs du virus, on va finir par se la choper, histoire d’être malade le jour de Noël. Qu’on entend que certains vont tenter de se faire rembourser leurs billets, mais qu’ils sont derrière, les traîtres. Qu’un gardien se promène avec un panneau indiquant « à partir de cet endroit 1h30 d’attente » mais qu’il n’a pas l’air de savoir où le déposer ce panneau. Je crois que je pourrais refaire de tête le dessin qui ornait la librairie du musée, sur la gauche. Une sorte de serpent si j’ai bien compris.

Bon, l’expo, elle valait vraiment le coup d’attendre. Peut-être que je changerai d’avis dans quelques jours si je me retrouve sous antibios, mais pour l’instant, si si ! et un conseil, allez-y deux fois. Parce qu’il y a les endroits qu’il faut éviter pour cause de groupe qui s’agglutine -moins agressifs que dans d’autres musées les groupes, et puis parce qu’il faudrait presque lire une fois tous les textes avant de regarder les objets si c’était possible bien sur. A moins que parmi vous se trouvent des spécialistes de la civilisation de Teotihuacan, la cité des dieux, bien sur. Une drôle de civilisation d’ailleurs, à l’âge de pierre au 6e siècle ap. JC. Les civilisations amérindiennes n’ont décidément pas fini de m’étonner. Entre les Incas qui ne connaissaient pas la roue et les teotihuacans qui n’utilisaient aucun métal, on se demande comment ils arrivaient à construire des pyramides, les uns et les autres.  Mon seul regret, pour moi qui traine partout mon appareil photo, l’avoir justement oublié aujourd’hui. Mais l’expo n’est pas finie et avec un peu de chance j’arriverai à y trainer mon appareil photo afin d’immortaliser la poule folle poule-folleou la bataille des serpents à plumes, une fresque de cinq couleurs.
Drôle de civilisation dont on ne sait pas grand chose finalement, puisqu’on ignore toujours la forme de gouvernement et éventuellement le nom d’un des dirigeants, alors qu’ils avaient un système d’écriture, les glyphes. Etrange civilisation où le dieu de l’orage est tout puissant et… porte des lunettes. Surprenante civilisation que je ne peux que vous inciter à aller découvrir, bien emmitouflés, avant le 20 janvier.

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La mort par gâteau


Je sais c’est affreux, mais si vous m’aviez vue il y a 10 jours, ce n’en était pas loin. Ce n’était pas de la gourmandise, non non non, j’ai bien failli dire « ce gâteau m’a tuer ».

Donc je préparais un apéro dînatoire, ce qui avait mal commencé c’est que la veille j’avais fait les courses et que j’avais oublié la moitié des choses. Donc que j’étais redescendue à la supérette du coin. Heureusement qu’elle existe celle-là !  Surtout que j’étais redescendue plusieurs fois. Parce qu’il y a les trucs que j’oublie, et les trucs dépassés par les évènements. Soit je n’ai pas utilisé de fécule depuis très longtemps – horreur et damnation, ça fait horriblement longtemps que je n’ai pas fait de gâteau,  soit j’avais racheté de la fécule, utilisée, jeté la boîte depuis, soit je ne fais absolument pas attention à la date de péremption. Et là, 2003, ça m’a fait un choc.

Cerise sur le gâteau -et quand je dis cerise, je tentais la forêt noire- mon imprimante décide que l’encre noire c’est fini. Plus exactement elle ne me dit rien cette andouille, pas le moindre petit message d’erreur, non, alors là vous allez dire que je suis totalement imprévoyante, que les cartouches d’encre ça ne périme pas… A part que je m’étais dit que je n’en rachetais plus puisque malgré les changements, nettoyages etc mon imprimante faisait des siennes. Des couleurs immondes, et de pire en pire, donc ma décision c’est je finis toutes mes cartouches et j’en rachète une autre ? Toutes, non, une cartouche jaune subsiste. Donc revenons à mes recettes, je me trouve devant des recettes à lire sur un écran et évidemment pas dans la cuisine. Alors dans le genre « il faut que j’ajoute du sel maintenant ou après, tout ça est moyennement pratique.

Pour en arriver au gâteau, habituée que je suis à mon four, je mets la température exactement supérieure à celle donnée par la recette. Le temps indiqué et je continue, tout en restant dans la cuisine je tiens à le préciser. Mon gâteau commence par lever superbement -ben tiens, j’ai tout fait pour- et je tourne le dos au four. Et brusquement, 10 mn avant la fin du temps réglementaire, je sens une odeur bizarre, et je ne jette de coup d’oeil qu’à la partie « compte-minutes » de mon four. Pas habituée à cuire du gâteau au cacao, -je précise que dans la forêt noire, on mélange la poudre de cacao avec la farine et la fameuse fécule- pas habituée à cuire du gâteau à la poudre de cacao disais-je je ne m’en fais pas plus. ALors là j’aurais du, parce que quelque chose comme une minute plus tard, alors que j’étais allée vérifier un truc sur mon ordi, une fumée épaisse sortait du four, et commençait à envahir ma cuisine. Heureusement qu’aucun de mes voisins ne devait passer par là, sinon quand j’ai ouvert la fenêtre, j’aurais du avoir droit aux pompiers. Mon gâteau ??? Car-bo-ni-sé. A un point que je ne pensais pas être possible. Une fois que j’ai eu fini de tousser, je me suis évidemment jetée à nouveau sur la recette, j’ai ressorti le batteur, remélangé tout- une chance j’avais été très prévoyante pour les œufs-, j’en avais encore 6 d’avance, et là, un œuf m’échappe, et finit sa course sur le sol. Alors, à ce moment-là, avec le four grand ouvert, l’œuf par terre, le moule en silicone à cramé incrusté qui trempait misérablement dans l’évier, le gâteau noir comme du charbon posé sur un alu parce que trop chaud pour aller dans le sac poubelle,  et juste après, quand j’ai cru avoir nettoyé l’œuf, trop vite bien sur, et que j’ai failli me casser la figure, là, franchement, je ne devais pas être  loin de cette photo. A part que le gâteau était totalement incomestible.  Et que je pense que je n’aurais pas accepté de me faire photographier.

Bon, tout ça, c’était ma contribution à Halloween, le jour où les morts se relèvent, et viennent vous chercher des friandises. Trick or treat ???

La mort par barbe-à-papa


Même artiste que l’article d’hier. Cette fois la femme ne meurt plus victime de ses tupperweares serpents mais de sa gourmandise qui la poursuit

La mort par barbe à papa

Ca a beau paraître rose comme ça ça fout les jetons, demain je devrais aller dans une brocante, si je vois une barbe-à-papa ou une barbe-i-bule, je prends mon courage à deux mains et je pique un sprint avant qu’elle ne me rattrape ! Foi de Lenny !

La mort par tupperweare


Non, ce n’est pas un article de Sam, mais une photo tellement pop qu’elle pourrait être japonaise, mais l’artiste est mexicaine. Son nom, Daniela Edburg. A voir à l’expo Photoquai (ne prononcez pas fotokwai, c’est quai, comme un quai, Branly en l’occurrence), expo en plein air jusqu’à la fin novembre en bordure de Seine, juste en face du Musée Branly.

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