Eloge de l’oreo ou comment un vieux truc super connu arriva jusqu’à mes papilles


oreoQui ne connaît aujourd’hui ce biscuit-sandwich américain noir et blanc, plus ou moins chocolaté (7% ce n’est pas violent), à la crème, qui vu d’avion ressemble à une pièce de monnaie d’un pays hispano-américain.. Son nom à lui seul d’ailleurs évoque l’or des Incas, et ce n’est pas ses tentatives de goût chocolaté qui l’éloigneront de cette légendaire mythologie des dieux serpent et des huacas.

L’Oreo a aujourd’hui un siècle. Contrairement au coca, au jean et au McDo, l’Oreo a mis un temps inimaginable pour arriver dans l’hexagone. L’oreo serait apparu par ici en 2000. Apparemment timidement, et je ne sais dans quelles épiceries fines fréquentées uniquement par des Etats-Uniens. Bref, il fallait chercher l’oreo pour le découvrir.

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L’histoire incongrue de la pépite de chocolat


Tout a commencé dès potron-minet, un samedi de juillet.

Elles étaient quatre, tenant un stand au Parc des expositions de Villepinte pour la Japan expo Europe (enfin France). Une dessinatrice, une scénariste-éditrice, et déménageuse de site et celle qui s’était autrefois voulu soutien moral et qui depuis quelque temps n’arrivait même plus à garder ledit moral pour elle-même. Celle qui ne servait à rien était allée chercher les cafés.Une des quatre était passée avant de venir à sa boulangerie préférée et avait rapporté pains au chocolat et tresses aux pépites de chocolat, énormes, croustillants, moelleux, remplis de crème.

La dessinatrice aimait le chocolat, énormément, immodérément. Celle qui ne servait fichtre à rien aussi, presque aussi immodérément -quand elle s’est rendue compte depuis qu’elle avait oublié dans un fond de placard des chocolats à servir avec le café et que ceux-ci étaient périmés, elle s’était posé la question :  fallait-il que, de désespoir, elle se jette par la fenêtre -du deuxième étage-, que, de honte, elle prenne un sabre et se découpe selon les rituels du seppuku ? Ou qu’elle mange les chocolats périmés. La troisième solution fut sa préférée. Elle a survécu, rassurez-vous. Et si ça ne vous rassure pas, bande de sans-cœurs, doit-on vous laisser lire ce post jusqu’à la ligne ultime ?

Donc reprenons. Sur un stand de la Japan expo, quatre personnes et un peu plus de gâteaux. La mangaka se précipita vers une tresse aux pépites de chocolat. Étant donné la taille de la tresse et la densité de pépites au cm², il devait y en avoir au bas mot une cinquantaine. L’auteure de ce post décline toute responsabilité si le nombre de pépites initial est inexact.

Assise sur un tabouret, un petit plateau ayant contenu quatre gobelets de café sur les genoux, la mangaka se préparait déjà  à attaquer sa tresse avec allégresse. Mais les pâtissiers sont parfois négligents, et oublient de coller les pépites à leurs viennoiseries à l’aide de la colle forte. Deux pépites bondirent. L’une sur la jolie jupe Desigual de la gourmande, l’autre sur le plateau. Déjà elle ramassait en pestant la pépite qui risquait de tacher son vêtement, et reprenait tranquillement sa dégustation. Ni d’une ni de deux, celle qui ne servait strictement à rien pensa qu’elle allait au moins servir à ce que cette pépite ne finisse pas à la poubelle. D’un geste preste, elle récupéra la pépite, et en prononçant la formule rituelle « Srapaperdu pourtoulmond » qu’on graphie généralement « Ça ne sera pas perdu pour tout le monde », n’en fit même pas une bouchée.

C’est alors que l’impensable se produisit.

cri_munch

Un cri perçant vrilla l’air, surpassant les sons du stand Sega tout proche, les annonces des hauts-parleurs, le hurlement croissant de la foule qui se ruait dans les allées du Parc des Expositions. Un cri à l’état pur, primal, bestial, rauque, un de ceux qu’on attribue d’habitude aux lionnes dont le lionceau est menacé.

Encore suis-je sans doute bien en-deçà de la vérité. Levant les yeux, la gourmande n° 2 fut interloquée, et tout aussitôt prise d’un énorme fou rire. Voir la dessinatrice le doigt pointé vers le plateau de carton, bouche grande ouverte, visage chamboulé, donnant libre cours à son angoisse, qui n’aurait sans doute pas été pire si elle avait été entourée d’une armée de mygales et de serpents minute, était tellement sans aucune mesure avec cette misérable pépite de chocolat, que la dessinatrice en aurait ri de bon cœur, si elle n’avait été si impliquée.

Le problème du fou-rire, c’est qu’il ne s’arrête pas au quart de tour, et que la crispation du visage de la mangaka. Les comédiennes qui ont jusqu’ici joué le rôle des assassinées de Ring, Scream, the Grudge,et tant d’autres, ne sont pas à la hauteur. Sans doute faudrait-il que je me repasse l’intégrale des films fantastiques que j’ai dégustés depuis mes 12 ans, que je relise toutes les BD, tous les mangas les plus sombres, pour avoir une chance de trouver l’illustration à la hauteur de ce cri-là.

Vous étonnerez-vous ? Ce fou-rire-là fut très mal perçu, et la mangaka se drapa dans sa dignité. Quant à la dignité de la rieuse, il s’agit heureusement d’une adepte du maquillage waterproof, ce qui lui évita les longues coulées fantasmagoriques sur les joues. Et regrette encore que nul photographe, nul cinéaste amateur, n’ait saisi cette scène tout aussi étrange que paroxystique, qui aurait pu servir à la publicité de la Japan expo de longues années durant.

Le cri-2the laughing lion baby... heheh... LOL

vs

Chôco


J’ai eu chaud….

L’autre jour je mange un chocolat, sans le papier alu que la marmotte au chômage ne ferme plus (si vous avez un épisode allez voir ici. Il s’agissait d’un chocolat fabriqué à base de chocolat et de je ne sais qui, je tiens à le préciser. Ce n’était pas mauvais, c’était artisanal, familial, ce qu’on veut, mais pas un grand chocolat. Et puis deux jours plus tard mon père, à qui on venait d’offrir des Jeff de Bruges m’en propose. Dans un cas comme dans l’autre, décharge électrique. Vous savez ce qu’a fait le chien de Pavlov lorsqu’il recevait des décharges électriques, il s’est mis à sursauter. Moi j’ai arrêté de manger du chocolat. En pleine période de Noël, plus de quinze jours sans manger le quart du dixième d’un carré. Dégoûtée. Et comme je passais chez le dentiste aujourd’hui pour autre chose, j’en ai profité pour lui annoncer la catastrophe. Côté négatif, j’ai les dents qui se déchaussent -bizarre d’ailleurs, moi je me chausse et je me déchausse, mes dents ne se sont jamais chaussées, et elles passent leur temps à se déchausser- côté positif, c’est juste le sucre qui me gêne, et comme j’adore le chocolat noir, très noir, donc peu sucré, tout va bien, je me suis jetée sur ma plaque de 85 % en rentrant. Pas belle la vie ?
choco

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Bento d’après Pâques


A moi le grand week-end ! samedi mardi, rien que ça ! Donc pas de bento avant mercredi. Un vrai bento fait de restes. Un sauté de veau -j’ai repris la recette donnée il y a quelques mois- on ne change pas les recettes qui passent avec à peu près tout le monde, à part que j’ai fait un peu plus dans le printanier, foin du bok choy pour Pâques, et vivent les petits pois.

Donc dans le grand compartiment, un contenant de veau, un contenant de petits pois, -eh oui, j’ai oublié ma délimitation de compartiment dans l’égouttoir de la kitchenette au boulot- un Babybel

Dans le petit compartiment, restes d’une déco de dessert : quelques groseilles, et avant que je n’aie dévoré tous les petits oeufs inclus dans le plus grand de mes œufs en chocolat -il n’y a plus trace de l’œuf en métal, enfin des chocolats qui avaient eu la mauvaise idée de s’y planquer-. Quand à l’œuf dont on voit le jaune, il était en sucre… Le petit poussin est là pour la déco, pas de sauce aujourd’hui, et pas de poussin visible sur la photo d’ailleurs, je ferai une explication de mes bouteilles de sauce une autre fois, mais je vous laisse ce soir sur ce suspens difficilement soutenable : comment ça marche ? Qui du poussin ou de la sauce???

Bento Bento de Pâques

Qui de l’oeuf ou du chocolat ?


On s’est longtemps demandé qui de l’œuf ou de la poule était le premier. Mais qui de l’œuf ou du chocolat ? Mmmm ?

Prenez un œuf en métal signé d’un grand restaurant de la rue de Royale qui a inspiré Feydeau -non, je ne cite pas de marque…. l’œuf est en métal et contient des bonbons de chocolat noir.

Prenez une fondue de chocolat, enfin quand je dis fondue, c’est plutôt fan qu’il faudrait dire, puisqu’il s’agit de moi et que je peux être fondue de bien des choses mais que si je vous dis que je suis fondue de fromage, de Savoie, de chocolat, vous allez me prendre pour un caquelon.

Donc prenez une fan de chocolat et un œuf en métal. La fan de choco a ouvert l’œuf mais comme elle avait plein de choses à manger elle n’avait pas encore attaqué. Mais là elle -enfin moi- se décide à l’ouvrir -l’œuf- et… n’y arrive pas. Comme elle -enfin moi- voulait offrir un choco à son père avec le café, le père en question tente d’ouvrir l’œuf, mais pas plus doué, et pire, avant d’avoir eu le temps de dire ouf, il donne un coup de poing sur l’œuf pour le fermer encore plus. Coincé de chez coincé. Donc ce soir j’admire un œuf dans lequel le chocolat va bientôt se mettre à fondre étant donné la chaleur estivale qui règne à Pâques -ben oui, même si on est au printemps, la chaleur n’est pas printanière, m’sieurs dames, 25°C c’est l’été ou je m’y connais pas. Enfermé dans sa coque métallique, le chocolat va lentement se détériore, que c’est une vraie calamité. Alors quand on collectionne les œufs -je signale aux généreux donateurs qu’il me manque justement ne serait-ce qu’un œuf Fabergé dans ma collection…- pas les vrais bien sur, les en toute matière, et qu’on est totalement accro au chocolat, se pose la douloureuse question : qui de l’œuf ou du chocolat ???

Faut-il se calquer sur « on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs »‘ et récupérer les bonbons ? Faut-il admirer l’objet et se priver du choco ???

Tout cela est en train de me traumatiser totalement, et je sens que je ne vais pas réussir à dormir !!!! Vous trouvez pas que c’est carrément injuste, vous ????

Calimero

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