Chorus 92 : acte 3 : No one is innocent


Troisième -et dernier pour moi- concert de Chorus 92 -qui proposait beaucoup plus de choses : No one is innocent.
On peut dire que j’ai fait dans la diversité. Après le troubadour rock, après le p’tit groupe gentillet, voici No one is innocent, un groupe limite métal très engagé. Le tout dans une MJC. Si si, ça existe encore ! Bon, comme j’ai tendance à un peu confondre ces trucs d’un autre temps, MJC pour moi, c’était Antoine et Colette, de Truffaut, ce film d’une vingtaine de minutes où Antoine Doinel rencontre Colette, alias Marie-France Pisier, qu’il retrouvera d’ailleurs dans L’Amour en fuite (pour les ex-fans de Dorothée, à voir absolument), le dernier Doinel, pour les fans de Souchon, je pense que c’est la première fois que celui-ci composait une musique pour un film. Donc dans Antoine et Colette, Antoine rencontre Colette dans ce que je croyais être une MJC. L’un n’empêche pas l’autre mais vérification faite c’est aux Jeunesses Musicales, que se déroule la rencontre d’Antoine Doinel et Colette. Que ceux qui ont toujours fait la distinction entre ces institutions m’excusent, j’ignore si elles étaient inconnues dans mon coin -où il y avait déjà un conservatoire-, mais je n’y avais encore jamais mis les pieds. malgré mon âge très avancé. A Chaville, la MJC elle est derrière une petite église en meulière des années 30, apparemment assez lourde architecturalement, du moins de l’extérieur, Notre-Dame de Lourdes.Tellement près qu’on peut imaginer qu’il s’agit de l’ancienne salle de patronage
Première partie, des inspirations folk, blues et Ravi Shankar pour un certain Delbi, seul sur scène, avec quelques instruments, qu’il sample à tour de bras -ou de pieds-, et que tous ses morceaux sont un tantinet interminables. Pas inintéressant, surtout sa reprise de « Billie Jean », qu’il s’est complètement réappropriée, il fallait l’oser, surtout depuis un certain jour de juin 2009 et c’est quelqu’un qui n’a jamais aimé particulièrement Michael Jackson qui vous le dit (si si il y en a, des qui ont fait overdose de Thriller par exemple, merci de ne pas m’agonir d’injures). Donc, ce Delbi, pas inintéressant, mais on préférerait en doses homéopathiques.
Seconde partie, No one is innocent, j’en connaissais surtout La Revolution.com. Là, je m’en suis pris plein les oreilles, les yeux, la tête. Pour déménager, ça déménage.
Côté « costumes de scène » puisque j’ai fait une description pour les précédents concerts, disons que le chanteur avait simplifié au maximum le haut -un brassard- noir, donc assorti au boxer qui dépassait largement du jean et la coiffure. Des qualités indéniables de showman, même si ça manque un tantinet de mélodies. J’aime toujours autant les textes, de vrai rock, rebel with plenty of causes, de la politique française à l’histoire du Chili, mais est-ce la fatigue, les lumières -pitié, le trop est l’ennemi du bien, et outre le fait que c’est une catastrophe pour les photos (une chance sur deux qu’elles soient prises dans l’obscurité) à raison des 2/3 du temps ça fait beaucoup- à mi-concert, une vrille m’entre dans le crâne et s’installe. De quoi tout gâcher. Je finissais par rêver d’un bon verre d’aspirine.
Enfin apparemment tout le monde n’était pas du même avis que moi, le public adhérait complètement, à l’instar de Miss Paramount, dont vous pourrez lire le post ici http://misssparamount.livejournal.com/11148.html, donc le public se démenait, et ce jusqu’au final sur scène
Une (très petite) idée en vidéo -dans un moment calme, histoire d’avoir quelque chose d’acceptable au niveau son et lumière – puisque ce n’est pas le point fort de mon appareil photo.


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Chorus 92 : acte 2 : BB Brunes


Suite -et pas fin- du festival chorus 92, ce mercredi 31 mars, à La Défense, plus précisément au Magic mirror, parvis de la Défense.Le magic mirror, c’est une salle sous tente, extérieur yourte, intérieur salle, avec parquet, et mini-miroirs tout autour, d’où le nom de magic mirror, j’imagine, sorti d’on ne sait où et posé sur la dalle de La Défense. Donc Miss Paramount et moi allions voir les BB Brunes, un groupe français, ils en sont à leur deuxième CD, eh oui, déjà, vous connaissez surement ou celle-ci -elles datent du premier album-.
Est-ce le jeune âge de BB Brunes -ce n’est pas Tokio hotel quand on parlait encore d’eux non plus- mais je n’ai jamais vu autant de gamins à un concert, et pas seulement des groupies d’une quinzaine d’années, non, là c’était des moins de 10 ans, des qui auraient pu dormir sachant qu’ils avaient école le lendemain. Ah j’imagine ce matin, ça devait être frais, ça ne se souvenait plus de 2 et 2.

Donc, une première partie, d’un jeune groupe de rock français -même si leur nom ne le dit pas et qu’ils chantent en anglais-, et parisien -merci wikipedia : il s’agit de « In the club ». Un groupe pêchu.
Une petite idée de la musique ?

enfin dans ce clip, ça sonne un tantinet plus brit pop que sur scène.

Ensuite, les BB Brunes, Adrien Gallo, au chant et à la guitare, tee-shirt Joy Division et chapeau à la Pete Doherty,
ne quittera pas ses lunettes noires de tout le concert. Le second guitariste, Félix Hemmen, le voilà en photo, après avoir tombé la chemise , les autres, désolée, je me suis trop battue avec mon appareil photo, mais sachez quand même qu’ils sont quatre, et que c’est un groupe sympa, avec ce qu’il faut de nonchalance, Allez, une petite vidéo, l’image n’est pas géniale mais au moins c’est du live, et il s’agit de Britty boy. Quand il aura décidé de bien vouloir se charger quelque part…
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BB Brunes : Britty boy
envoyé par lenny84. – Clip, interview et concert.

A suivre avec « No one is innocent » vendredi.

Chorus 92 : acte 1 : Murat à Saint-Cloud


Ce jeudi soir j’allais pour la première fois assister à un concert de Chorus 92, un festival organisé par le Conseil Général des Hauts-de-Seine -aucun rapport avec 1492, la date de la découverte des Amériques pour ceux qui cherchaient pourquoi ça s’appelle comme ça. Eh bien, parce que le département porte le numéro 92, tout simplement.
Donc je suis partie assister au concert du troubadour auvergnat, j’ai nommé Jean-Louis Murat. C’était aux 3pierrots, salle que j’ai autrefois connu sous sa forme cinéma. J’ai découvert ce soir que c’était entre autres. Au départ, place sur le côté, pas trop haut, et des voisins qui s’installent et me demandent gentiment si je veux bien faire un échange avec un de leurs amis, placé au 3e rang en plein milieu. Ça ne se refuse pas ! Et comme mes nouveaux voisins ne sont pas venus, à l’entracte, c’est mes amis qui se sont retrouvés eux aussi au 3e rang.

N’oublions pas la première partie, une brunette slameuse qui répond au joli nom de Luciole. Je ne suis pas particulièrement fan de cette musique et je ne me serais surement pas déplacée pour mais elle a une jolie voix, -un peu Camille, en plus tonique- du punch, et elle ne se décourage pas devant une salle assise un peu trop confortablement dans des fauteuils de ciné. Pour un petit aperçu, allez voir ici http://www.deezer.com/listen-5196581 ou ici http://www.deezer.com/music/luciole/ombres-476415?provider=website ou ici http://www.myspace.com/luciole1. Elle a une façon d’utiliser le papier comme instrument complémentaire surprenant.

Jean-Louis Murat, pour le look, c’est le contraire de ce qui est une tenue de scène pour Miss Paramount, elle qui trouve que Vampire weekend font bûcherons -apparemment, elle n’est pas portée sur les bûcherons, Miss Paramount. Bon, comme elle n’était pas là pour le voir, il faudrait que je décrive la chemise, une espèce d’écossais bleu, enfin qui a du être bleu, et qui a même un accroc dans le pan, sur un polo noir. Le jean, il n’est pas grunge, il est usé, tout simplement. Les chaussures… mon dieu, elles doivent aussi servir à faire de la marche sur les volcans. Voyons le bon côté des choses, il ne doit pas avoir mal aux pieds avec. Quand je pense qu’il a ressemblé à ça Murat…
Ca, c’est pour le look, mais je pensais que le plumage allait aller avec le ramage, connaissant ses disques -j’avais un peu « révisé » et comme je ne bossais pas et que le temps était à la pluie, entre le dernier CD, mes téléchargements emusic et deezer, j’avais passé une journée Murat. Bref, pour moi, Murat, c’était comme je l’ai dit plus haut, un troubadour, un barde, alors je sais bien qu’Assureancetourix empoigne son luth comme une rockstar dans Astérix chez les Bretons -ou les Normands-, mais Murat je l’imaginais bien à la guitare sèche, voire avec des instruments anciens, du genre alone in Babylone, venant de contrées lointaines, -c’était lointain à l’époque, traversant les pays à pied pour atterrir à la cour de Marguerite de Navarre, pour la musique et les textes, ce serait ça, pour les reste j’étais un peu à côté de la plaque. Beaucoup plus rock que ce à quoi je ne m’attendais Murat, ça ne vaut pas Prince -non, pas celui de Lu, c’est pas parce que je parle de troubadours que je parle du bleu et rouge qui lui a le look Cour de Marguerite de Navarre, l’autre, celui qui pendant un certain temps ne s’appelait d’ailleurs plus Prince, donc même si ça ne vaut ni Prince ni Jimmy Hendrix – tout le monde ne peut pas être une légende… mais c’est beaucoup mieux que les quelques accords planplan que je craignais. Murat sur scène se déchaîne, surtout quand en duo avec son bassiste. Et ça, pour moi c’était une très bonne nouvelle.
D’ailleurs au début c’était à se demander s’il savait qu’on était là devant lui. Le mec qui arrive et qui chante une, deux, trois, cinq chansons, sans un mot, sans même un Bonsoir, c’est un tantinet désagréable. N’importe quel anglais, Américain, Japonais est capable de crier « Bonsouar Parissse ». A part que là on était pas tout à fait à Paris. Les Anglais, Américains… ça ne les gêne pas. Rock en Seine, c’est aussi à Saint-Cloud, et là,jamais entendu dire « Bonjour Saint-Cloud ». Bref, il a fallu un temps fou pour qu’il se décide à dire bonsoir. Il paraît qu’il fallait qu’il se concentre et qu’il n’arrive pas à être concentré et à dire bonsoir. Alors là, quand il s’est réveillé, il a prononcé bonjour Sènnte Clowd,histoire de pouvoir glisser un jeu de mots qui va d’habitude avec une ville du Jura… entre autres.
Mais l’arrivée sur scène ça faisait vraiment, je chante là et je me contrefiche qu’il y ait des gens dans les fauteuils ou pas, mon manager m’a fait venir là mais ils m’emmerdent, mais était-il bien sur cette scène de 2010 ou à mi-parcours dans une bulle spatio-temporelle quelque part entre l’homme de Cro-Magnon -pour le machisme- et Boccace, entre Molinet et Villon ? Il s’est en tout cas souvenu juste à temps de ce silence -un paradoxe pour un chanteur-, histoire de ne pas faire passer l’Auvergne pour un désert aride et muet.
Baudelaire et Ferré ont eu le dernier mot dans ce concert mêlant textes d’un autre temps et musique comme je l’aime.

Pour les photos, euh ben désolée, mais comme personne n’avait sorti d’appareil ni même de portable et que j’étais juste en plein milieu, place idéale pour les photos, mais aussi pour se faire piquer sa mémoire -bloquée qu’elle était Lenny- euh… même pas osé plonger dans mon sac à main pour chercher mon appareil préféré. Alors je vous ai récupéré une photo de la tournée sur le site officiel.

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