Mais qui a tué Rose Rouge ?


Ça pourrait commencer comme une chanson de Téléphone. Parce que ça fait longtemps qu’le prince charmant a foutu le camp avec la belle au bois dormant, Cendrillon, Peau d’âne et toutes les autres princesses de contes de fée. Maintenant d’ailleurs il est partie pour l’Europe où il reste parait-il quelques princesses à draguer. Donc ça fait longtemps qu’il a largué Blanche Neige, qui se retrouve adjointe au maire de Fableville, en plein New-York, où les personnages fabuleux ont trouvé refuge depuis qu’ils ont été chassés des pays imaginaires.

Or, la sœur de Blanche Neige, Rose Rouge, qui avait plaqué Jack pour barbe Bleue, à moins que ce ne soit le contraire, a disparu, et son appart tellement maculé de sang que Dexter y serait le bienvenu, laisse présager qu’il y a eu crime. Et le détective de Fableville c’est… Bigby alias Le Grand Méchant loup, un détective qu’il ne faut pas trop énerver quand même.

Quand deux mondes apparemment incompatibles, celui du polar et celui des contes de fées se télescopent, on se retrouve avec Légendes en exil, premier volume de l’édition française de Fables, publiée chez Panini. Bill Willingham est au scénario, Ian Medina au dessin, et ça vaut vraiment le coup de faire un petit détour par ces Légendes-là. Un bon polar, avec un bon suspens, une bonne parodie, une bonne tranche de rigolade. Un bon comics !

JAck et Bigby

Publicités

Walking dead


Walking dead est un comics dont on m’avait dit le plus grand bien. A lire même par ceux qui n’aiment pas les comics, paraît-il. Donc je me suis jetée dessus. Et j’ai été déçue. Parce que si je n’arrive pas à ouvrir un comics « bon teint », histoire de super héros en couleurs flashies, venant de planètes qui ont des noms de gaz rares, j’adore depuis mes 12 ans les histoires de morts-vivants. D’habitude, je suis bon public. Les vers peuvent grouiller, les bandelettes de peau se détacher, le moisi apparaître, les yeux devenir glauques, rien ne me rebute. Peut-être est-ce justement pour ça que je n’ai pas accroché à Walking dead.
Petit résumé

Un policier se fait tirer dessus, se réveille quelque temps après du coma dans un hôpital remplis de zombies. Revenu chez lui il apprend que tout le monde a fui vers les grandes villes -la plus proche est Atlanta. Il est coupé du monde puisqu’il n’y a plus de communications possible avec l’extérieur -mais y a-t-il un extérieur, ça, les héros n’en doutent pas -et ça m’a chiffonnée aussi- . Il part vers Atlanta où résident ses beaux-parents en espérant y retrouver sa femme. La ville est infestée de morts-vivants, sauvé par le seul être humain du coin, à la recherche de conserves et de papier toilette, il va rejoindre un campement d’une dizaine de personnes où vit -ô quel hasard, sa femme et son coéquipier.
Rester sur place ou s’en aller en pleine campagne, là est la question alors que les morts rôdent.

Donc j’ai été déçue parce que graphiquement, ce n’est pas si trash que ça. Parce que ça manque de couleurs pour un comics. Du noir et blanc, sans vraiment d’envolée lyrique, sans invention graphique. Du classique. wlking dead.t1

Je me suis arrêtée à la fin du 1er tome. Il y en a 8. Peut-être si vous n’avez jamais vu La nuit des morts vivants, ou un des multiples avatars de George Romero, si vous ne vous êtes pas délecté de comics d’horreur comme 30 jours de nuit et Fell, ces merveilles de l’angoisse qui ont vu le jour sous les pinceaux de Ben Templesmith, vous pouvez essayer.

Il semblerait que le plus intéressant soit le comportement de ces survivants qui se retrouvent dans une espèce d’huis-clos à ciel ouvert. Mouaif. Géricault, Hitchcok et Sartre aussi. Surtout que les personnages qui réfléchissent comme dans Rio Bravo, pensant que l’armée qui vient de Washington va les sauver, ça a aussi eu le don de me pomper l’air. On leur a dit pour le WTC ? Et puis le mec qui s’échappe de l’hôpital où il vient de sortir du coma et qui le lendemain part à cheval, ça me fait doucement rigoler. Quand tout sort de la norme, on ne marche plus, enfin personnellement, je n’accroche pas. Décidément, ils avaient raison ceux qui disaient que c’était même pour ceux qui n’aimaient pas les comics, ils ont oublié de me dire que c’était sauf pour ceux qui ont fait une overdose de westerns et ne supportent plus que Cheyennes de John Ford.

Cette BD a remporté un Eisner Award à San Diego cette année. Elle a aussi été adaptée en série TV. J’irai quand même voir ce que ça donne. Je reconnais que j’ai peut-être tort de ne pas persévérer dans ma lecture, mais je viens de me commander quelques Ben Templesmith… histoire de me remonter le moral et de faire quelques cauchemars bien mérités.

Publié dans BD. Étiquettes : , , , , . 1 Comment »

Super héroïne des rues


Vous aimez les superhéros qui se baladent dans des tenues aussi fluo que moulantes, qui se changent dans des cabines téléphoniques en tournoyant sur eux-mêmes – y en a qui doutent de rien, alors qu’une cabine téléphonique c’est déjà difficile pour certains d’y entrer et de refermer la porte derrière eux, la preuve, le nombre de cabines à porte ou vitres cassées-.  Vous aimez les super pouvoirs qui viennent de planètes improbables aux noms d’ampoules électriques ? Vous aimez les grands baraqués qui cachent leurs muscles sous des chemises cravate en faisant des métiers déjà sympas, et qui prennent le boulot de quelqu’un d’autre alors que pour eux ce n’est qu »une couverture ?

Dans ce cas, vous serez peut-être étonnés, désarçonnés, stupéfaits… que sais-je encore ? par Jesse Sanchez, alias Street angel.  Malgré son prénom équivoque, Jesse est une fille, malgré son statut de super héroïne, Jesse est une pré-ado.  Et Jesse n’est poas du tout du genre tirée à quatre épingles, manucurée et laquée  comme Lynda Carter, il faut dire que pas un cheveu qui bouge quand on se bat ni une goutte de sueur, admirez la linda-carter-38, je crois qu’à ce moment-là elle est en train de soulever un bus ou un tank.
Jesse, elle, a le cheveu gras, le jean crade et informe, le tee-shirt assorti.  Jesse aimerait surement bien avoir un boulot même fictif.  Mais comme elle est seule au monde, qu’on n’est pas sur de sa généalogie, mais qu’elle serait peut-être descendante de ninjas -oui, je  parle d’un comics, non je ne parle pas d’un manga et non ça ne se passe pas au Japon- donc comme sa famille est surement bizarre mais surtout totalement absente, Jesse vit dans la rue. Ses armes ? Pas de super pouvoir, pas de force surnaturelle, pas de bracelets multipliant sa force par mille comme la fille avec le short -enfin si on peut appeler ça un short , bleu étoilé. Petite digression, il n’y a bien que les Américains pour mettre le drapeau national aux fesses de leur héroïne.  Vous imaginez Jeanne d’Arc se faisant une barboteuse avec le drapeau tricolore fleurdelisé ?

Donc l’arme de Jesse, c’est son skate, qu’elle dirige comme une pro, c’est bien simple, si il y avait une compète aux JO, elle serait sure de remporter la médaille d’or avec une jambe dans le plâtre. Croyez-moi, ou croyez les auteurs, un coup de skate sur la tronche, ça peut faire très mal, et un revers de skate, ça vous décapite 3 personnes comme rien. Mais ce n’est pas tout, Jesse, le poids plume, n’a pas besoin de jouer de sa force, qu’elle n’a d’ailleurs pas, Jesse est une surdouée des arts martiaux. Les deux talents combinés lui permettent de vaincre des ninjas – je sais, on est aux USA, et non, il ne s’agit pas de tortues, de renvoyer des conquistadores espagnols dans un trou spatio-temporel pour leur permettre de retourner massacrer les Péruviens., elle va même jusqu’à vaincre un démon particulièrement moche qui s’attaque au Christ de l’église de ce quartier déshérité. Gamine des rues, elle devient l’ange des rues, Street Angel, ce qui ne l’empêche pas de se planquer très peu courageusement quand apparaît une de ses copines de classe, et qu’elle est prise en flagrant délit de chercher sa bouffe dans les poubelles.

Une super héroïne bien sympa somme toute cette Street angel StreetAngelTP

%d blogueurs aiment cette page :