Robert Doisneau… un gamin de Paris centenaire


Aujourd’hui, c’est encore un doodle qui m’a mis la puce à l’oreille. 14 avril 1912, naissance de Robert Doiisneau, photographe dse amoureux de l’hôtel de Ville, de la tour Eiffel,  des gamins de Paris qui marchent sur les mains, de ceux qui rêvassent dans les classes, ces gamins en culotte courte. D’ailleurs, depuis combien de temps les enfants ont-ils aussi le droit de ne pas avoir froid aux jambes ? La mode adulte varie, la moide enfantine évolue, plus lentement peut-être mais ce point-là est crucial. A l’époque de la guerre des boutons (le film, en 1962, les garçons n’avaient-ils toujours pas droit au jean ?

Enfin, j’étais venue vous parler de Robert, le portraitiste des inconnus, et non le photographe de mode, mais finalement, les photos de Doisneau ne sont-elles pas un témoignage du « street wear » de ces années-là ?

Quant à ses portraits, il est loin des studios Harcourt, il photographie ses potes, avec humour

Prévert

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Bluff-fée


gallimimus by Darius twin
gallimimus, a photo by Darius twin on Flickr.

Je viens de tomber sur cet article lightpainting_de_dinosaureset je suis bluffffée. J’ignore combien de temps il a fallu pour prendre chacune de ces photos. Ni surtout combien de temps pour préparer le dessin, s’entraîner. Parce que j’imagine que même si on est dingue de dinosaures, on n’arrive pas à ça du premier coup. Bref, j’en suis coite.

Les expos chocs de la MEP


Petite visite à la maison européenne de la photographie. Un bâtiment du Marais face à une boutique de bijoux indiens, où je ne suis même pas entrée.

En ce moment, et jusqu’au 25 septembre, quelques expos chocs, je n’en garderai que deux, L’ombre de la guerre et Jane Evelyn Atwood : photographies 1976-2010.

L’ombre de la guerre rassemble toutes ces photos qui hantent notre imaginaire, notre vision de l’histoire contemporaine, ces photos de grand reporter : la petite fille brûlée au Napalm, le soldat républicain de Capa qui reçoit une balle dans la tête, le GI, toujours de Capa, qui émerge de la Manche au moment du débarquement, le drapeau rouge sur le Reichstag, le jeune homme qui arrête la colonne de chars place Tien an Men, tous les conflits du Venezuela à la Corée du Sud, de l’Angola à la Tchétchénie, du Liban à l’Irlande du Nord, de la tour Nord qui s’écroule à l’ombre de l’échelle à Hiroshima.

Un cours d’histoire contemporaine en accéléré, des images choc, des images émouvantes, comme les pleurs de ces femmes autour d’un homme mort en Cisjordanie, des photos qui nous disent que le monde n’est pas bien pacifique, et que les marchands d’armes ont des raisons de se réjouir. Un regard, et un constat, en plein milieu de la salle, le budget des armes dans le monde.

Un remarquable texte accompagne chaque photo, biographie du photographe, resitue la période, et bien sur le moment où la photo a été prise. Au gré des portraits l’expo répond à la question « pourquoi devient-on photographe de guerre ? »
Cela s’appelle vraiment le poids des mots, le choc des photos.

Veille autour du corps de Nasimi Elshan, militant séparatiste kosovar tué par les milices serbes de Milosevic.Veille autour du corps de Nasimi Elshan, militant séparatiste kosovar tué par les milices serbes de Milosevic.

Autre exposition un étage plus bas, celle consacrée à Jane Evelyn Atwood, qui suit des thématiques sur plusieurs années, photos de jeunes aveugles, photos de Haïti avant et après le tremblement de terre de 2010, photos de victimes des mines anti-personnel, une de ses grandes croisades, photos de femmes en prison, de la Russie aux États-Unis en passant par la France. Étrangement, une seule thématique a incité le musée à mettre en garde le public, il s’agit de celle des prostituées photos prises rue des Lombards dans les années 70. Comme si le reste des images qu’on pouvait voir là, condamnées à mort, enfants qu’on a privé de leurs jambes, corps sans vie dans les ruines de Port-au-Prince, n’était que dérisoire, comme si les armes qui parlaient à l’étage du dessus n’étaient pas un témoignage de la violence de l’humanité. Alors pourquoi quelques chaînes choqueraient-elles plus lorsqu’elles sont portées par un homme dans un hôtel de passe que lorsqu’elles sont aux pied de femmes qui travaillent au bord d’une route aux États-Unis ?

Sur ces deux expos, on en est toujours à se poser de ce qui justifie que le public averti ne soit prévenu que là et si vous voulez savoir quelle est de ces deux expos la photo qui m’a vraiemnt choquée sans doute s’agit-il de celles qui ont été prises par des soldats américains mettant en scène les prisonniers d’Abou Grahib, « photos souvenir » trash d’une situation plus trash encore.

Si vous avez deux petites heures devant vous, passez donc vers Saint-Paul, sinon pour les photos de Jane Atwood, c’est ici

Les photos de l’année de Life


Life publie ici ses plus belles photos de 2009, or, 2009, ça a été l’année de la grippe aux 1001 noms. Rien qu’en France, elle est passée de grippe mexicaine à grippe porcine -ou réciproquement- en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, avant de devenir grippe A ou virus H1N1. Elle a généré des centaines de dessins de presse -notre Roselyne nationale y est aussi un peu pour quelque chose-, et voici une photo intitulée, en hommage à Garcia Marquez, Love at the time of swine flu /  L’amour au temps de la grippe porcine. Anhso.net 74399 134200144659140 o.jpg Elle fait partie des 100 meilleures photos de Life pour 2009 et est visible ici http://www.life.com/image/86309465/in-gallery/37802/2009-photos-of-the-year.

Autre  photo de Life que je vous laisse découvrir, à vos risques et périls, la scène se passe à Yokohama, il s’agit d’une perf française pour célébrer le cent vinquantième anniversaire de l’ouverture du port de Yokohama…. âmes sensibles s’abstenir d’aller   ICI

La mort par gâteau


Je sais c’est affreux, mais si vous m’aviez vue il y a 10 jours, ce n’en était pas loin. Ce n’était pas de la gourmandise, non non non, j’ai bien failli dire « ce gâteau m’a tuer ».

Donc je préparais un apéro dînatoire, ce qui avait mal commencé c’est que la veille j’avais fait les courses et que j’avais oublié la moitié des choses. Donc que j’étais redescendue à la supérette du coin. Heureusement qu’elle existe celle-là !  Surtout que j’étais redescendue plusieurs fois. Parce qu’il y a les trucs que j’oublie, et les trucs dépassés par les évènements. Soit je n’ai pas utilisé de fécule depuis très longtemps – horreur et damnation, ça fait horriblement longtemps que je n’ai pas fait de gâteau,  soit j’avais racheté de la fécule, utilisée, jeté la boîte depuis, soit je ne fais absolument pas attention à la date de péremption. Et là, 2003, ça m’a fait un choc.

Cerise sur le gâteau -et quand je dis cerise, je tentais la forêt noire- mon imprimante décide que l’encre noire c’est fini. Plus exactement elle ne me dit rien cette andouille, pas le moindre petit message d’erreur, non, alors là vous allez dire que je suis totalement imprévoyante, que les cartouches d’encre ça ne périme pas… A part que je m’étais dit que je n’en rachetais plus puisque malgré les changements, nettoyages etc mon imprimante faisait des siennes. Des couleurs immondes, et de pire en pire, donc ma décision c’est je finis toutes mes cartouches et j’en rachète une autre ? Toutes, non, une cartouche jaune subsiste. Donc revenons à mes recettes, je me trouve devant des recettes à lire sur un écran et évidemment pas dans la cuisine. Alors dans le genre « il faut que j’ajoute du sel maintenant ou après, tout ça est moyennement pratique.

Pour en arriver au gâteau, habituée que je suis à mon four, je mets la température exactement supérieure à celle donnée par la recette. Le temps indiqué et je continue, tout en restant dans la cuisine je tiens à le préciser. Mon gâteau commence par lever superbement -ben tiens, j’ai tout fait pour- et je tourne le dos au four. Et brusquement, 10 mn avant la fin du temps réglementaire, je sens une odeur bizarre, et je ne jette de coup d’oeil qu’à la partie « compte-minutes » de mon four. Pas habituée à cuire du gâteau au cacao, -je précise que dans la forêt noire, on mélange la poudre de cacao avec la farine et la fameuse fécule- pas habituée à cuire du gâteau à la poudre de cacao disais-je je ne m’en fais pas plus. ALors là j’aurais du, parce que quelque chose comme une minute plus tard, alors que j’étais allée vérifier un truc sur mon ordi, une fumée épaisse sortait du four, et commençait à envahir ma cuisine. Heureusement qu’aucun de mes voisins ne devait passer par là, sinon quand j’ai ouvert la fenêtre, j’aurais du avoir droit aux pompiers. Mon gâteau ??? Car-bo-ni-sé. A un point que je ne pensais pas être possible. Une fois que j’ai eu fini de tousser, je me suis évidemment jetée à nouveau sur la recette, j’ai ressorti le batteur, remélangé tout- une chance j’avais été très prévoyante pour les œufs-, j’en avais encore 6 d’avance, et là, un œuf m’échappe, et finit sa course sur le sol. Alors, à ce moment-là, avec le four grand ouvert, l’œuf par terre, le moule en silicone à cramé incrusté qui trempait misérablement dans l’évier, le gâteau noir comme du charbon posé sur un alu parce que trop chaud pour aller dans le sac poubelle,  et juste après, quand j’ai cru avoir nettoyé l’œuf, trop vite bien sur, et que j’ai failli me casser la figure, là, franchement, je ne devais pas être  loin de cette photo. A part que le gâteau était totalement incomestible.  Et que je pense que je n’aurais pas accepté de me faire photographier.

Bon, tout ça, c’était ma contribution à Halloween, le jour où les morts se relèvent, et viennent vous chercher des friandises. Trick or treat ???

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