Inoubliable !


Unforgettable est une série de CBS. Après le mentaliste, après la médium (Rosanna Arquette dans la série éponyme (arrêtée en début d’année par CBS, voici une nouvelle super héroïne. Parce qu’il n’est pas besoin d’avoir une lettre ou un dessin à sa gloire sur un tee-shirt un peu moulant pour être un super héros.

Poppy Motgomerry -la blonde Samantha de Without a trace (FBI portés disparus) y interprète ici le rôle de Carrie Wells, une rousse hypermnésique Carrie n’oublie rien, il suffit qu’elle entre dans une pièce où a eu lieu un meurtre avant que le bâtiment n’explose et tout est photographié. Bien pratique quand on est lieutenant de police. Elle est l’ex de l’inspecteur Al Burns -Dylan Walsh, le Sean McNamara de Nip/Tuck, celui qui devenait sexy en vieillissant- avec qui elle avait travaillé à Syracuse au tout début des années 2000 et le retrouve alors qu’elle a abandonné la police et qu’une de ses voisines se fait assassiner. Un témoin comme Carrie, la police en demanderait tous les jours. Et c’est bien sur ce que fait Al, qui à défaut de récupérer sa petite amie d’antan -il semble heureux en ménage de son côté- reprend la collaboration avec la capacité de stockage illimitée de Carrie.

.Carrie et Al

Alors cette hypermnésie ? Don ou maladie ? Vu du point de vue de quelqu’un qui a une mémoire complètement défaillante depuis sa plus tendre enfance -enfin si mes souvenirs sont bons- l’hypermnésie est un don du ciel. Vu du point de vue de celui qui se souvient du plus petit détail, sans pouvoir mettre des images à la corbeille et vider celle-ci, c’est effectivement plus ennuyeux. Pourquoi est-elle entrée dans la police avec un capital pareil ???? Si vous étiez hypermnésique vous auriez fait quoi dans la vie vous ?

Carrie, comme beaucoup de flics de série, a perdu quelqu’un de proche de mort violente dans son enfance. En l’occurrence, il s’agit de sa sœur. Elle sa sans doute été témoin de l’assassinat de celle-ci et le choc lui a fait tout oublier. Le meurtre n’a toujours pas été élucidé et, plus de vingt ans plus tard, Carrie tente, en fil conducteur de la série, de faire la lumière sur le meurtre de la petite fille.

Inoubliable, cette série ? Peut-être pas, mais une honnête série policière bien ficelée et qui se laisse regarder..

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Katherine Mayfair est légiste


Vous connaissez Katherine Mayfair ? Une des cinquièmes desperate housewives, celle qui habitait là il y a longtemps, très longtemps, qui était amie avec Susan quand celle-ci était mariée avec Karl, avant même qu’Alice vienne habiter là, enfin je crois parce qu’il y avait un épisode où on découvrait comment nos quatre desperate avaient fait connaissance avec leurs voisines nouvellement arrivées mais je ne me souviens plus trop si c’était dans le même sens ou pas. D’ailleurs ça ne l’est peut-être pas !
Bref, Katherine Mayfair revenait à Wisteria Lane -et nous faisions sa connaissance par la même occasion- au début de la quatrième saison.

La comédienne qui l’incarne, Dana Delaney, interprète depuis le rôle d’une légiste, Megan Hunt, dans « Body of proof », dont c’est la deuxième saison. Elle est sans doute la légiste la plus bavarde de toutes les séries policières que je connaisse. Et aussi la plus mobile, qui se déplace sur le terrain, en talons aiguilles quelque soit le terrain- non seulement quand il y a un cadavre dans un coin mais pour interroger les suspects : pour ce faire elle fait équipe avec Peter Dunlop (interprété par un Australien, Nicholas Bishop, un enquêteur médico-légal. Décidément, on découvre plein de grades et de sous-grades des légistes aux Etats-Unis. Après le spécialiste du sang de Miami, après les experts en tous genres et en tous lieux, voici l’enquêteur de Philadelphie. C’est Mikaëla (les enquêtes d’Eloïse Romme) qui doit en baver de jalousie, elle qui restait au fond de son frigo d’un bout à l’autre des épisodes.

Si Megan se prend tant au sérieux, c’est que c’est une neuro-chirurgienne, qui, à la suite d’un accident de voiture -encore un causé par un portable, on devrait aussi les compter : Drop dead divan Body of proof, qui sera le prochain ? Quand on vous dit que c’est dangereux !- a les mains qui ne réagissent plus à 100 %. Quitte à opérer, elle ne s’attaque plus qu’aux morts, et apparemment elle leur prête plus d’attention qu’à ses anciens vivants de patients. Une série intéressante, qui ne manque pas d’humour, avec une subtile modification psychologique des personnages au long de ces deux saisons, et qui ménage le suspens sauf un… Megan a toujours raison ! Comme quelqu’un que je connais bien 🙂

meganhunt

Profession écrivain, profession bis, héros de série télé


On les croit sagement alignés entre les pages de leurs bouquins, sur les rayons de nos bibliothèques, mais méfiez-vous, les écrivains viennent se promener sur vos de moins en moins petits écrans, et à l’intérieur de vos mp4. Les écrivains sont devenus héros de séries télé.

Il y avait déjà l’auteur de roman policier : la très célèbre Arabesque, qui dans son village anglais, à moins qu’il ne soit de ces fameux treize états à l’origine des stripes, Mrs… euh…. vous vous souvenez de son nom, vous, sans aller regarder sur google ? bref Mrs Arabesque Arabesque-mais pourquoi ce titre ?- semblait tout droit sortie des romans d’Agatha Chrisitie, une sorte de Mrs Oliver des temps modernes et d’outre-Atlantique. Donc Mrs Arabesque écrivait des romans policiers, et Mrs Arabesque avait des idées pour découvrir qui diable avait bien pu tuer ses semblables. Car il est des villages comme ça, St Mary Mead, qui abrite Miss Marple, Midsomer (inspecteur Barnaby), ou… ce village d’Arabesque : la mortalité y est particulièrement élevée. Prenez un village de… à la louche, je vous le fais à 1000 âmes. Et en comptant large encore. Les détectives, amateurs ou non -Barnaby appartient à la police de Sa très gracieuse majesté quand même- y on un boulot fou. Sachant qu’en France, il se comment 0,7 meurtre pour 100 000 personnes, et que dans ces villages paisibles -vous avez remarqué qu’ils sont toujours paisibles à un moment donné ces villages, on en arrive à un minimum d’une dizaine de meurtres pour 1000 habitants par an, soit 10 000 meurtre pour 100 000 habitants, il faudrait peut-être songer à y redéployer les forces de police. Méfiez-vous des villages paisibles ! Pensez donc qu’en Afrique du Sud, le pays actuellement le plus meurtrier du monde -ou qui l’avoue-, on en est quand même à 60 pour 100 000 soit … 166 fois moins. Non, vous ne rêvez pas. La campagne profonde, il n’y a rien de pire.

Il y avait donc déjà l’auteur de roman policier Mrs Oliver dans les romans, Mrs Arabesque à la télé, mais les hommes s’en mêlent, et voilà qu’a débarqué sur nos écrans le très charismatique et moderne Castle. -et pas The castle, comme je l’ai cru quelques minutes- enfin jusqu’à Castle ce que j’aie vu un épisode, non non, non, aucun rapport avec Kafka. Castle écrit des polars. Et à ce titre, on lui demande d’être consultant pour la police de New York. Pas tout à fait sans raison au départ, puisqu’un copycat des histoires de Castle sévit dans la grosse pomme. J’aimerais d’ailleurs visiter un commissariat de New-York pour savoir s’il y a vraiment autant de consultants -police scientifique, psychologues, et autres qu’on nous le décrit dans les séries télé-. Castle est interprété par Nathan Fillion –avec deux i, attention !- qui fut le mari de Katherine Mayfair dans Desperate Housewives. Et il forme un duo d’enfer avec l’inspectrice.

Mais actuellement il n’y a pas que Castle. Il y a aussi « Californication ».
CalifornicationAu départ sex, drug and rock n’roll, mais dont j’attends sans trop d’impatience la saison 4. Le genre de série qui tourne en rond quand le personnage principal change de façon de vivre. Il n’aurait plus manqué que Carrie Bradshaw se marie à la fin de la première saison, tiens ! D’ailleurs, à ce propos, Carrie Sex and the city écrit des chroniques dans un journal, mais publie un bouquin… Rappelons quand même que Hank Moody, écrivain lui aussi, écrit un bouquin sur sa brève liaison avec Mia, 16 ans qui s’était révélée en outre fille du fiancé de l’ancienne compagne de Hank. Or, la charmante Mia lui pique son tapuscrit, le publie sous son propre nom et devient un auteur à succès. Qu’il parle, elle l’accuse d’avoir couché avec une mineure… Charmante je vous dis, charmante.

Entre les deux, « Bored to death », chez HBO. Le héros est un écrivain qui n’arrive pas à écrire -toute ressemblance avec Moody / Duchovny ou Castle /Fillion serait bien sur pure coïncidence. Comme il picole, sa copine le largue et par désœuvrement il fait passer sur le net une petite annonce de détective sans licence. Ah ben c’te bonne blague, moi aussi je pourrais devenir détective sans licence, à 100 $ par jour d’enquête, frais non compris, pourquoi pas ? A part que c’est bien plus marrant aux Etats-Unis, où les détectives avec licence peuvent enquêter sur de vrais meurtres, des vraies disparitions, tout ce qui fait les beaux jours d’un certain nombre de séries quoi ! Bon, je peux toujours lancer un appel : détective sans aucune licence, -enfin si j’ai une licence mais pas de détective- pas fichue capable de ne pas chercher trois fois par jours ses lunettes, ses clefs, son portable -aujourd’hui c’était ma montre- ferait enquêtes en tous genres. 100 € plus les frais par jour -et dans les frais, il y aurait les taxis, ben oui, je ne conduis pas, moi… Pi pas tous les jours, c’est qu’je bosse, moi. Jonathan Ames se retrouve donc bien étonné quand quelqu’un le contacte, mais il accepte cet étrange boulot. Comme il n’est pas baraqué comme Castle, c’est donc d’un détective un tantinet décalé qu’il s’agit. Moins trash que Moody, il se contente de fumer de l’herbe à tous les épisodes. Plus ringard, il traîne un manteau beige-Colombo et une coupe de cheveux improbable. Qui plus est, le rôle est interprété par Jason Schwartzmann, qui m’a fait pleurer de rire dans Darjeeling limited et parait tout aussi merveilleusement déphasé. Quant à son éditeur, prêt à tout pour un joint, il s’agit de l’extraordinaire Ted Danson -récemment c’était l’ignoble et véreux Frobisher de Damages- ;
Bored to deathle trio se complète avec le meilleur pote de Jonathan, Ray, le dessinateur de BD underground, meilleur pote de Jonathan, que celui-ci traîne dans ses aventures- enfin aventures, point exagérer ne faut, disons plutôt ses errances, même si pour lui tout devient aventure. Ne vous attendez même pas à une enquête par épisode, Jonathan n’a pas tant de clients que ça, par contre il essaie de récupérer son ex.
Contrairement à ce que laisse entendre le titre, si c’est à mourir, c’est non d’ennui mais de rire.

Sinon, vous en connaissez, vous, d’autres des écrivains héros de séries ?

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