Rock en sauce


Cet article sent le réchauffé, je sais, je sais, mais panne d’ordi oblige, je l’avais gardé dans un coin.
Pour ceux qui ne connaîtraient pas le principe de Rock-en-Seine, y compris le dimanche, il y a 3 scènes dont deux nettement distinctes des deux autres les têtes d’affiche apparaissent à partir de 20h00. Donc il faut parfois faire des choix. Le programme est censé nous aider à choisir dans les pas connus mais moi quand je lis qu’un groupe est un croisement entre Dean MArtin et Iggy PPop ou que tel autre fait de la soul 2.0, ça ne m’aide pas, ça me fait rigoler. Pour le croisement entre Dean Martin, et Iggy Pop, on a déduit que le costume 3 pièces suffisait pour DEan MArtin, pour Iggy Pop, je cherche encore.
Donc dimanche 29 aout, direction le parc de Saint-Cloud pour voir par ci par là quelques concerts de groupes plus oui moins connus. Une remarque : ce jour là, le port de la barbe semblait obligatoire, c’est marrant comme il y a des lois des séries. C’est fou comme quand on commence à remarquer un truc on ne voit plus que ça. Toujours au moins un batteur barbu. Pour Rox, une petite anglaise.
Sinon, malheureusement, nous avons zappé, et rien ne nous a accroché les oreilles. Il y a des jours comme a. Ce n’était pas perso, d’autres festivaliers le disaient. Donc commençons par The temper trap, qui au bout d’un morceau nous a fait fuir avec ses sons sursaturés, Success, le fameux croisement d’Iggy Pop… bon, sans plus. The black angels, déjà oublié. Eels, pas inintéressant musicalement mais sans plus, un concert même court, ça ferait trop long, un petit tour et puis s’en va, I am un chien, qui « trace sa route entre The Prodigy et Rage against the machine », très électro, enfin un peu trop pour moi, et puis du déjà entendu. Wayne Beckford, défini comme « soul 2.0 » là je n’ai pas insisté, beaucoup trop reggae pour Miss Paramount, qui m’accompagnait. Quand rien ne vous plaît à Rock-en-Seine, il y a encore une expo photos. cette année, il s’agissait des photos de Richard Bellia, qui a photographié tout le monde, ou presque, depuis le début des années 80. Et des affiches.

Avant de nous diriger vers Beirut. Un groupe dont j’ai adoré deux albums, The Gulag orkestar et The Flying Club Cup. Avec ses pochettes de bains de mer d’un autre âge, Beirut, c’était pour moi du valse-rock, une inspiration métissée de musette et de chants d’ailleurs, un chouïa de tzigane, une pointe de trompette, et l’alchimie fonctionnait. Je m’étais donc précipitée sur The March of the Zapotec, d’autant plus que le leader du groupe est originaire du Nouveau-Mexique. Mais las ! Envolés les tziganes, disparus les mariachis, on arrivait à du gros, du lourd, du pompeux. Ca souffle dans les cornes de brume. Et on appelle l’Armée Rouge en renfort, exit les tziganes, encore une fois…
Ca ne m’avait pas dégoutée de Beirut, Donc direction la Grande scène. J’aurais du m’y attendre, 100 % marche de Zapotec et grosse artillerie déçue que j’étais. Trois chansons et puis retour à cloche-pied, les racines sont traîtres dans le parc, vers les petites scènes, avec Rox, une Anglaise pleine de punch. D’ailleurs, tout en tapant, je suis en train de télécharger son album sur ma plateforme préférée.

Ça commençait à s’arranger, musicalement parlant. Donc après un repas éthiopien -une crêpe en cône, impossible de me souvenir du nom mais diablement bon- The Ting tings, un groupe de déjantés en combinaisons de mécaniciens rouges pailletées, dont vous connaissez peut-être The Great DJ, avec un refrain inoubliable (au sens de … qu’on apprend à un vitesse déconcertante) et une pochette pop art The Ting tings - We started nothing
Imagine all the girls, / Ah ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah. / And the boys, / Ah ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah. / And the strings, Eee, eee, eee, eee, eee, eee, eee, eee.
And the drums, the drums, the drums, the drums, the drums, the drums, the drums, the drums, the drums, the drums, the drums, the drums. / Oh.

All the girls / Ah ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah. / And the boys, Ah ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah. / And the strings, / Eee, eee, eee, eee, eee, eee, eee, eee.
And the drums, the drums, the drums, the drums.

Je sais, collé comme ça, ça a l’air idiot, mais c’est sacrément efficace. Ne cherchez pas, si bien qu’on est restées jusqu’au bout, on en aurait redemandé, et qu’on a loupé le début du concert de Roxy Music, mais je ne reviendrai pas dessus ici.
Après Roxy, Arcade Fire. Et là, cata de cata. Fussions-nous restées sur place depuis la fin de The ting tings, nous eussions même pu avancer, mais Arcade Fire, c’est The tête d’affiche. Donc on était loin, très lin, avec une quarantaine de grands, très grands, 1,95 mètre minimum et que dis-je une quarantaine, ils formaient une haie, il y en avait même un le chapeau sur la tête. Les organisateurs avaient eu la malencontreuse idée de descendre les écrans, donc non seulement nous ne pouvions pas voir la scène, mais rien des écrans non plus. Sur la pointe des pieds, en se tortillant, parfois, un morceau de scène apparaissait, une fraction de seconde. Dégoûtée. Moi qui avais assisté à leur concert au même endroit en 2007, j’avais l’impression qu’il manquait quelque chose, Arcade Fire serait devenu plus une grosse machine ? Mais non, ceux qui voyaient et dont j’ai lu les compte-rendus depuis sur le net ne partageaient pas ce sentiment. Comme quoi pour un concert, ouvrir les yeux est nécessaire.
Moralité l’année prochaine, je prends un cours d’échasses, et je ne bouge pas de la scène du dernier concert. Quitte à ce qu’on se relaie pour aller acheter à manger ou à boire. Vous me reconnaîtrez, je serai devant.
Mais nos mésaventures ne devaient pas s’arrêter là. Le vent s’est mis à souffler dans les bâches à à notre gauche, à souffler très violemment, et les bannières menaçaient de s’arracher, les bâches aussi d’ailleurs. La tempête se levait. Ça a été la goutte d’eau qui fait déborder le vase, nous avons fui. En nous retournant nous nous sommes rendues compte qu’en nous éloignant nous arrivions enfin à voir la scène, oui oui, comme si on y était, mais déjà de grosses gouttes commençaient à s’écraser sur nos têtes. Quand on est à la grande scène, il faut traverser le parc, rejoindre le pont de Saint-Cloud, et le traverser. C’est long, très long quand il pleut à verse. A quoi sert un k-way quand votre jean fait mèche depuis les pattes d’éph qui trouvent un malin plaisir à s’approcher des flaques, jusqu’à la ceinture, en passant par tout ce qui dans un jean n’est pas protégé par le k-way. Ne parlons pas des tennis qui très intelligemment permettent aux pieds de respirer… mais quand on marche dans les flaques, ils ne respirent pas les pieds, ils se noient. Bref, je suis rentrée trempée. Miss Paramount, c’est pire, avait additionné les pulls et les gilets, mais pas le moindre truc imperméable. Et la pluie s’est faufilée. On avait à peine franchi le pont qu’elle sentait déjà l’eau en direct sur les épaules. Mais le métro n’est pas à la sortie du pont. Une fois là, on a parfois plus vite fait de continuer à pied si plutôt que de s’aventurer sur les quais glacés et quand la pluie s’arrête mieux vaut continuer à marcher, non ? Bien nous en a pris, le métro a parait-il connu des mésaventures à cause de la pluie. Et 35 000 personnes dans une station de métro, ça doit faire beaucoup. Enfin presque, il y en a qui ont tenu. Et Arcade Fire a parait-il arrêté, recommencé, avant de s’arrêter définitivement, l’électricité et la pluie ne faisant pas bon ménage. Pour mon baptême de flotte à Rock-en-Seine, ça a été apocalyptique., même si je m’en suis bien tirée. La pauvre Miss Paramount a été malade une bonne semaine.l

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Roxyy Musiîîîc à Rock-en-Seine


Le programme était sacrément alléchant, en tout cas les têtes d’affiches, pensez : Roxy Music et Arcade Fire, rien que ça.
Arcade Fire, je les avais vus ici-même, à Rock-en-Seine, il y a 3 ans, cette année-là il y avait aussi les Rita Mitsouko, c’est dire si le temps passe, et Amy Winehouse s’était désistée au dernier moment, enfin pour la première fois. J’avais aussi loupé les Kings of Leon, mais je ne les connaissais pas encore, il y avait aussi Bjork, mais je n’accroche pas, donc avec ma manie des groupes scandinaves, j’avais trainé Chidori voir The Hives et on avait adoré. Et la soirée avait clôturé sur Arcade Fire, qui avait fait un tabac, un vraiment bon souvenir. Donc, en voyant la programmation apparaître peu à peu, j’avais choisi mes jours : ceux où Arcade Fire et Roxy Music apparaitraient ? Pourquoi Roxy Music ? Parce que Bryan Ferrr^y^y^y comme je le hurlais en suraigu dans mes jeunes années, -remplacez si vous le voulez Brian Ferry par Patrîîîck Bruel ou par… euh je sais plus qui fait hurle les ados avec des cris perçants, aïe, je vieillis !. Donc bref, dans mes jeunes années moi c’était Brian Ferry, qu’était quand même choupi trognon, comme on ne disait pas encore, mais sexy en diable, plus beau oui que Bowie, et tout aussi glam. .
Peut-être n’avais-je pas fait profiter ma proche famille de cet enthousiasme, peut-être avaient-ils oublié, il faut dire que c’était du genre d’emballement assez vite remplacé par le suivant, toujours est-il que lorsqu’en 1980 -j’ai vérifié, merci allocine, j’ai découvert en mâchouillant distraitement mes pâtes même pas italiennes -oui j’ai eu une enfance difficile, les pâtes étaient aux œufs et au beurre, le riz trop cuit, le reste euh… me souviens plus- enfin donc le soir de 1980 où je regardais du coin de l’œil une série télé peu enthousiasmante, avec Marie-Christine Barrault* parce que ni policière ni américaine quoi, et que j’ai vu apparaître le beau Bryan qui venait loger à l’hôtel Buque- merci ma mémoire, même pas besoin d’allocine nananère- j’en ai eu le souffle coupé, et me suis mise à hurler dans le désordre le plus complet c’est Roxy music ! Bryan Ferry ! Ce n’était même pas de la mauvaise volonté je leur aurais parlé… islandais, ça n’aurait pas été pire. La seule chose qu’ils ont du comprendre c’est que j’allais leur ficher la paix pendant la diffusion des quelques épisodes de la série, que je resterais scotchée à l’écran et que je serais à l’heure quatre semaines de suite.
Mais revenons-en à Roxy Music. Donc quand je les ai vus annoncés à Rock-en-Seine l’ado que j’ai été est ressortie, mes amies plus jeunes ont eu le même regard apitoyé que mes parents, un regard c’est-pas-grave. Et j’ai attendu de savoir les dates de programmations respectives des Canadiens et des Anglais et, en apprenant que c’était le même jour, n’ai plus eu qu’à croiser les doigts pour que ce les deux concerts n’aient pas lieu à la même heure. Donc avant de partir en vacances, très prudente pour une fois -bien m’en a pris puisque cette année le festival a affiché complet avant mon retour- je prends des places et je traîne Miss Paramount.

Malheureusement, j’ai loupé le début du concert de Roxy Music -ben oui, les précédents étaient géniaux, j’y reviendrai. Mais décidément les British vieillissent mieux que les autres. De glam le beau Brian est devenu juste « so chic ». Et si d’autres auraient couru chez le chirurgien esthétique, lui doit continuer la musique et le hockey. Bien sur les instrumentaux devaient être là pour laisser Bryan reprendre son souffle -aie, ça ralentissait le rythme mais ça permet ensuite de repartir, avec petit déhanchement à l’appui – lever de gambette et punch musical, -je sais je sais, il n’y avait pas que les fesses de Bryan Ferry ! En tout cas on aurait pu se croire dans les années 70, ou presque, démonstration par l’image. . On planait version odyssée de l’espace, dans la brillance, les Roxy music sont passés des paillettes à la poussière d’étoiles. Il n’aurait plus manqué que le retour de l’autre père fondateur, le génialissime Brian Eno. Du rock comme je l’aime rythme et mélodie. Du rock quoi, avant toute chose ! De la musique ! Et en rappel, alors que déjà nous nous dirigions vers la grande scène, clin d’oeil à Lennon, mais Brian Ferry se l’est tellement réapproprié, Jealous guy, of course.
Messieurs les Anglais, continuez sur votre lancée, j’attends de pied ferme votre prochain album, Olympia, qui ne devrait pas tarder. Et si par hasard vous avez l’idée de passer par la salle éponyme, je pense que vous pouvez tenir quelques jours.

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Petit déjeuner compris, avec Marie-Christine Barrault, Pierre Mondy, Ginette Garcin et Hunbert Deschamps dans le rôle du cuisinier. Résumé de souvenir : un couple de Français moyens -M-Christine Barrault et Pierre Mondy- se retrouve propriétaire d’un hôtel-pension de famille parisien. Je ne me souviens plus des clauses de l’héritage, mais il devait falloir diriger ledit hôtel un certain temps. Y débarque le groupe Roxy music, dont le beau Bryan fait chavirer le cœur de la propriétaire. Dites Mme France televisions, Mr Ina ou je ne sais qui, tu pourrais pas le rediffuser ou en faire un DVD ?

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