Les 32 bonnes raisons d’avoir traversé Paris à vélo pour acheter un tournevis


Raison 1 Parce que j’avais besoin d’un tournevis, bande de petits rigolos,

Raison 2 : Parce que mon téléphone a une batterie non amovible

Raison 3 Parce que mon téléphone s’est brusquement arrêté

Raison 4 Parce que j’ai trouvé sur youtube un tuto expliquant comment changer la batterie

Raison 5 Parce que j’avais plus précisément besoin  d’un Torx 5-40 et que ça ne se trouve ni dans ma boîte à outils, ni à la supérette du coin.

Raison 6 Parce qu’au mois d’août la moitié des boutiques sont fermées à Paris -ailleurs aussi d’ailleurs- (la moitié EST fermée ? Le côté droit ? le côté gauche ?)

Raison 7 Parce qu’en août il y a moins de bus

Raison 8 Parce qu’en aout il n’y a presque pas de voitures dans Paris et qu’en plus aujourd’hui elles respectaient toutes les priorités

Raison 9  Parce que pendant les vacances on n’est pas remboursé de son pass Navigo mensuel et qu’il n’y a pas de petites économies

Raison 10 Parce qu’on ne fait pas réparer son vélo pour qu’il reste enfermé.

Raison 11 Parce que l’empreinte carbone est à peu près nulle (je dis bien à peu près, si on tient compte de l’usure de la bestiole, dont les chambres à air, mais après tout, dix kilomètres à pied, ça use aussi les souliers).

Raison 12 Parce qu’étant donné la variété de provenance des touristes -à défaut de densité-, cette année, on fait le tour du monde pour pas un rond.

Raison 13 Parce que je le vaux bien

Raison 14  Parce que ça fait faire du sport

Raison 15 Parce qu’on peut d’ailleurs en profiter pour faire une séance d’abdos (technique de mon  réparateur de vélos, qui s’est avéré être aussi coach sportif : pédaler en rentrant le ventre).

Raison 16 Parce qu’on peut améliorer en faisant travailler les chevilles . Technique de Lenny : pédaler d’un seul pied, alternativement, en dépliant au maximum le pied qui travaille, puis en le repliant au maximum.

Raison 17 Parce qu’il y a des couloirs de bus tout le long du trajet

Raison 18 Parce qu’on peut longer la Seine presque tout le temps, donc c’est plat -le BHV, ce n’est pas le marché Saint-Pierre non plus-.

Raison 19 Parce que, vous l’aurez compris étant donné l’énoncé de la raison précédente, le mois d’août, c’est aussi pour tirer s flemme.

Raison 20 Parce que ça aurait été bien s »il y avait eu des couloirs de bus tout au long du trajet

Raison 21 Parce ça aurait été bien que la piste cyclable sur le trottoir du quai des Tuileries existe encore et qu’il n’y ait pas de travaux apocalyptiques qu’on découvre en voulant l’emprunter. Et deux portions de piste cyclable  soustraites aux cyclistes en laissant les panneaux interdits aux vélos ailleurs, c’est pas cool.

Raison 22 Parce que finalement, un mal pour un bien, en changeant d’itinéraire, j’ai découvert un magasin 1001 piles, et comme j’avais besoin d’une batterie, ça tombait pile poil.

Raison 23 Parce qu’on trouve de tout à la Samaritaine, mais que comme on ne trouve plus de Samaritaine, eh ben, on se contente du BHV

Raison 24 Parce qu’au pire il y a encore Leroy Merlin à Beaubourg à 2 mn si on prend les sens interdits, à 5 mn à pied, à 10 mn en roulant bien comme il faut.

Raison 25 Parce que j’ai trouvé un Torx 5-35 à défaut de Torx 5-40, que je l’aurais vu sous blister chez Casto je l’aurais sans doute laissé (moi, quand on me dit 5-40, je cherche 5-40), mais que comme le vendeur m’a demandé pour quelle raison j’en avais besoin, et donc que je n’allais pas dévisser une vis au fond d’une mine désaffectée (les mines sont toujours désaffectées, c’est un principe)

Raison 26 Parce qu’on peut en profiter pour s’arrêter prendre un vero cappuccino, ils ont changé au BHV, c’est du vrai, ce n’est plus ce machin à la chantilly glacée qui refroidissait le café le temps de dire ouf qu’ils servaient avant. Alléluia !

Raison 27 Parce qu’un tournevis et une batterie, ça ne fait pas trop lourd dans le sac à dos

Raison 28 Parce que c’est marrant de reconnaître les Vélib sur le Cours la Reine, piste cyclable à double sens, et sous les arbres des petites loupiotes en plein jour.

Raison 29 Parce que bien sur la balade est mieux au soleil mais cette année faut pas rêver non plus..

Raison 30 Parce que c’est comme ça qu’on se rend compte que les marronniers du Cours précité n’ont pas une feuille morte cette année, et avec toute la flotte qui leur est tombée dessus ce n’est pas trop étonnant.

Raison 31 Parce que si on a en plus prévu deux paniers de vélo, on peut en profiter pour passer au supermarché en rentrant.

Raison 32 Parce que maintenant, il n’y a plus qu’à croiser les doigts pendant que la nouvelle batterie charge.

Et sinon, je sens que je vais faire de la location de tournevis torx.

De la frêle limite qui sépare un vélo d’un déambulateur.


Je ne parlerai pas ici de ces sportifs franco-belges… et d’autres nationalités pour lesquels le mot « pot » ne signifie pas « bière », « apéro » mais shoot en cocktail.
Je parle d’un vélo, normal, un truc fait pour se déplacer, un vélo hollandais, et n’y voyez pas avec ma manie de parler de café et mon entrée en matière, allusion à quelque coffee shop que ce soit. Je parle d’un, ou j’écris à propos d’un engin à deux roues fait pour se déplacer en ville. La montagne ou les côtes, il ne connaît pas. Mes mollets non plus d’ailleurs, ils ont tendance à l’abandonner en bas. Malgré ses 18 vitesses (il paraît qu’il faut multiplier les vitesses de droite par les vitesses de gauche), il est relativement feignant et préfère longer les quais de la Seine. Alors je choisis mes lieux de shopping en fonction de mon deux-roues.
Je lui ai rattaché le panier avant de son prédécesseur, un truc que je pourrais retirer mais qu’on ne me volera pas pour la bonne raison qu’il n’a pas de poignée et est rouillé. Je lui ai offert une belle selle en gel -enfin je l’ai aussi offerte à mon postérieur-, une sonnette discrète, un rétroviseur que j’oublie la plupart du temps chez moi, une pompe en alu -ou plutôt le raccord de ladite pompe-, et… un panier arrière, qui se coince sur le porte-bagages. Quand je vais au supermarché, je traîne le panier arrière, histoire de ne pas trop remplir mon caddie, il faut raison garder.
Armé de ces deux paniers, je ne sais pas si mon vélo a fière allure, mais il me sert à transporter des trucs et des machins.
Hier, dans le panier arrière il y avait à la fois des œufs, des yaourts et pas mal de choses, aujourd’hui, le panier était plein quand j’ai voulu rentrer chez moi. Et alors là, sur le coup de 21h00, le coup de la roue carrée. Tous les cyclistes vous le diront, quand vous avez l’impression qu’une de vos roues ne tourne pas rond mais qu »elle est carrée, hexagonale, pentato je ne sais quoi-ale, ce n’est pas bon signe. Encore moins bon signe si vous n’avez pas de pompe à vélo sous la main.
J’étais en pleine ville, un endroit où les parkings sont plus courants que les pompes à essence. Retour à pieds assuré. Quand vous déplacez des choses lourdes, qu’il s’agisse de pommes de terre, de linge mouillé, de sacs de sables, de bouquins, vous préférez ne pas revenir à pieds. Ben je sais, sans vélo, je prenais le bus, ou le métro Avec un vélib je changeais de monture. Et là en maugréant, j’ai poussé mon vélo qui m’a servi de caddie. A part que c’est quand même moins sportif qu’un caddie. Ah je devais avoir l’air fine, avec mon phare avant clignotant sur les trottoirs ! Ah j’avais l’air futée ! Et franchement, d’habitude, quand on pousse un truc à deux roues sur lequel sont accrochés des paniers métalliques, ce n’est pas parce qu’on déambule en déambulateur ?

granny

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vélo et vélib vs vélo ?


Dans mon précédent post, je réagissais à l’article thé vs café de la chronique de l’été du Figaro. Mais il y avait aussi vélo vs Vélib. Est-on vraiment vélo OU Vélib. Perso, je suis vélo, parce que j’ai la chance de ne pas m’être fait piquer celui-ci depuis 11 ans. Mais je reconnais que le Vélib m’intéresse. D’abord parce qu’il permet de ne pas faire les deux moitiés d’un trajet avec le même mode de transport. Pour avoir un jour laissé mon vélo place de l’Hôtel de Ville le temps de faire un aller-retour en bus jusque chez moi avec un truc trop encombrant et trop lourd pour tenir dans un panier (ne me demandez pas de quoi il s’agissait, ça fait longtemps, je crois même que c’était avec le vélo précédent) je sais qu’on s’inquiète quand même un peu dans ce genre de cas ;que sinon on hésite à faire du shopping en vélo au cas où on rapporte une cafetière, des assiettes, ou des biscuits. Et puis il y a les intempéries. Nous partîmes par un beau soleil…. et nous revînmes sous l’orage, mais on ne va pas le laisser à l’autre bout de Paris, le vélo, hein ? Surtout quand les orages durent des heures, ou qu’on s’approche de l’heure du coucher du soleil, et qu’on n’a pas ses loupiotes. Donc, on risque la bronchite pour ne pas risquer le tas de rouille et surtout la fauche. Parce qu’un vélo dehors la nuit dans Paris ma pauv’dam’, déjà que j’en connais qui se sont fait piquer le leur dans leur immeuble, dehors, au mieux la selle, une roue disparaissent, au pire… eh bien comme pour le précédent, deux antivols sectionnés, ni vu ni connu…




Vélib

Mise en ligne par aptronym

Tout ça pour expliquer que le Vélib’, c’est la chance de ceux qui hésitent à prendre leur vélo. Mais de ceux qui se servent d’un vélo pour aller d’un point à un autre. Comme les Vélibeurs d’ailleurs ou les Vélib’istes je ne sais pas comment on dit. Le Vélib, c’est la chance de ceux qui pensent qu’un vélo c’est deux roues, qui permettent de se déplacer plus vite que deux pieds, de faire de la gym en même temps, de ne pas utiliser de dérivés du pétrole pour aller d’un point à un autre, de s’arrêter quand bon nous semble sans trop de difficulté de parking, et de dépasser les autos et les taxis -ça, je ne sais pas qui a écrit cette chanson mais c’était à une époque où les couloirs de bus/vélo/taxi n’existaient pas. Maintenant on se fait klaxonner violemment par les taxis quand on est dans un de ces couloirs. Quand on les dépasse, ne rêvons pas, on se prend plein la tronche de gaz d’échappement, je n’ose songer à ce que ça devait être avant l’ère du pot catalytique. Vous avez déjà essayé de dépasser quelque chose à Saint Lazare? Autrement qu’en prenant votre vélo à la main et en essayant de dépasser les piétons sur le trottoir -je dis bien essayant-. Le Vélib’, c’est la chance de ceux qui habitent à Montmartre, et ont besoin ou envie de se déplacer sur les quais de Seine – je comprends qu’après ils aient un peu la flemme de remonter. Bref, le Vélib’, comme le VTC (vélo tous chemins) ou le vélo hollandais, c’est pour ceux qui utilisent leur vélo sans en faire le centre de leurs préoccupations.
Parce qu’il y a ceux qui font du vélo pour faire du vélo. Qui passent des heures à le démonter avant de le remonter, qui le font briller – grossière erreur, un vélo qui brille attire les regards des voleurs de vélo-. Qui le mettent dans leur 4×4 bien polluants pour aller faire 20 fois le tour du lac du bois de Boulogne sans lever la tête du guidon. Vous croyez qu’ils regardent autour d’eux ceux-là ? Vous croyez qu’ils pourraient traverser Paris avec leur bicyclette rutilante ? Ils ont trop peur des pavés pour leurs pneus -d’ailleurs ils n’ont surement pas des pneus, ça doit s’appeler autrement. Ils ne roulent pas de la même façon je vous dis. Ceux-là on les vois surtout le samedi et le dimanche. On ne peut pas les louper, à part le nom du sponsor, ils sont déguisés en coureurs du Tour de France. J’en ai rencontré un encore ce matin, un pas jeune, parce que le vélo, ça conserve. Il était en train de discuter au milieu de la rue avec une autre déguisée. Tous les deux le casque qui vu du dessus fait tête d’Alien, le cycliste moulant, le tee-shirt limite psychédélique, avec des épaules rembourrées pour Monsieur -peur de paraître trop gringalet avec son crâne dolicocéphale ? les chaussettes et les surchaussettes, les chaussures spéciales aussi, comme si on ne pouvait pas faire du vélo avec des talons ! Et encore on n’a pas droit aux jambières, faut dire qu’aujourd’hui, on est le 31 juillet… Bref, l’uniforme. je vous dis ! la seule chose qu’ils ne mettent pas, c’est le gilet des éboueurs, celui que vous êtes déjà obligé d’avoir dans votre boîte à gants, celui qu’on nous menace de rendre obligatoire !

uniforme de cycliste du samedi matin


Et vous croyez qu’ils auraient des genouillères, coudières… point du tout, à croire qu’ils ne tombent jamais de vélo, il faut dire qu’ils ne risquent pas d’avoir un accident avec un refus de priorité de poids lourd, ils tournent tous dans le même sens ! A se demander pourquoi ils ont un casque, sinon pour éviter les coups de soleil sur la calvitie. Et puis il faut les entendre entre eux, ou chez certains marchands de vélos, ceux chez qui on nous fait attendre, nous qui nous utilisons le vélo comme moyen de déplacement pour papoter avec les « sportifs ». Je parle en connaissance de cause, il y en a un à côté de chez moi, et j’en ai testé sa notion de l’urgence.
J’avais fait en d’autres lieux le_vietnam_champion_du_monde_de cyclismel’éloge du filet vietnamien, je peux vous dire que j’ai testé pour vous le rétroviseur de guidon, qui permet de dépasser sans avoir à se retourner 36 fois pour vérifier qu’il n’y a personne derrière, les bracelets réfléchissants qui clignotent en rouge, les lumières qui clignotent aussi, le phare arrière qui s’éclaire dès que le vélo bouge et que la luminosité est en-dessous d’une certaine limite, que des trucs utiles et pas voyants quoi ! monkey-300x285 En tout cas pas voyants dès qu’ils se retrouvent tous dans mon sac à main quand je redescends du vélo. Sinon ? Je m’habille comme d’hab, plutôt le kway que le parapluie, bien sur, mais à part ça… vous avez un uniforme spécial bus, vous ? Mais vous ne faites peut-être pas le même trajet en rond comme des écureuils dans une cage non plus.

Uniforme, langage, utilisation, décidément, ils roulent à deux troues mais vélo vs vélo ? Vélo pour moi, sans problème, version shopping, pas course.

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