Il arrive aussi que….


Il y a presque sept ans maintenant, j’écrivais cet article Il arrive que parfois Et puis je ne l’ai jamais publié, ou plutôt je l’ai gardé en privé. C’était en 2012. On venait de m’apprendre une sale nouvelle, une histoire de crabe qui allait ronger l’œsophage de mon père. Finalement, deux ans plus tard, après maints examens, et nombre de visites d’oncologie en gériatrie, on m’a parlé d’une erreur de diagnostic. Mon père souffre d’autres calamités, que je ne raconterai pas ici, mais pas de cancer. Le mot est lâché. Dans ce post, je parlais de ma collègue Plume. Depuis je l’ai revue, ça allait bien, une vraie battante, et puis elle a pris sa retraite et je l’ai revue épisodiquement, toujours avec grand plaisir. Elle était toujours aussi légère, vive, pleine d’entrain.
Hier j’ai appris que son cancer a décidé de jouer les prolongations. Et même d’aller faire une visite à quelques organes qui ne lui avaient rien demandé. Plume est très mal. Et je suis bouleversée.
Parce que même si je n’ai pas choisi mon métier grâce à Plume, c’est son influence qui a probablement fait que je n’en ai pas changé au bout de six mois -ou 2 ans. Parce que si elle le faisait, c’est que tout n’était pas désespéré. Sans doute dois-je à son exemple une bonne partie de ma ténacité.
Plume ne mérite pas ça. Les malaises, les perfs, les drains, les calmants à de plus en plus haute dose. J’aimerais aller la voir, lui dire, mais je ne pense pas être capable de ne pas éclater en sanglots, et ce n’est pas de ça qu’elle a besoin. Elle a toujours été forte pour les autres.
Juste envie de dire que ce n’est pas juste, vraiment pas juste.
Si je t’ai baptisée « Plume » ici, c’est sans doute pour ta légèreté, mais aussi parce que tu es ce qu’on appelle une belle plume.J’ai toujours le petit bouquin, fin comme une plume, que tu m’as dédicacé « avec toute ton affection ». Plume, toi qui a toujours su rebondir sur les mots, si bien que finalement je me demande si tu n’as pas aussi influencé ma façon d’écrire, je te dédie cette définition du dictionnaire de l’Académie française, en ligne depuis quelques jours.

AFFECTION nom féminin
xiie siècle, au sens 2. Emprunté du latin affectio, « disposition de l’âme résultant d’une influence subie ».
1. Class. Mouvement de la sensibilité qui s’accompagne de plaisir ou de douleur. Des affections douces, déréglées. PHILOSOPHIE. Modification non durable du sujet. La colère est, selon Aristote, une affection de l’âme.
2. Attachement tendre, constant, durable pour une personne. Porter, montrer, témoigner de l’affection à quelqu’un. Il nous a souvent donné des marques d’affection. Avoir, éprouver de l’affection pour quelqu’un. Prendre une personne en affection, se prendre d’affection pour une personne, s’attacher à elle. Il a su gagner notre affection.
3. PATHOLOGIE. Altération de la santé, considérée dans ses symptômes. Affection aiguë, chronique. Le médecin a diagnostiqué une affection cardiaque.

Parfois on aimerait ne garder qu’un des sens d’un mot, Plume, ton affection (2), je la partage, Plume, ton affection (3) j’aimerais bien entendu qu’un coup de baguette magique l’emporte loin de toi. Seulement la magie n’existe pas, les miracles non plus, et on se prend la réalité en pleine tronche. La réalité a scanné tes récidives, suivi tes métastases. La réalité a des mots à double tranchant qui coupent comme des rasoirs. La réalité annonce que ta foutue maladie progresse, comme si elle allait recevoir les félicitations du jury. Non, ta maladie ne fait pas de progrès, elle fait tout ce qu’elle peut pour te bouffer. Et la médecine s’est encore faite prendre en traître. Bats-toi encore Plume, quelques semaines, même si tu sais qu’à la fin, c’est toujours le loup qui gagne sur la petite chèvre de Monsieur Seguin  « E piei lou matin, lou loup la mangé ».

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La souris qui buvait du thé en sachet



Aujourd’hui c’est l’équinoxe d’automne -sauf pour les habitants de l’hémisphère Sud. Google s’est fendu de deux doodles, suivant qu’on le capte d’un côté ou l’autre de l’Équateur.

Dans le Nord une petite souris bondit au milieu des feuilles mortes vers son terrier où l’attend une énorme tasse. La souris a pour tout vêtement une écharpe en laine, elle marche comme une vraie souris… et quand elle arrive à sa tasse… il y a une étiquette de sachet de thé qui pend. J’ai donc appris aujourd’hui que de nos jours les loirs ne tombent plus dans les théières et que les souris boivent du thé en sachet…

Les Fous Du Volant


Super bonne nouvelle (ou pas  ? ) pour les vieux et les. un peu moins vieux fans de Satanas et Diabolo https://www.dailymotion.com/video/x2djx7 une nouvelle série des Fous du volant sort ces jours-ci.

Côté fous du volant les possesseurs de voiture de sport me font bien rigoler. Surtout quand je les croise en ville. Doubler une Carrera quand on se déplace à vélo avec panier, vélo cool, servant à se déplacer d’un point à un autre c’est jouissif. 

L’après-midi où, partie faire du shopping dans le 17eme ( j’habite pas loin de la porte Molitor donc il faut traverser le 16eme du sud-ouest au nord), j’ai doublé 3 Carrera j’ai vraiment kiffé.  En fait j’ai peut-être doublé.la.même 2 fois, puisqu’il y avait deux noires et une silver. A Paris à vélo on dépasse les grosses bagnoles…

Hier j’étais sur une piste cyclable (version portion de trottoir) quand j’entend derrière moi un gamin parler de voiture jaune et de Bugatti. Et ouaip, au feu, une truc pas possible. Jaune. Avec des phares qui se la jouent clignotants limite OVNI. Punaise  !  Et d’un jaune  !  Un peu gilet de sécurité. Je connais quelqu’un qui a eu un utilitaire presque aussi jajne..Il.l’avait racheté à La Poste. Pas intérêt à être blond avec une bagnole pareille. Ça fait passer les tignasses.les plus péroxydées pour jn cbâtain banal. Je dis blond, peut-être blonde. De toutes façons les vitres sont trop sombre ou anti UV, pare-balles, réfléchissantes… c’est simple je ne sais même pas s’il y avait un être humain à l’intérieur.

D’ailleurs j’ignore si un être humain peut tenir dans cette tire plate comme une limande mais large. Obèses acceptés, grands repliés.  

Ma piste cyclable s’arrêtait là mais la chose voulait tourner à sa gauche, donc passer devant moi. Autant j’adore forcer sur mes mollets, le dos bie. droit, version je me balade avec des fleurs dans le panier mais je te dépasse, couullon  !  autant là j’ai avancé lentement,  bloquant la rue transversale comme jamais, le sac à main sur l’épaule gauche, le sac nylon d’où s’échappaient une bouteille d’eu gazeuse et des fruits – franchement, j’aurais voulu le faire exprès… (je mets toujours les fruits sur le dessus de mon sac et là la Badoit était à l’extérieur)  j’ai avancé à la limite de l’équilibre -eh non, tu ne peux toujours pas passer, la la lère. Quand j’ai enrin dégagé le passage, le bolide a tourné et on a entendu la reprise. Dommage la rue en question est courte. Et la vitesse limitée à 20 je crois. Ce genre de bagnole peut atteindre le 400.km/h. Et.consomme 40 litres aux 100. Elle peut être obligée de refaire le plein toutes les 15 mn. Et je n’en ai jamais vue de garée dans la rue. Quand on a une Bugatti (qui est une voiture allemande après avoir été française, on ne prête qu’aux Italiens) et qu’on a des amis sans parking privé avec trop de places, il faut trouver un parming ultra sécurisé… et finir à pieds. Quand on a une Bugatti, on pourrait dépasser le TGV mais le moteur est bridé parce que ce n’est possible que sur piste. Quand on a une Bugatti on a claqué plus de 100 fois le prix de mon appartement (à partir de certaines sommes seul le nombre de zéros compte) pour rouler à 20/30/ comme tout le monde MAIS en dépensant beaucouo plus d’essence. Quand on a une Bugatti jaune poussi. ayant avalé des drôles de trucs on est aussi visible que les gilets des éboueurs derrière lesquels on est bloqué. Quand on a une Bugatti jaune flashy, on peut être repéré dans le noir par la première soucoupe volante qui passe -ou être pris pour un UFO. Quand on a une Bugatti jaune flashy on doit quand même avoir quelques probabilités de plus de mourir dans un accident de voiture et beaucoup beaucoup plus de causer un accident mortel et de se retrouver dans le box des accusés.

Quand on a une Bugatti jaune ciré breton on peut traverser l’Allemagne en 35 mn mais faire Paris Brest comme le mec avec sa Peugeot grise.

Bref c’est taupe les Bugatti jaunes mais sérieusement elles seraient mieux ailleurs que dans les rues. 

De la différence entre lavage et blanchiment


Parfois je suis tête de linotte. Je descends à la boulangerie avec mon porte-monnaie et je l’oublie dans la poche de l’imper accroché dans l’entrée. Je fais du shopping sur le net, et je laisse ma carte bleue devant le clavier. Quand c’est le tout le même jour, cela devient difficile de trouver de déjeûner le lendemain. Mais j’ai de la ressource. Au boulot il y a toujours un bol de nouilles coréennes qui n’attendent plus que de l’eau bouillante. En principe, quand je dois partir faire du shopping, je vérifie toujours, je détesterais laisser le dernier je ne sais quoi à ma taille juste pour cause de pas de sous.

Vendredi, j’ai acheté une salade à la boulangerie, je suis sortie juste avec mon porte-monnaie et mes clefs, même pas le téléphone. J’étais en jean. J’ai glissé le porte-monnaie dans la poche gauche, les clefs dans la poche droite, je suis rentrée avec ma salade.

Samedi midi je me suis rendue compte que je n’avais pas mon porte-monnaie. Oublié ? PAs grave, à côté du boulot il y a un distributeur. J’ai balancé les sous dans mon sac et ne m’en suis pas fait plus que ça. A part que le soir, ayant pris un verre avec des amies, la tâche de retrouver les sous dans l’organiseur de sac qui est fait pour glisser un porte-monnaie et non balancer billets et pièces fut ardue. CE dimanche midi, je commence à chercher mon porte-monnaie. Je me souvenais du coup du jean. PAs posé en arrivant. PAs posé dans la salle de bains, pas glissé sur le canapé. Mystère total. J’ai eu beau bouger des meubles, vider des sacs, crapahuter sous le canapé, rien n’y fit. Mon lave-linge était sur un cycle synthétiques 30°C, avant de partir voir mon père munie d’un bouquet, je décide de sortir le linge de la machine, et là, outre un kleenex passablement dépiauté mais pas tant que ça, je découvre une petite chose orange, mon porte-monnaie, entrouvert, avec des pièces jusqu’au fond du tambour. Pour que ce soit plus drôle, il y avait des billets. Ils sont propres maintenant. Ce n’est pas de l’argent sale. Comme je n’avais pas mis d’eau de javel, cela n’a pas été de l’argent blanchi. Quant à mon joli petit porte-monnaie artisanal de chez  Dimanche eh bien, je l’ai enrobé de Kleenex balsam (en fait le premier truc qui m’est tombé sous la main dans ma salle de bains), et puis je suis allée fêter une bonne fête des pères à mon pôpa. En revenant, j’ai développé les kleenex, et je me demande si mon joli porte-monnaie en cuir pleine fleur va devenir un moche truc tout carton comme c’est en général le cas quand du cuir non imperméabilisé se prend l’eau froide. Voyons le côté positif des choses, c’était de l’eau à 30 °C

Mais je crains que ce dimanche n’ait été fatal à mon porte-monnaie.

 

Mais qui donc est mort(e) ? 


La série évènement de ce début 2017, c’est Little big lies. Productrices stars.et premiers rôles  : Reese Withersppon la blonde américaine au menton volontaire et Nicole Kidman l’Australienne. Toutes deux ont adapté un roman de Liane Moriarty, Little big lies (titre français Petits secrets, grands mensonges). 

J’avais jusqu’ici déjà lu des romans avant qu’ils ne soient adaptés, après avoir vu une adaptation, trouvé proche, voire trop littéral, préféré le bouquin au film, et vice-versa, crié au génie ou à la trahison. Là j’ai rattrappé puis pris de l’avance sur la série, sans spoiler. 

Ce que vous lirez partout, c’est cette histoire de desperate mothers, qui emmènent pour la première fois leur rejeton en CP (à la maternelle dans l’oeuvre originale, aussi australienne que Kidman. Dans le bouquin on conduit donc à gauche, on fête Noël par une belle journée d’été.L’histoire se passe dans une banlieue qui petit à petit devient chic de Sidney. La série se déroule eans une banlieue chic de CalIfornie. Pas Malibu. Plutôt un Fairfield de la côte Ouest, en bord de mer.

Tout est dans les apparences, lisses, et pourtant, plusieurs de ces mères vont se révéler victimes de violences conjugales. Si je dis ces mères c’est bien que tout se focalise autour de leurs bambins, qui se  détachent (enfin ou déjà) d’elles pour entrer à l’école. House wife à plein temps, travaillant à mi- temps par choix ou par nécessité elles sont dans l’autre camp, celui des femmes qui n’ont pas fait carrière. Et la guerre entre ces deux clans là est inpitoyable.

Cinq mois après la journée d’adaptation des têtes blondes, une réunion de parents d’élèves tourne au drame. On le sait dès le premier chapitre, avant la fin du premier épisode. De multiples témoignages ponctuent le déroulement de l’histoire, sortes de flash forwards et… on n’ignore pas seulement le nom du ou de la coupable mais de la morte -à mpins qu’il ne s’agisse d’un mort. Tant est grande la tension et les rivalités au sein de cette communauté rassemblée autour de son point commun de parents d’élèves, que plusieurs pourraient avoir de « bonnes » raisons de se débarasser qui d’un ex conjoint, qui de l’actuel, qui du parent d’élève qui a insulté son enfant, qui de l’enfant qui en a agressé un autre.

Les enfants sont impitoyables dit-on, les parents d’élèves plus encore.

Big little lies, c’est l’histoire des secrets qu’on n’ose pas forcément avouer à sa meilleure amie  : être brutalisée, c’est aussi les petits mensonges par omission d’une auteure qui après nous avoir présentée le côté le plus lisse et plongés dans le plus sombre nous fait naviguer en circonvolutions jusqu’à l’épicentre du drame.

Reste la question (après l’épisode 2 er 218 pages  :  mais qui est mort(e) ? 

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