Bowie comme… Bowie


Visite de l’expo Bowie à la Philharmonie de Paris aujourd’hui. L’audioguide n’y est pas en option, le son est intégral. A chaque viédo, mais aussi à chaque espace correspond un son, musique, interview, mix. On est dans une exposition intégrale pour un artiste intégral. Musique, mime, comédien (mon seul regret, qu’il manque un bon extrait grand format d’un film, L’homme qui venait d’ailleurs par exemple.

Sinon, une muséographie pareille est grandiose, on baigne dans un espace Bowie, du sol au plafond, comme dans la salle où sont à la fois suspendus des costumes de scène -le kimono où est transcrit le nom de Bowie  en kanji-, accrochés des photos, posée une maquette d’un décor pour une pièce de Brecht, installés sous vitrine costumes et platform shoes. On se prend à tourner et à contourner les volumes, à s’arrêter sur une vidéo, à lire un manuscrit, et ils sont nombreux, à découvrir le logiciel surréaliste  de création de texte. Point d’orgue, un mur damier de vidéos correspondant à un damier de lieux d’écoute. On erre donc dans cette exposition détaché du monde qui nous entoure, dans un silence extérieur apparent. C’est sans doute un drôle de métier qu’être gardien de cette d’expo, où les visiteurs ne se parlent pas mais avancent dans une lenteur de monde extra-amosphérique, dans cet espace où David Bowie is.

David Bowie is all around us / David Bowie is a face in the crowd / Dvaid Bowie is floating in a most peculiar way / David Bowie is thinking to a world to come / David Bowie is using machine age knife magic / David Bowie is never at a loss for words or poses / David Bowie is taking advantage of what the moment offers / David Bowie is making himself up / David Bowie is a picture of the future / David Bowie is wearing many masks / David Bowie is where we are now/ David Bowie

Pour les derniers jours, l’exposition finit à 22h00. Ne la manquez sous aucun prétexte !
Et si jamais vous n’étiez pas convaincus
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La grenouille d’Osaka et la grenouille de Kyoto, conte japonais


Petit préambule personnel : j’ai une certaine affection pour les grenouilles, et particulièrement les grenouilles japonaises, qui protègent les voyageurs. On porte donc un grigri de grenouille, pour un bon voyage ? Pourquoi ? Parce qu’une grenouille revient toujours à son point de départ, et que le voyageur qui porte autour du cou, ou plus prosaïquement après la pochette contenant son passeport, ou la bandoulière de son appareil photo, une grenouille, est sûr de revenir à bon port. La légende vient peut-être de ce conte des deux grenouilles, que j’avais trouvé étant enfant dans un livre, et que je me suis un tantinet approprié.

Au où Kyoto était capitale du Japon, vivaient dans les villes d’Osaka et de Kyoto deux grenouilles. Toutes deux, en bonnes grenouilles, vivaient dans le ruisseau, l’une d’Osaka et de ses rues boueuses, l’autre de Kyoto et des ses pavés disjoints. Ces grenouilles, il faut le dire, ne levaient jamais le nez bien haut. Elles évitaient les charettes, les porteurs d’objets en tout genre, et avaient déjà fort à faire. Un jour, la grenouille de Kyoto eut envie de parcourir le vaste monde  et de découvrir la ville dont elle tant avait entendu parler : Osaka, en bord de mer. La grenouille traversa les faubourgs de Kyoto, puis se retrouva dans la plaine, petite boule verte au milieu des herbes. Elle fit halte dans une mare, puis reprit son chemin. Sur son chemin se trouvait une montagne. Pas la plus haute du Japon, pas le mont Fuji, mais une montagne quand même. Courageusement, la petite grenouille de Kyoto se mit à escalader la montagne. Elle ne sautait plus aussi allègrement que dans les rues de Kyoto, pas plus que dans la mare qu’elle avait trouvé sur son chemin, la montée était longue, pénible, le dénivelé abrupt, et pour la grenouille l’effort ardu, à défaut d’être surhumain. Enfin elle arriva en haut de la montagne. Elle reprenait juste sa respiration lorsqu’une autre grenouille, aussi verte que la première, parvenait au sommet, aussi essoufflée que la kotyoïte.

-Bonjour, grenouille, dit la première,

-Bonjour, grenouille, répondit l’autre.

Pour être grenouille, on n’en est pas moins polie, surtout quand on est japonaise.

– D’où viens-tu grenouille ?

-Je viens de Kyoto ! Et toi ?

-Quelle chance tu as, je viens d’Osaka et me rends dans la capitale !

-Tu vis près de la mer, quelle chance as-tu, grenouille d’Osaka, de pouvoir te baigner et paresser sur la plage.

-Quelle chance as-tu toi, grenouille de Kyoto, de vivre près du palais de l’empereur ! Personnellement, j’évite le bord de mer, les embruns ne conviennent pas à ma peau, m’approcher de l’eau salée me donne des aspects de crapaud. Mais toi… l’empereur, continiuait la grenouille d’Osaka songeuse.

L’empereur, mais je ne l’ai jamais vu, juste entendu les gardes qui criaient à tout un chacun de se pousser, et de baisser les yeux, aussi quand il passe dans les rues de Kyoto, tout le monde voit q’il y a des grenouilles dans le ruisseau. Le reste du temps, il faut faire attention à ne pas se faire piétiner.

Dans l’esprit de chacune des grenouilles, qui avait déjà fait la moitié du chemin, germait une question, est-ce que cela valait le coup de continuer son chemin pour risquer de devoir repartir ensuite en sens inverse.

Nous avons fait chacune la moitié du chemin, mais si nous continuons et que nous ne nous plaisons pas dans l’autre ville, il nous faudra tout recommencer, et gravir à nouveau cette montagne….

C’est la grenouille de Kyoto, qui eut l’idée : Sais-tu ce que nous allons faire, chacune de nous va regarder la ville de l’autre, et voir si elle est digne de faire un pareil trajet.

Mais en haut de la montagne, il y avait encore de l’herbe qui gênait les grenouilles pour admirer le panorama.

-Sais-tu ce que nous allons faire, grenouille de Kyoto, dit la petite grenouille d’Osaka, nous allons nous aider l’une l’autre pour nous tenir debout, et regarder dans la plaine.

aussitôt dit, aussitôt fait, les deux grenouilles prennent appui sur leurs pattes arrières, qu’elles ont fort longues, se tiennent par leurs étranges mains à quatre doigts et se hissent pour dépasser les brins d’herbe. La grenouille de Kyoto voit des rues et des toits tous pareils à ceux de la ville qu’elle a quittée. La grenouille d’Osala dse rues et un port tout identique au sien. Elles retombent sur leurs pattes et toutes deux s’écrient l’une « mais Kyoto ressemble à Osaka, l’autre « Osaka ressemble à Kyoto’.

Enfin, elles concluent, point n’est besoin d’aller si loin, toutes les villes sont pareilles, et je retourne chez moi. Au revoir et merci, grenouille de Kyoto, au revoir et merci, grenouille d’Osaka.

Mais ces deux nigaudes avaient juste omis un petit détail : elles ont les yeux déjà bien proéminents, dressées sur leurs pattes, leurs yeux sont franchement dans leur dos, ainsi la grenouille de Kyoto a-t-elle vu…. Kyoto, et la grenouille d’Osaka… Osaka. Et c’est pourquoi chacune d’entre elles est retournée chez soi.
grenouilles

Comment faire perdre du temps aux gens plutôt que de leur demander direct du fric : le faux questionnaire de l’IFAW


Je viens de trouver une enquête sur la cruauté envers les animaux dans ma boîte aux lettres. Il ya un formulaire, un courrier de quatre pages expliquant que mes réponses peuvent faire la différence, bref, tout pour mettre la pression
« Vous êtes choisie pour représenter Boulogne-Billancourt dans cette enquête importante…. » Le stylo (recouvert et bouché  de papier recyclé ) est même fourni, je réponds à toutes les questions. Petite précision : le questionnaire est plié  en 3 et le second pli ne dépasse pas d’un quart de millimère. Il porte la mentions « IFAW, enquête 2015 sur la cruauté envers les animaux ».
Répondre par oui ou par non.
La 7e est pour les mal-comprenants : On estime à 35000 le nombre d’éléphants massacrés chaque année pour leurs défenses en ivoire. Saviez-vous qu’il fallait qu’un éléphant meure pour obtenir son ivoire ? Ils me prennent pour qui ? On peut répondre quand on a moins de 5 ans ? Ou il y a une version de Hay day où on cueille l’ivoire des éléphants comme on dégraisse les cochons ?
 La 8e question me semble suspecte « IFAW est à la pointe de la protection des derniers tigres contre le braconnage. Saviez-vous qu’il ne reste aujourd’hui qu’environ 4000 tigres en liberté. Là, ça me semble beaucoup. Pas les chiffres en tête mais WWF me dit 3200. Donc je coche NON et ajoute 3200, ce qui, vous en conviendrez, est plus proche de 3000 que de 4000.
9e question
IFAW oeuvre sur le projet CAIR? pour aider les animaux domestiques à REims. OUI / NON …. euh… ça me semble peu être une question ça, plutôt une information.
Et on en arrive à la 10e : Accepeteriez-vous de faire un don pour protéger les animaux des souffrances et des mauvais traitements.
Ca vous étonnera peut-être mais là, on ne peut répondre que oui, et comme on arrive au secnd pli, on ouvre et on découvre le bulletin de soutien.
Eh bien j’ai envie de leur répondre dans leur enveloppe T que non, je ne me fais pas avoir, que quand on demande des sous, on a l’honnêteté de le dire, et non de camoufler ça derrière une enquête, que je continuerai à privilégier le WWF qui ne fait pas des demandes pliées en 3.
Mr IFAW, la fin ne justifie pas les moyens, vous envoyez ça à une personne âgée, vous pouvez être poursuivi pour abus de faiblesse, tellement votre demande est tordue.
Bref, au cas où vous ne vous en seriez pas rendues compte, Lenny pas contente du tout!

Calendrier des lendemains de fêtes


LE calendrier de l’Avent a été créé pour faire patienter les enfants jusqu’à Noël. Avec 24 -ou 25- cases, il permet de découvrir une image ou un mini cadeau surprise. Une blogueuse en a même créé un hilarant ici

Et le 25, en plus de l’image de la crèche il y a la vraie crèche, en plus de tous les petits sapins le vrai sapin, en plus des décors de rubans, les rubans autour des paquets, l’apothéose. Et le 26 ? A part pour ceux qui ont la chance d’être nés ce jour là, tout retombe. Déjà le 25 au soir, on se retrouve avec la vaisselle sale, le sapin qui commence à perdre ses épines, la superbe boule en verre qui s’est cassée en mille morceaux dont certains se sont planqués entre deux lames de parquet. Mais ce n’est pas tout. Le 26 on retravaille, on s’est retrouvé avec une part de bûche ou de dinde qu’on va manger sur son coin de bureau alors qu’on rêve d’une tisane aux fruits rouges, éventuellement on part avec le ticket de caisse échanger le cadeau qu’on avait déjà, qui est trop petit, qui… mais pourquoi tant de haine ?

Cela s’appelle « lendemains de fête ». Il n’y a pas grand monde dans les rues, entre ceux qui sont partis, beaucoup dans les trains et sur la route. Le temps est gris parce que c’est inévitable, on est en hiver depuis quelques jours, et réchauffement climatique ou pas de toute ma vie je n’ai vu qu’une seule fois de la neige un 24 décembre à Paris. Et bien entendu elle n’a pas tenu.Donc le temps est gris, le miracle de Noël ne s’est encore une fois pas produit, le 25 ça a plutôt été « La bûche » ou « Le père Noël est une ordure » que « Noël blanc », malgré toute la guimauve qu’on peut trouver en replay. Donc c’est là qu’on aurait envie de se consoler, avec une jolie image, un chocolat qui ne soit pas à l’huile de palme, un petit cadeau tout bête pour se remonter le moral, c’est simple, on se contenterait des rubans d’hier. Puisque de toute façon c’était le seul truc chouette de la journée. Au lieu de ça, il faut déjà penser au 31, repenser à manger alors qu’on se contenterait de tomates nature même si ce n’est pas la saison, ah mais alors pas du tout ! On repense à tous ces 26 décembre pendant lesquels on a déjà eu la bouche pâteuse, les épaules lourdes, d’ailleurs, il remonte à quand le dernier Noël réussi ? Et réussi pour qui ?

J’ai personnellement un souvenir génial de Noël, que je ne partageais pas vraiment avec ma famille. LE souvenir est flou parce que j’étais très très jeune.Etant née en octobre, c’était juste après mes 2 ou 3 ans. La table était sous une suspension de verre. Nous devions manger une pintade. Quatre adultes et moi. Je ne sais pas qui a attaqué la pintade, mais elle s’est bien défendue, et le couteau s’est cassé ou a perdu son manche. Je sais, mes souvenirs sont flous. Prudemment, j’ai été éloignée de la table. D’où des souvenirs en contre-plongée. N’écoutant que son courage, mon père s’est précipité pour arracher ce qui restait du couteau dans cette pauvre pintade. Mais mon père mesurait à l’époque 1,78 m. Coup de tête ou arrachage de couteau un peu dynamique, toujours est-il que la lampe a explosé. Tout le monde criait, bougeait dans tous les sens, c’était chouette comme tout. Bien mieux que guignol. Dans le souvenir des adultes, je rigolais, ce qui ne m’étonne pas. Quand on a vécu un Noël aussi sympa, on ne peut après qu’être déçue par les autres, plus personne n’a jamais cassé de couteau dans un volatile, plus personne n’a jamais explosé de lampe, plus personne n’a jamais fait de débat sur le thème « Peut-on manger une pintade pleine de morceaux de verre : argumentez », un vrai sketch, plus personne ne s’est jamais plus donné de mal pour organiser un Noël réussi. Et comme le père Noël a également démérité, m’offrant -j’ai retrouvé les photos- un tableau noir, un métier à tisser en bois à la place d’une machine à écrire, et toute une liste de cadeaux décevants, les 26 décembre ont toujours été des lendemains de fête sans saveur, sauf peut-être lors de la tempête de 1999.

Et si on faisait des calendriers des lendemains de fête, pour se consoler des guirlandes qui tombent du sapin, du temps gris, de la fausse bonne humeur des marchés de Noël qu’on démonte, des cartons et des bouteilles vides qui envahissent tellement le local poubelles que ça va être dur de jeter sa brique de jus d’orange, des pubs de blanc, des galettes des rois à l’amande de synthèse et à la graisse de chevaux de bois qui vont envahir boulangeries et supérettes, si on se faisait un calendrier pour attendre la première chose sympa qui arrive après les fêtes : les SOLDES … ou ce qui vous plaira.

halloween avent

Something about germs (a manga)


I just read the first volume of Moyashimon, a manga which story is set in an agronomic university just near Tokyo. Far away from Silver spoon, this story centres on two friends, caming from a far away provinces. One, Key Yuki, is the son of a sake brewer, the other one, Tadyasu Sawaki, is the son of a moyashi maker. And Tadyasu is able to see all  the germs with the naked eyes.

Don’t you think it’s awful ? Specially when your father makes fermented things. Specially when you are in a farm. Specially when other students try to do saké in their flat. Reading this manga, I noticed than germs are everywhere. Specially in japanase cooking where every yeast (yeast are fungus, never forget that if you don’t like fungus, no bread, no cheese, no alcohol) so in japanese cooking where every yeast are replaced with gems, bacteria, and all sorts of unicellular organism, from aspergyllum orizae to escherichia colli.

When youIMG_0003_NEW read this manga, you first want to bring your wipes and bleach, as a student do. But you know it’s not enough efficient. And you have just to wipe. And happily, you don’t see all the germs.

Or to laugh cause Moyashimonis so funny. A teacher, Itsuki, works on the awfulest fementated cooking all aver the world, Of course when he meets Tadyasu, he thinks than his work can go so faster. His project ? Save the humanity after the end of the earth.

Some fantasy, some science fiction, some student life, and many, many germs, introduced as every charachter drawn in the margin, and all of that do an excellent manga in 13 tomes (Japan).

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