De la différence entre lavage et blanchiment


Parfois je suis tête de linotte. Je descends à la boulangerie avec mon porte-monnaie et je l’oublie dans la poche de l’imper accroché dans l’entrée. Je fais du shopping sur le net, et je laisse ma carte bleue devant le clavier. Quand c’est le tout le même jour, cela devient difficile de trouver de déjeûner le lendemain. Mais j’ai de la ressource. Au boulot il y a toujours un bol de nouilles coréennes qui n’attendent plus que de l’eau bouillante. En principe, quand je dois partir faire du shopping, je vérifie toujours, je détesterais laisser le dernier je ne sais quoi à ma taille juste pour cause de pas de sous.

Vendredi, j’ai acheté une salade à la boulangerie, je suis sortie juste avec mon porte-monnaie et mes clefs, même pas le téléphone. J’étais en jean. J’ai glissé le porte-monnaie dans la poche gauche, les clefs dans la poche droite, je suis rentrée avec ma salade.

Samedi midi je me suis rendue compte que je n’avais pas mon porte-monnaie. Oublié ? PAs grave, à côté du boulot il y a un distributeur. J’ai balancé les sous dans mon sac et ne m’en suis pas fait plus que ça. A part que le soir, ayant pris un verre avec des amies, la tâche de retrouver les sous dans l’organiseur de sac qui est fait pour glisser un porte-monnaie et non balancer billets et pièces fut ardue. CE dimanche midi, je commence à chercher mon porte-monnaie. Je me souvenais du coup du jean. PAs posé en arrivant. PAs posé dans la salle de bains, pas glissé sur le canapé. Mystère total. J’ai eu beau bouger des meubles, vider des sacs, crapahuter sous le canapé, rien n’y fit. Mon lave-linge était sur un cycle synthétiques 30°C, avant de partir voir mon père munie d’un bouquet, je décide de sortir le linge de la machine, et là, outre un kleenex passablement dépiauté mais pas tant que ça, je découvre une petite chose orange, mon porte-monnaie, entrouvert, avec des pièces jusqu’au fond du tambour. Pour que ce soit plus drôle, il y avait des billets. Ils sont propres maintenant. Ce n’est pas de l’argent sale. Comme je n’avais pas mis d’eau de javel, cela n’a pas été de l’argent blanchi. Quant à mon joli petit porte-monnaie artisanal de chez  Dimanche eh bien, je l’ai enrobé de Kleenex balsam (en fait le premier truc qui m’est tombé sous la main dans ma salle de bains), et puis je suis allée fêter une bonne fête des pères à mon pôpa. En revenant, j’ai développé les kleenex, et je me demande si mon joli porte-monnaie en cuir pleine fleur va devenir un moche truc tout carton comme c’est en général le cas quand du cuir non imperméabilisé se prend l’eau froide. Voyons le côté positif des choses, c’était de l’eau à 30 °C

Mais je crains que ce dimanche n’ait été fatal à mon porte-monnaie.

 

Mais qui donc est mort(e) ? 


La série évènement de ce début 2017, c’est Little big lies. Productrices stars.et premiers rôles  : Reese Withersppon la blonde américaine au menton volontaire et Nicole Kidman l’Australienne. Toutes deux ont adapté un roman de Liane Moriarty, Little big lies (titre français Petits secrets, grands mensonges). 

J’avais jusqu’ici déjà lu des romans avant qu’ils ne soient adaptés, après avoir vu une adaptation, trouvé proche, voire trop littéral, préféré le bouquin au film, et vice-versa, crié au génie ou à la trahison. Là j’ai rattrappé puis pris de l’avance sur la série, sans spoiler. 

Ce que vous lirez partout, c’est cette histoire de desperate mothers, qui emmènent pour la première fois leur rejeton en CP (à la maternelle dans l’oeuvre originale, aussi australienne que Kidman. Dans le bouquin on conduit donc à gauche, on fête Noël par une belle journée d’été.L’histoire se passe dans une banlieue qui petit à petit devient chic de Sidney. La série se déroule eans une banlieue chic de CalIfornie. Pas Malibu. Plutôt un Fairfield de la côte Ouest, en bord de mer.

Tout est dans les apparences, lisses, et pourtant, plusieurs de ces mères vont se révéler victimes de violences conjugales. Si je dis ces mères c’est bien que tout se focalise autour de leurs bambins, qui se  détachent (enfin ou déjà) d’elles pour entrer à l’école. House wife à plein temps, travaillant à mi- temps par choix ou par nécessité elles sont dans l’autre camp, celui des femmes qui n’ont pas fait carrière. Et la guerre entre ces deux clans là est inpitoyable.

Cinq mois après la journée d’adaptation des têtes blondes, une réunion de parents d’élèves tourne au drame. On le sait dès le premier chapitre, avant la fin du premier épisode. De multiples témoignages ponctuent le déroulement de l’histoire, sortes de flash forwards et… on n’ignore pas seulement le nom du ou de la coupable mais de la morte -à mpins qu’il ne s’agisse d’un mort. Tant est grande la tension et les rivalités au sein de cette communauté rassemblée autour de son point commun de parents d’élèves, que plusieurs pourraient avoir de « bonnes » raisons de se débarasser qui d’un ex conjoint, qui de l’actuel, qui du parent d’élève qui a insulté son enfant, qui de l’enfant qui en a agressé un autre.

Les enfants sont impitoyables dit-on, les parents d’élèves plus encore.

Big little lies, c’est l’histoire des secrets qu’on n’ose pas forcément avouer à sa meilleure amie  : être brutalisée, c’est aussi les petits mensonges par omission d’une auteure qui après nous avoir présentée le côté le plus lisse et plongés dans le plus sombre nous fait naviguer en circonvolutions jusqu’à l’épicentre du drame.

Reste la question (après l’épisode 2 er 218 pages  :  mais qui est mort(e) ? 

Butternut des quatre saisons


Pour l’autome  : une butternut et quelques raisins secs et un chouïa de vin blanc.

Pour l’été  : des amandes effilées, de l’huile d’olive, quatre tomates de taille moyenne.
Pour l’hiver… la dégustaion de ce plat puisqu’on approche des 0 degrés.
Scarforza. Sel. Poivre. Paprika.
Laver et couper la butternut en tranches d1, 5 cm d’épaisseur. Badigeonner d’huile d’olive. Saler. Poiver. Papriker.

Mettre au four à 175 deg. Au bout de 10 mn retourner et ajouter la tomate concassée.

Dans une casserole, mélanger les raisins secs, le vin blanc et l’extrait de tomate

Quand les oeufs ont des noms bizarres


  • Ce matin, j’ai testé les schotch eggs. Non il ne s’agit pas d’oeufs au whisky mais d’oeufs apparemment recouverts de chapelure. Ignorant tout de ce plat typiquement écossais, j’avoue que j’espérais un oeuf à jaune moelleux, entre poché et mollet. En fait il s’agit d’un oeuf dur. 
    Quant à la couche de chapelure, je ne sais pas trop si elle recouvre une couche de chair à saucisse ou si les deux sont mélangées. La seule chose que je peux dire c’est que malgré le café noir et les deux grands verres de jus d’orange le tout m’a semblé assez gras et indigeste. Goûteux, parfumé mais gras tendance saindoux. Une longue marche dans une lande renplie de bruyère s’imposait peut-être ensuite mais voilà je n’avais pas pris cette option ce dimanche. 
  • Tout ça m’a fait penser aux noms bizares de la cuisine à base d’oeufs. Premier plat -mauvais jeu de mot-  : les oeufs sur le plat. Ceux-là je les fait dans (et non sur) une poële (et non un plat).  
  • Les oeufs Benedicte -mais qui est cette Benedicte   (ou ce Benedict, l’orthographe me semble varier. Ceux-là il me semble qu’on ne les croise que dans les romans anglais. 
  • Quant aux oeufs de 100 ans si j’en ai vu et photographié, j’avoue que leur nom ne parle pas en leur faveur. Mais le pire c’est sans doute la recette. Elevée dans une civilisatiin de l’oeuf frais j’avoue avoir quelque difficulté à imaginer qu’on puisse manger des oeufs ayant traîné dans la cendre sans pour autant être cuits et remarquables par leur odeur. Berk berk berk. Je crois que je préférerais encore la plupart des insectes -qui sont après tout des cousins des crevettes et autres écrevisses. oeufs de 100 ansAppétissant, non  ? 
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Anniv et batterie


Une de mes copines qui habite à perpète a eu 30 ans ce week-end. Elle  a invitées quelques amies à une raclette . Rien de bien extraordinaire. Compte tenu des empêchements des unes et des autres nous nous retrouvions à quatre à partir en voiture. Sur les quatre, une seule a son permis et une voiture.

Comme nous étions deux à travailler ce samedi, rendez vous pris à 18h30. Le temps de faire un ramassage dans 3 quartiers différents et en route pour ces contrées où le RER s’arrête à 22h00.

Petit retard annoncé d’une – qui ne bossait pas mais bon – et on décolle du canapé.
La voiture garée pas loin la veille. On range bouteille , blouson et cadeaux dans le coffre et…  Clef dans le démarreur, qui fait la sourde oreille. Rien. Absolument rien. On appelle les copines pour annoncer du retard, « j’ai plus de batterie »

-plus de GPS  ?

Euh non, plus de batterie pour la voiture. elle ne démarre plus. La famille pour télé conseil, on ouvre le capot vérifie le niveau d’huile. Affichage problème d’airbag. Je farfouille dans la boîte à gants, recherche l’index des pannes. Euh… Pas clair. La voiture de Miss Paramount étant une voiture italienne occasion du félin qui vendit vélos et moulins à café acquise il y a quatre mois la garantie fonctionne encore.
Et ça, c’est une bonne nouvelle. Et l’assistance 24 h/24 même devant chez vous ça fonctionne. Et même plus vite qu’on ne pensait, c’est simple, Miss PAramount m’a laissée éteindre les lumières et fermer la porte, pendant qu’elle courait vers sa voiture.
Le dépanneur branche une batterie externe, et, merveille des merveille, alors qu’on en était sur mon téléphone à se demander si on partait en Uber ou si on remettait au lendemain, le doux bruit du moteur qui repart, c’est chouette comme tout. Laisser tourner une heure. OK. Si vous pouvez la faire rouler c’est le mieux. Pas de problème. Tout le monde est d’accord, on va faire une heure de route même si on n’en a pas besoin. Mais voilà, Miss Paramount a une voiture automatique, qui se désautomatique quand elle n’a plus assez de batterie. Et ça, elle ne le savait pas. Le créneau qui se transforme en version je tourne le volant comme une brute, quand on n’est pas prévenue, ça surprend, et… rebelote, Miss Paramount recale.LA seule personne aux alentours qui aie des cables de redémarrage, évidemment, c’est notre copine qui habite a perpète et qui a déjà proposé son aide -ou de retarder, repousser… .
Ni d’une ni de deux, elle débarque (enfin quand je dis ni d’une ni de deux, quand on est à l’extérieur d’une voiture, et qu’il vaut mieux ne pas ouvrir les portes pour ne pas utiliser les dernières poussières d’électricité (on a aussi le coffre bloqué, avec bouteilles et cadeaux) ça paraît long.
Et on ne peut pas non plus fermer la voiture. Un vrai plaisir.
Eh bien notre hôte débarque -elle est allée récupérer les autres en route, ça nous évitera une côte. Câbles moins sur plus et plus sur moins ou l’inverse. Et on démarre. Et on la suit sans la quitter des yeux. On fait même un détour histoire de faire rouler la voiture un peu plus. Donc, le départ 18h30 se transforme en arrivée 21h56.
LA raclette était une sacrée bonne idée, rien n’a cramé pendant qu’elle venait nous récupérer.
Et quand nous avons décollé, par prudence, elle nous a accompagné, ses câbles à l’épaule. Et bien lui en a pris, en quelques heures, plus de contact et rebelote. Donc le chemin a été bien stressant pour notre conductrice de choc, sur l’autoroute « pourvu qu’on ne cale pas, pourvu qu’on ne cale pas », en plus il faut jeter Chidori devant chez elle, et là, il faut déjà monter une côte, et pas question de se garer. Et puis on continue, deuxième passagère descendue, tournant, et une andouille qui manque nous griller la priorité, petite frayeur au milieu d’un carrefour, à deux doigts de caler. Heureusement, on passe, et on rentre, en se garant certes à perpète mais à un endroit plus facile d’accès pour une voiture salvatrice que la petite rue où Miss PAramount était garée. Dernier test. Moteur coupé. Tentative de remettre le contact. Eh non, la batterie ne s’est pas vidée pendant que nous dînions, elle est fichue de chez fichue.
Eh bien entendu, nous oublions l’une et l’autre qu’il faudra attendre le lundi où les places de parking sont payantes pour espérer changer la batterie. Je m’en suis souvenue le lendemain, en passant devant… à vélo. Comme j’ai la mémoire qui flanche, je ne m’en suis pas souvenue, comme j’étais à vélo, je ne pouvais pas envoyer de SMS, et puis je n’ai pas les clefs de l’engin. Ca m’en a réveillée lundi matin, il n’aurait plus manqué qu’une prune !
En tout cas, je pense que nous nous souviendrons longtemps des 30 ans de S.

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