Anniv et batterie


Une de mes copines qui habite à perpète a eu 30 ans ce week-end. Elle  a invitées quelques anies à une raclette . Rien de bien extraordinaire. Compte tenu des empêchements des unes et des autres nous nous retrouvions à quatre à partir en voiture. Sur les quatre, une seule a son pernis et une voiture. 

Comme nous étions deux à travailler ce samedi, rendez vous pris à 18h30. Le temps de faire un ramassage dans 3 quartiers différents et en route pour ces contrées où le RER s’arrête à 22h00.

Petit retard annoncé d’une -qui ne bossait pas mais bon- et on décolle du canapé.

La voiture garée pas loin la veille. On range bouteille , blouson et cadeaux dans le coffre et…  Clef dans le démarreur, qui fait la sourde oreille. Rien. Absolunent rien. On appelle les copines pour annoncer du retard, « j’ai pkus de batterie » 

-piur ke GPS  ? 

Eih non, plus de batterie pour la voiture. elle ne démarre plus.la famille pour télé conseil, on ouvre ke capot vérifie le niveau d’huile. Affichage 1arbag. Je fouille dans la boîte à gants, recherche l’index des pannes. Euh… Pas clair. La voiture de Miss Paramount étant une voiture italienne occasion du félin qui vendit vélos et moilins à café acquise il y a quatre mois la garantie fonctionne encore. 

J’ai accompagné une dresseuse de Pokemon


Si vous ne trouvez aucun intérêt aux jeux sur console, téléphone… bienvenue au club  !  Si vous n’avez entendu parler de Pokemon que par des gamins qui échangeaient des images Panini bienvenue au club aussi  !

La semaine dernière vous n’avez pourtant comme moi pas pu louper la sortie du jeu Pokemon go  !  Cela faisait les gros titres des infos google, se glissait subrepticement dans les infos dès votre radio-réveil, bref cela semblait le seul sujet dépourvu d’agressivité du moment. Avec les études sur les produits solaires.

Et puis vous avez du croiser des ados en groupes, les yeux fixés sur leur smartphone -jusque là rien d’étonnant- mais dans des lieux inhabituels , en plein milieu d’un parc par.exemple, où ils avaient du venir à pied. Et vous les avez entendu parler de poke-trucs.
Et puis vous avez peut-être comme moi autour de vous des gamers qui s’y sont mis. Cela commence toujours par les moins de trente ans qui passent le virus aux à peine plus âgés. Ce jeu atteindra-t-il les retraités comme Candy crush ? Je vais guetter.
Personnellement je n’ai pas téléchargé ce jeu, parce que les pokemon c’est pas mon truc, et parce que… je ne joue à la limite qu’aux klondike, spider, bref, les jeux de cartes. Mais il vous arrivera peut-être, comme à moi, de vous retrouver à marcher dans les rues avec une dresseuse de pokemon. Eh bien on ne saurait trop recommander ce type de déplacement, le tout est de savoir vivre en symbiose avec le joueur. Vous ne jouez pas, vous allez jouer le rôle de cane d’aveugle en arrêtant tout déplacement dangereux, traversée de rue sans regarder, approche de poteau… Cela vaut aussi avec n’importe qui recevant un coup de téléphone. Si le joueur n’a pas peur de bouffer sa batterie, son écran est en réalité augmentée et il évite de lui-même les poteaux. Et là ça peut devenir aussi très marrant. Imaginez ma stupeur quand on m’a dit que j’avais un vampire sur l’épaule  !
Si vous regardez, vous verrez des boules rouges et blanches et des animaux plus ou moins réels aux noms rigolos. J’avoue ne pas avoir retenu les noms.
Comme je ne marche pas assez, j’ai fait une ballade dans le quartier ce soir avec une dresseuse de pokemon. Elle a du supprimer la réalité augmentée mais le premier intérêt, c’est que vous pouvez marcher avec les joueurs.
Car les joueurs marchent, il faut même qu’ils marchent sans ça ils ne passent pas les niveaux. Comme mon amie gameuse est sportive et marcheuse, cela ne change pas trop grand chose pour elle. Je suis plus flemmarde, je n’aurais pas fait la ballade que j’ai faite ce soir « pour rien »., et encore moins toute seule. Mon appât, c’est les photos.


Si vous aimez découvrir ds coins inconnus autour de chez vous ou un peu plus loin, la chasse au pokemon est assez intéressante. Apparemment, le pokemon se trouve près des endroits remarquables, en terme artistique. Personnellement je suis fan de frontons, fenêtres, et du street art, si possible non graphique, c’est un tout petit peu plus rare. Et là, pas la peine d’avoir sans arrêt le nez en l’air, il suffit que la chasseuse de pokemon ne garde pas pour elle ce que lui dit le jeu. Ce qui en général est relativement facile, le joueur de pokemon extériorise. Devant sa console sur son canapé, il borborygme certainement, dans la rue, je ne peux que vous conseiller de le faire devenir plus loquace. Parce que Pokemon truc lui annonce qu’il y a un dessus de porte intéressant, un smiley en céramique sur un mur, un arbre remarquable, bref, tout ce que vous mettez des mois, voire des années à voir, parce que quand vous rentrez chez vous, vous vous préoccupez plutôt de porter votre pack d’eau en même temps que le poids de la journée et des responsabilités.
J’ai découvert ce soir des dessus de porte entre chez moi et mon boulot, une sculpture dans un square où je n’avais mis les pieds qu’une fois en 18 ans. Et quelques collages sur les murs. J’ai malheureusement loupé certaines photos, mais comme c’est autour de chez moi, pas grave, j’y retournerai un de ces jours, peut-être avec un vrai appareil photo plutôt qu’un smartphone. Et aussi, ce qui est important, j’ai fait dans la journée 10535 pas, ce qui est plutôt pas mal.

Si vous avez autour de vous un joueur de pokemon, incitez-le à vous faire découvrir votre ville, et vous pourrez même lui faire porter un fer à souder dans son sac à dos , tant qu’il n’a pas les mains encombrées le chasseur ne devrait pas rechigner. Seul bémol, si vous avez tendance à marcher d’un bon pas, le temps d’attraper des bidules, le chasseur ralentit. Pour remplir votre quota de pas journaliers, vous pouvez donc comme moi l’abandonner pendant 5 mn et tourner autour d’une place, d’un carrousel, d’une statue pendant que votre symbiote récupère des poke-balls en s’approchant d’un leurre. Donc à tous ceux qui râlent contre Pokemon go ! (et j’en connais qui passent parfois par ici), voyez ce que vous pouvez tirer, en terme de convivialité entre les joueurs et le monde extérieur, c’est-à-dire vous, moi et le monde qui nous entoure, de ce jeu qui n’est peut-être que le premier d’une série, mais qui pssède autant d’avantages pour les joueurs que pour les non-joueurs.

Symptômes


-Docteur je viens vous voir parce que je n’ai pas pu faire la voix du loup ni celle de la grand-mère dans le Petit chaperon rouge  ! 
.-Vous avez des difficultés à manger  ?
-Oui le chorizo arrache, les bonbons à la menthe picotent, le chocolat chaud chauffe trop.
-Laryngite bien sûr

Les rescapées du PSG


J’habite à Boulogne. Géographiquement, cette commune est bordée, au nord, par le bois et l’A13, à l’ouest et au sud, par la Seine, qui fait une boucle en aval de Paris, à l’est par une série d’équipements sportifs du Nord au Sud :Coubertin, Géo André (le Stade Français), le Parc des Princes (PSG), qui appartient au Qatar,Jean Bouin, refait il y a quelques années par Ricciotti, et Roland Garros, le temple du tennis.

Un seul de ces stades possède 50 000 places, et accueille des matches jusqu’à plusieurs fois par semaine, le Parc des Princes. Le spectateur du Parc des Princes se déplace beaucoup trop en voiture. Alors que le PAss Navigo est dézoné, il pourrait choisir de venir d’une lointaine banlieue en transports en commun. Que nenni ! Il embouteille, et se gare, au choix, sur les places handicapés, dans les coins de rue, perpendiculairement au trottoir (mais pas avec une Smart), bref n’importe comment. Durant toute la semaine, il fait attention, par peur des prunes, mais les matches ont lieu le dimanche et après 19h00, donc ils ne craignent plus le courroux des contractuels. J’ai même un jour vu une voiture de pompiers, pas celle avec la grande échelle, une ou 2 tailles de dessous, bloquée à un coin de rue, par les stationnements gênants. Le temps que les pompiers extraient leur voiture de ce piège, une vie était peut-être en jeu. Mais le supporter du PSG n’en a rien à battre.

Si à chaque match les villes de Boulogne et Paris payaient en heures supp des ASVP (agents de surveillance de la voie publique) pour verbaliser les voitures garées à l’arrache elles pourraient certainement augmenter les dotations à la culture ou au handisport, tout en diminuant les impôts locaux.
Et surtout, elle n’obligeraient pas leurs résidents habituels à aller se réfugier chez des amis ou à se résoudre à tourner jusqu’à ne plus avoir d’essence, ce qui va un tantinet à l’encontre de toute logique écologique.
Hier, retour de gym avec une de mes amies, après avoir erré, nous avons encore une fois (la troisième au minimum en 1 an je crois) demandé l’asile de l’autre côté de la Seine, plus loin du métro certes, mais surtout plus loin du Parc. Qu’elle soit ici publiquement remerciée pour cet hébergement allié à un repas, qui m’a permis de découvrir un fromage que je ne connaissais pas.Camembert pané
Evidemment, j’ai repris rien qu’avec le fromage l’ensemble des calories que j’avais éliminées à la gym, mais après tout, c’est la faute au PSG !

20 mars : Norouz et macarons


Aujourd’hui nous sommes le 20 mars.
Depuis ce matin sur internet j’ai découvert que : c’était le premier jour du printemps et le Jour de l’an persan, le Norouz.
Une petite pensée à mes copines iraniennes de terminale, qui m’avaient fait découvrir cette tradition persane de mettre sur une même table des choses commençant par la même lettre. Je me souviens encore des lentilles germées, sur une table de camping, dans le petit appartement de Gentilly. C’était il y a longtemps. Mitra, Sonia, vos parents vous avaient envoyées en France passer votre bac pendant que c’était l’enfer chez vous. C’est à vous que j’ai pensé en lisant Persépolis de Marjane Satrapi, puis en allant voir le film d’animation qu’elle a tiré de ses BD, puisque vous avez eu un parcours similaire au sien. Puissiez-vous avoir eu autant de chance qu’elle. Puissiez-vous avoir la possibilité d’un jour lire ses lignes.
Mais aujourd’hui, c’est aussi la journée internationale du macaron et la journée internationale du conte.
Connaîtriez-vous un conte persan où, au printemps, on mange des macarons aux lentilles ? Personnellement non, mais je pense que l’on pourrait très certainement faire une pâte de lentilles en s’inspirant de la technique de pâte de haricots rouges asiatique -je vous recommande, pour les jours de shopping du côté de l’Opéra, les pancakes à la pâte de haricots rouges de « Mon panier d’Asie » ça vous rebooste jusqu’à la fin de la journée.
Pour ce qui est des macarons : pas de chance, on est dimanche. Pas le moindre macaronnier digne de ce nom ouvert à un kilomètre à la ronde. Et autant les pâtissiers et autres boulangers fermés habituellement le week-end (la majorité dans mon coin) ouvrent exceptionnellement pour la galette des rois autant là… rien, pas une ouverture exceptionnelle, même pas des tonnes de macarons depuis vendredi. Une misère. A ce propos, faisons un petit arrêt sur le macaron.
Mes premiers souvenirs de macarons remontent à mes années de lycée, puisqu’une boulangerie- pâtisserie proposant des macarons au chocolat d’au moins 8 cm de diamètre était le plus proche point pour aller grignoter quelque chose pendant les pauses. C’était je crois au même prix que le pain au chocolat, ou pas beaucoup plus onéreux. Mais ce n’était pas à la mode.
Pour avoir passé pas mal de semaines de stages à Nancy, nettement plus tard, j’avais bien entendu rapporté, en fin d’année seulement, les fameux macarons des sœurs Macaron. Les vendeuses m’en avaient choisi des frais, puisque c’était un vendredi et que je ne voyais mes collègues que le lundi. Il y a un effet de maturation du macaron. Dans cette boutique, le « pour manger tout de suite » a 3 ou 4 jours. Le macaron nancéen est plat, craquelé, et univalve et garanti amande et c’est tout. Il est également de grande taille, mais son prix n’a aucun rapport avec le pain au chocolat, et si j’avais attendu la fin d’année, c’était bien entendu tactique, puisque j’avais trop de collègues et des moyens financiers trop réduits pour en rapporter régulièrement. Mais ne vous inquiétez pas, ils ont eu droit aux macarons à la noisette d’une confiserie située en face de la gare qui avait un décor tellement ancien et sombre qu’on ne pouvait douter des qualités traditionnelles des douceurs qu’on y acquérait. Et puis, évidemment, j’ai rapporté des bergamotes, une confiserie dont je ne me lasserai sans doute jamais, même si sa rareté dans nos contrées franciliennes m’en a quelque peu éloignée.
Donc aujourd’hui, en pleine mode du macaron, c’est la journée internationale du macaron, et si j’aime à peu près tous les macarons, je crois que j’ai toujours une petite préférence pour ceux au goût d’amande plus prononcé. Quoique…

Et le conte, me direz-vous ? C’est une autre histoire….

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