MUCC Concert à l’Elysée Montmartre


Ce dimanche, c’est vers l’Elysée Montmartre que mes oreilles m’ont attirées -with the little help of a friend, il faut dire- L’Elysée Montmartre, ça a été une salle mythique de combats de boxe, dans les années… euh enfin ceux qui aiment la boxe le savent, mais c’est une vieille salle du XIXe. avec quelques macarons grimaçants aux plafonds.
Macarons que nous avons eu le temps d’admirer à loisir. Sur les billets, le concert était prévu pour 18h30. Sur le site, ce n’était que l’ouverture des portes, et concert à 19h00. Là 20h00, c’était juste histoire de ne garder que les plus motivés.
MUCC, pour tout ceux qui ne connaissaient pas, et en novembre j’en faisais partie, d’où la little help of my friends est un groupe de jrock censé être un groupe de hardrock. Ce que j’avais entendu -entre la mi-novembre et le moment où j’avais décidé de venir voir ce que ce concert donnait, m’avait quelque peu rassuré sur le côté hard rock. Tout est relatif allez-vous me dire ? Que nenni, il y a bien au Japon dse groupes qui éructent, qui saturent le son tellement au maximum que vous vous demandez s’il y a autre chose qu’une batterie dans le groupe, bref, ce que tout un chacun connaît sous le nom de hard rock, metal, etc. et que j’ai un tantinet de mal à supporter plus de cing minutes. Et ça tombait bien. MUCC -qui s’appelle MUCC, dixit wikipedia anglais d’après le nom d’un personnage d’émission enfantine- imaginez Casimir, ou Nounours, vous comprenez pourquoi je suis sceptique ? D’autant plus que mukku, abrégé en MUCC veut dire…. 69. Un peu plus crédible, non ?

MUCC in live

Quelle que soit l’origine du nom, MUCC est un bon groupe de rock. Si vous avez envie d’écouter, je vous laisse chercher, par ici par exemple deezer.J’ai fait deux petites captures. Pas vraiment non plus représentatives, mais vous savez ce que c’est, on filme en général au moment où ça se calme un peu devant, sinon, pour voir des bras et des têtes qui sautent devant l’objectif, ça vaut pas le coup de prendre de la place sur la mémoire et la batterie.
Voilà donc quelques petits souvenirs pour ceux qui y étaient, quelques regrets pour les autres

MUCC à l'Elysée Montmartre2
envoyé par lenny84. – Clip, interview et concert.

Et puis, pendant que j’y suis

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Rock en sauce


Cet article sent le réchauffé, je sais, je sais, mais panne d’ordi oblige, je l’avais gardé dans un coin.
Pour ceux qui ne connaîtraient pas le principe de Rock-en-Seine, y compris le dimanche, il y a 3 scènes dont deux nettement distinctes des deux autres les têtes d’affiche apparaissent à partir de 20h00. Donc il faut parfois faire des choix. Le programme est censé nous aider à choisir dans les pas connus mais moi quand je lis qu’un groupe est un croisement entre Dean MArtin et Iggy PPop ou que tel autre fait de la soul 2.0, ça ne m’aide pas, ça me fait rigoler. Pour le croisement entre Dean Martin, et Iggy Pop, on a déduit que le costume 3 pièces suffisait pour DEan MArtin, pour Iggy Pop, je cherche encore.
Donc dimanche 29 aout, direction le parc de Saint-Cloud pour voir par ci par là quelques concerts de groupes plus oui moins connus. Une remarque : ce jour là, le port de la barbe semblait obligatoire, c’est marrant comme il y a des lois des séries. C’est fou comme quand on commence à remarquer un truc on ne voit plus que ça. Toujours au moins un batteur barbu. Pour Rox, une petite anglaise.
Sinon, malheureusement, nous avons zappé, et rien ne nous a accroché les oreilles. Il y a des jours comme a. Ce n’était pas perso, d’autres festivaliers le disaient. Donc commençons par The temper trap, qui au bout d’un morceau nous a fait fuir avec ses sons sursaturés, Success, le fameux croisement d’Iggy Pop… bon, sans plus. The black angels, déjà oublié. Eels, pas inintéressant musicalement mais sans plus, un concert même court, ça ferait trop long, un petit tour et puis s’en va, I am un chien, qui « trace sa route entre The Prodigy et Rage against the machine », très électro, enfin un peu trop pour moi, et puis du déjà entendu. Wayne Beckford, défini comme « soul 2.0 » là je n’ai pas insisté, beaucoup trop reggae pour Miss Paramount, qui m’accompagnait. Quand rien ne vous plaît à Rock-en-Seine, il y a encore une expo photos. cette année, il s’agissait des photos de Richard Bellia, qui a photographié tout le monde, ou presque, depuis le début des années 80. Et des affiches.

Avant de nous diriger vers Beirut. Un groupe dont j’ai adoré deux albums, The Gulag orkestar et The Flying Club Cup. Avec ses pochettes de bains de mer d’un autre âge, Beirut, c’était pour moi du valse-rock, une inspiration métissée de musette et de chants d’ailleurs, un chouïa de tzigane, une pointe de trompette, et l’alchimie fonctionnait. Je m’étais donc précipitée sur The March of the Zapotec, d’autant plus que le leader du groupe est originaire du Nouveau-Mexique. Mais las ! Envolés les tziganes, disparus les mariachis, on arrivait à du gros, du lourd, du pompeux. Ca souffle dans les cornes de brume. Et on appelle l’Armée Rouge en renfort, exit les tziganes, encore une fois…
Ca ne m’avait pas dégoutée de Beirut, Donc direction la Grande scène. J’aurais du m’y attendre, 100 % marche de Zapotec et grosse artillerie déçue que j’étais. Trois chansons et puis retour à cloche-pied, les racines sont traîtres dans le parc, vers les petites scènes, avec Rox, une Anglaise pleine de punch. D’ailleurs, tout en tapant, je suis en train de télécharger son album sur ma plateforme préférée.

Ça commençait à s’arranger, musicalement parlant. Donc après un repas éthiopien -une crêpe en cône, impossible de me souvenir du nom mais diablement bon- The Ting tings, un groupe de déjantés en combinaisons de mécaniciens rouges pailletées, dont vous connaissez peut-être The Great DJ, avec un refrain inoubliable (au sens de … qu’on apprend à un vitesse déconcertante) et une pochette pop art The Ting tings - We started nothing
Imagine all the girls, / Ah ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah. / And the boys, / Ah ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah. / And the strings, Eee, eee, eee, eee, eee, eee, eee, eee.
And the drums, the drums, the drums, the drums, the drums, the drums, the drums, the drums, the drums, the drums, the drums, the drums. / Oh.

All the girls / Ah ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah. / And the boys, Ah ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah. / And the strings, / Eee, eee, eee, eee, eee, eee, eee, eee.
And the drums, the drums, the drums, the drums.

Je sais, collé comme ça, ça a l’air idiot, mais c’est sacrément efficace. Ne cherchez pas, si bien qu’on est restées jusqu’au bout, on en aurait redemandé, et qu’on a loupé le début du concert de Roxy Music, mais je ne reviendrai pas dessus ici.
Après Roxy, Arcade Fire. Et là, cata de cata. Fussions-nous restées sur place depuis la fin de The ting tings, nous eussions même pu avancer, mais Arcade Fire, c’est The tête d’affiche. Donc on était loin, très lin, avec une quarantaine de grands, très grands, 1,95 mètre minimum et que dis-je une quarantaine, ils formaient une haie, il y en avait même un le chapeau sur la tête. Les organisateurs avaient eu la malencontreuse idée de descendre les écrans, donc non seulement nous ne pouvions pas voir la scène, mais rien des écrans non plus. Sur la pointe des pieds, en se tortillant, parfois, un morceau de scène apparaissait, une fraction de seconde. Dégoûtée. Moi qui avais assisté à leur concert au même endroit en 2007, j’avais l’impression qu’il manquait quelque chose, Arcade Fire serait devenu plus une grosse machine ? Mais non, ceux qui voyaient et dont j’ai lu les compte-rendus depuis sur le net ne partageaient pas ce sentiment. Comme quoi pour un concert, ouvrir les yeux est nécessaire.
Moralité l’année prochaine, je prends un cours d’échasses, et je ne bouge pas de la scène du dernier concert. Quitte à ce qu’on se relaie pour aller acheter à manger ou à boire. Vous me reconnaîtrez, je serai devant.
Mais nos mésaventures ne devaient pas s’arrêter là. Le vent s’est mis à souffler dans les bâches à à notre gauche, à souffler très violemment, et les bannières menaçaient de s’arracher, les bâches aussi d’ailleurs. La tempête se levait. Ça a été la goutte d’eau qui fait déborder le vase, nous avons fui. En nous retournant nous nous sommes rendues compte qu’en nous éloignant nous arrivions enfin à voir la scène, oui oui, comme si on y était, mais déjà de grosses gouttes commençaient à s’écraser sur nos têtes. Quand on est à la grande scène, il faut traverser le parc, rejoindre le pont de Saint-Cloud, et le traverser. C’est long, très long quand il pleut à verse. A quoi sert un k-way quand votre jean fait mèche depuis les pattes d’éph qui trouvent un malin plaisir à s’approcher des flaques, jusqu’à la ceinture, en passant par tout ce qui dans un jean n’est pas protégé par le k-way. Ne parlons pas des tennis qui très intelligemment permettent aux pieds de respirer… mais quand on marche dans les flaques, ils ne respirent pas les pieds, ils se noient. Bref, je suis rentrée trempée. Miss Paramount, c’est pire, avait additionné les pulls et les gilets, mais pas le moindre truc imperméable. Et la pluie s’est faufilée. On avait à peine franchi le pont qu’elle sentait déjà l’eau en direct sur les épaules. Mais le métro n’est pas à la sortie du pont. Une fois là, on a parfois plus vite fait de continuer à pied si plutôt que de s’aventurer sur les quais glacés et quand la pluie s’arrête mieux vaut continuer à marcher, non ? Bien nous en a pris, le métro a parait-il connu des mésaventures à cause de la pluie. Et 35 000 personnes dans une station de métro, ça doit faire beaucoup. Enfin presque, il y en a qui ont tenu. Et Arcade Fire a parait-il arrêté, recommencé, avant de s’arrêter définitivement, l’électricité et la pluie ne faisant pas bon ménage. Pour mon baptême de flotte à Rock-en-Seine, ça a été apocalyptique., même si je m’en suis bien tirée. La pauvre Miss Paramount a été malade une bonne semaine.l

Chorus 92 : acte 3 : No one is innocent


Troisième -et dernier pour moi- concert de Chorus 92 -qui proposait beaucoup plus de choses : No one is innocent.
On peut dire que j’ai fait dans la diversité. Après le troubadour rock, après le p’tit groupe gentillet, voici No one is innocent, un groupe limite métal très engagé. Le tout dans une MJC. Si si, ça existe encore ! Bon, comme j’ai tendance à un peu confondre ces trucs d’un autre temps, MJC pour moi, c’était Antoine et Colette, de Truffaut, ce film d’une vingtaine de minutes où Antoine Doinel rencontre Colette, alias Marie-France Pisier, qu’il retrouvera d’ailleurs dans L’Amour en fuite (pour les ex-fans de Dorothée, à voir absolument), le dernier Doinel, pour les fans de Souchon, je pense que c’est la première fois que celui-ci composait une musique pour un film. Donc dans Antoine et Colette, Antoine rencontre Colette dans ce que je croyais être une MJC. L’un n’empêche pas l’autre mais vérification faite c’est aux Jeunesses Musicales, que se déroule la rencontre d’Antoine Doinel et Colette. Que ceux qui ont toujours fait la distinction entre ces institutions m’excusent, j’ignore si elles étaient inconnues dans mon coin -où il y avait déjà un conservatoire-, mais je n’y avais encore jamais mis les pieds. malgré mon âge très avancé. A Chaville, la MJC elle est derrière une petite église en meulière des années 30, apparemment assez lourde architecturalement, du moins de l’extérieur, Notre-Dame de Lourdes.Tellement près qu’on peut imaginer qu’il s’agit de l’ancienne salle de patronage
Première partie, des inspirations folk, blues et Ravi Shankar pour un certain Delbi, seul sur scène, avec quelques instruments, qu’il sample à tour de bras -ou de pieds-, et que tous ses morceaux sont un tantinet interminables. Pas inintéressant, surtout sa reprise de « Billie Jean », qu’il s’est complètement réappropriée, il fallait l’oser, surtout depuis un certain jour de juin 2009 et c’est quelqu’un qui n’a jamais aimé particulièrement Michael Jackson qui vous le dit (si si il y en a, des qui ont fait overdose de Thriller par exemple, merci de ne pas m’agonir d’injures). Donc, ce Delbi, pas inintéressant, mais on préférerait en doses homéopathiques.
Seconde partie, No one is innocent, j’en connaissais surtout La Revolution.com. Là, je m’en suis pris plein les oreilles, les yeux, la tête. Pour déménager, ça déménage.
Côté « costumes de scène » puisque j’ai fait une description pour les précédents concerts, disons que le chanteur avait simplifié au maximum le haut -un brassard- noir, donc assorti au boxer qui dépassait largement du jean et la coiffure. Des qualités indéniables de showman, même si ça manque un tantinet de mélodies. J’aime toujours autant les textes, de vrai rock, rebel with plenty of causes, de la politique française à l’histoire du Chili, mais est-ce la fatigue, les lumières -pitié, le trop est l’ennemi du bien, et outre le fait que c’est une catastrophe pour les photos (une chance sur deux qu’elles soient prises dans l’obscurité) à raison des 2/3 du temps ça fait beaucoup- à mi-concert, une vrille m’entre dans le crâne et s’installe. De quoi tout gâcher. Je finissais par rêver d’un bon verre d’aspirine.
Enfin apparemment tout le monde n’était pas du même avis que moi, le public adhérait complètement, à l’instar de Miss Paramount, dont vous pourrez lire le post ici http://misssparamount.livejournal.com/11148.html, donc le public se démenait, et ce jusqu’au final sur scène
Une (très petite) idée en vidéo -dans un moment calme, histoire d’avoir quelque chose d’acceptable au niveau son et lumière – puisque ce n’est pas le point fort de mon appareil photo.


Original Video – More videos at TinyPic

Chorus 92 : acte 1 : Murat à Saint-Cloud


Ce jeudi soir j’allais pour la première fois assister à un concert de Chorus 92, un festival organisé par le Conseil Général des Hauts-de-Seine -aucun rapport avec 1492, la date de la découverte des Amériques pour ceux qui cherchaient pourquoi ça s’appelle comme ça. Eh bien, parce que le département porte le numéro 92, tout simplement.
Donc je suis partie assister au concert du troubadour auvergnat, j’ai nommé Jean-Louis Murat. C’était aux 3pierrots, salle que j’ai autrefois connu sous sa forme cinéma. J’ai découvert ce soir que c’était entre autres. Au départ, place sur le côté, pas trop haut, et des voisins qui s’installent et me demandent gentiment si je veux bien faire un échange avec un de leurs amis, placé au 3e rang en plein milieu. Ça ne se refuse pas ! Et comme mes nouveaux voisins ne sont pas venus, à l’entracte, c’est mes amis qui se sont retrouvés eux aussi au 3e rang.

N’oublions pas la première partie, une brunette slameuse qui répond au joli nom de Luciole. Je ne suis pas particulièrement fan de cette musique et je ne me serais surement pas déplacée pour mais elle a une jolie voix, -un peu Camille, en plus tonique- du punch, et elle ne se décourage pas devant une salle assise un peu trop confortablement dans des fauteuils de ciné. Pour un petit aperçu, allez voir ici http://www.deezer.com/listen-5196581 ou ici http://www.deezer.com/music/luciole/ombres-476415?provider=website ou ici http://www.myspace.com/luciole1. Elle a une façon d’utiliser le papier comme instrument complémentaire surprenant.

Jean-Louis Murat, pour le look, c’est le contraire de ce qui est une tenue de scène pour Miss Paramount, elle qui trouve que Vampire weekend font bûcherons -apparemment, elle n’est pas portée sur les bûcherons, Miss Paramount. Bon, comme elle n’était pas là pour le voir, il faudrait que je décrive la chemise, une espèce d’écossais bleu, enfin qui a du être bleu, et qui a même un accroc dans le pan, sur un polo noir. Le jean, il n’est pas grunge, il est usé, tout simplement. Les chaussures… mon dieu, elles doivent aussi servir à faire de la marche sur les volcans. Voyons le bon côté des choses, il ne doit pas avoir mal aux pieds avec. Quand je pense qu’il a ressemblé à ça Murat…
Ca, c’est pour le look, mais je pensais que le plumage allait aller avec le ramage, connaissant ses disques -j’avais un peu « révisé » et comme je ne bossais pas et que le temps était à la pluie, entre le dernier CD, mes téléchargements emusic et deezer, j’avais passé une journée Murat. Bref, pour moi, Murat, c’était comme je l’ai dit plus haut, un troubadour, un barde, alors je sais bien qu’Assureancetourix empoigne son luth comme une rockstar dans Astérix chez les Bretons -ou les Normands-, mais Murat je l’imaginais bien à la guitare sèche, voire avec des instruments anciens, du genre alone in Babylone, venant de contrées lointaines, -c’était lointain à l’époque, traversant les pays à pied pour atterrir à la cour de Marguerite de Navarre, pour la musique et les textes, ce serait ça, pour les reste j’étais un peu à côté de la plaque. Beaucoup plus rock que ce à quoi je ne m’attendais Murat, ça ne vaut pas Prince -non, pas celui de Lu, c’est pas parce que je parle de troubadours que je parle du bleu et rouge qui lui a le look Cour de Marguerite de Navarre, l’autre, celui qui pendant un certain temps ne s’appelait d’ailleurs plus Prince, donc même si ça ne vaut ni Prince ni Jimmy Hendrix – tout le monde ne peut pas être une légende… mais c’est beaucoup mieux que les quelques accords planplan que je craignais. Murat sur scène se déchaîne, surtout quand en duo avec son bassiste. Et ça, pour moi c’était une très bonne nouvelle.
D’ailleurs au début c’était à se demander s’il savait qu’on était là devant lui. Le mec qui arrive et qui chante une, deux, trois, cinq chansons, sans un mot, sans même un Bonsoir, c’est un tantinet désagréable. N’importe quel anglais, Américain, Japonais est capable de crier « Bonsouar Parissse ». A part que là on était pas tout à fait à Paris. Les Anglais, Américains… ça ne les gêne pas. Rock en Seine, c’est aussi à Saint-Cloud, et là,jamais entendu dire « Bonjour Saint-Cloud ». Bref, il a fallu un temps fou pour qu’il se décide à dire bonsoir. Il paraît qu’il fallait qu’il se concentre et qu’il n’arrive pas à être concentré et à dire bonsoir. Alors là, quand il s’est réveillé, il a prononcé bonjour Sènnte Clowd,histoire de pouvoir glisser un jeu de mots qui va d’habitude avec une ville du Jura… entre autres.
Mais l’arrivée sur scène ça faisait vraiment, je chante là et je me contrefiche qu’il y ait des gens dans les fauteuils ou pas, mon manager m’a fait venir là mais ils m’emmerdent, mais était-il bien sur cette scène de 2010 ou à mi-parcours dans une bulle spatio-temporelle quelque part entre l’homme de Cro-Magnon -pour le machisme- et Boccace, entre Molinet et Villon ? Il s’est en tout cas souvenu juste à temps de ce silence -un paradoxe pour un chanteur-, histoire de ne pas faire passer l’Auvergne pour un désert aride et muet.
Baudelaire et Ferré ont eu le dernier mot dans ce concert mêlant textes d’un autre temps et musique comme je l’aime.

Pour les photos, euh ben désolée, mais comme personne n’avait sorti d’appareil ni même de portable et que j’étais juste en plein milieu, place idéale pour les photos, mais aussi pour se faire piquer sa mémoire -bloquée qu’elle était Lenny- euh… même pas osé plonger dans mon sac à main pour chercher mon appareil préféré. Alors je vous ai récupéré une photo de la tournée sur le site officiel.

Kasabian, et un, et deux, et trois à zéro


Lundi Kasabian passait à l’Olympia. Ni d’une ni de deux, Miss Paramount et moi-même avions décidé d’y aller. Miss Paramount aime bien les concerts où il y a de l’ambiance. Ah ben pour de l’ambiance, elle a été servie, Miss Paramount. Evidemment pour la première paertie, qui n’intéressait pas grand monde, on n’était pas loin on voyait bien, et là il a fallu que trois balaizes viennent se planter devant nous. Sans compter le 4eme, qui n’a tenu que deux chansons heureusement, ça a bien failli être ça tout le concert comme ça et je crois que Miss Paramount elle aurait suivi le concert avec un périscope : Au rugby ça s’appelle le mur je crois, on avait un mur devant nous, et comme on était un peu près du mur, de l’Olympia celui-là, difficile de se bouger de l’autre côté. Pourquoi aussi mettre son manteau au vestiaire, ? Pff, qu’ils le gardent, je veux bien, mais quand ils ont essayé de l’accrocher à un cable ? tuyau ? truc quoi, horizontal à bien 3 mètres de haut, c’est simple, ils y sont pas arrivés, même en se faisant la courte échelle façon rugbymen. Vous avez déjà vu des rugbymen de près au moment des sorties de terrain, je vous conseille de regarder les prochains matchs du tournoi des 6 nations..
En tout cas bien imbibés les balèzes : je n’ai compté que 3 bières chacun, mais Miss Paramount a l’œil, elle est allée jusqu’à 4. A part qu’ils avaient du commencer avant. Dans l’Eurostar ou le Thalys, tellement l’accent rocaillait. Oui, c’est un néologisme, et alors ? Donc au rythme de une bière un pétard -moi, j’ai compté plus de pétards que de bières, mais bon…et ils avaient du commencer depuis midi sur un rythme soutenu. Kasabian est originaire de Leeds, J’ignore quel maillot le chanteur arborait à la fin du concert _rouge, c’est facile, Manchester ? Un autre ? Fans de foot qui êtes tombé par hasard sur ce blog, merci de ne pas m’agonir d’injures, je suis sure que je connais moi aussi des trucs totalement inutiles dans la vie de tous les jours -oups, c’est là que vous allez m’agonir d’injures- donc je connais des trucs d’une importance primordiale et dont vous n’avez même pas idée. Moi non plus d’ailleurs.

Bref, les zozos devant nous, ne se sont pas contentés d’écrabouiller les pieds de Miss Paramount sans s’excuser, ben tiens, qu’est-ce qu’elle avait à mettre ses pieds par terre, aussi, le sol, c’est fait pour jeter les gobelets vides, ou à peu près, parce que quand le premier avait fini sa bière, il en rapportait pour les deux autres, qui n’avaient pas forcément fini la leur, d’où un périlleux exercice de remplissage d’un gobelet déjà plein avec la fin du précédent. Ah mais c’est que c’était des pros les gars, zarrivaient à bouger avec ça, pi pas qu’un peu, il y avait aussi la copine d’un des 3, du genre petite, discrète, qui a siroté un verre de vin blanc pendant toute la durée du concert. A peine hystérique, calme quoi. Donc les armoires à glace, parce que c’était quand même des armoires à glace, pas des poussins tombés de la dernière pluie, des 35 ans et plus à vue de pif, ont trouvé malin de lever bien haut leurs verres. Ben oui, mais c’est instable un mec qui danse ça commence à être inquiétant pour ceux qui sont à proximité. Et quand ça se met à pogoter, là je me suis retrouvée avec de la bière sur la manche du tee-shirt. Réflexe de survie, j’ai planqué l’appareil photo, mais ce n’était pas fini, le super fumeur qui laisse sa parka, son portefeuille et son pull à son pote pour fendre la foule, et, je vous le donne en mille Emile, pour faire un slam. Y avait un photographe sur scène, j’aimerais bien que ce soit le hiboo, il aura peut-être photographié l’hurluberlu. Encore les p’tits jeunes, je veux bien, le gamin avec une banderole, je veux bien aussi, mais l’autre là, avec son look de… je ne sais pas quoi, tiens. Mis Paramount, si tu as une idée…
Sinon l’ambiance, elle était là, ambiance façon match de foot, normal, ils ont fini sur Club foot

, avec un maillot rouge, de quoi faire hurler tout le monde, et nous on n’est pas très douées côté maillots de foot, et pi c’est valable aussi en rugby, nos chouchous, c’est Les dieux du stade… Je vous ai gardé une ambiance public pour la fin Et si vous voulez voir le bout de film le moins pourate que j’aie fait -la faute à mon appareil, faut dire, c’est par là http://www.ipernity.com/doc/lecafedelenny/7292880/ je n’arrive décidément pas à intégrer de vidéo autre que youtube.
Sinon, la musique, vous la connaissez ? Ca vaut vraiment le coup, ça vaut même le coup d’aller au prochain concert, à condition de s’armer de bottes de combat ou de se planquer très haut.

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